« Soro et ses chefs de guerre absents, la CPI s’apprête à libérer Gbagbo »

Comment Ouattara, les Wê et la CPI veulent sauver la Côte d’Ivoire

César DJEDJE MEL source: Linfodrome

Heureux de vous retrouver amis de linfodrome.com. La rencontre entre le chef de l’Etat et les Wê, le procès de Gbagbo à la CPI et les affrontements entre dozos sont les sujets de la revue de presse de ce mardi 23 octobre 2012. Bonne lecture !

Rencontre Ouattara-peuple Wê

Hier, les Wê du grand ouest ont répondu à l’appel du Président Alassane Ouattara. Ils se sont dit « les vérités », écrit Nord-Sud Quotidien. Selon lui, le chef de l’Etat et ses hôtes ont lavé le linge sale « en alliés ». Les Wê qui ont voulu une audience « franche » et « de vérité » ont en réponse de Ouattara : « Moi aussi, je vais vous parler avec franchise ». Quand le chef de l’Etat a demandé aux peuples de l’ouest « d’accepter de vivre avec les autres », eux ont répondu : « nous n’accepteront pas d’être spoliés », nous narre-t-il. Mais, ils se sont compris, fait savoir Le Patriote. Il relève que les Wê ont exprimé huit préoccupations au chef de l’Etat parmi lesquelles la destruction du patrimoine culturel, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale. Le n°1 ivoirien a en retour proposé huit solutions. Par exemple pour le foncier rural, il a dit : « Je vous félicite, l’hospitalité du peuple Wê est légendaire. Les personnes accueillies dans ce cadre ne doivent pas abuser de votre hospitalité. Nous devons être conformes aux us et coutumes des personnes chez qui nous allons ». Et d’ajouter, à en croire Fraternité Matin que « le pays d’Houphouët-Boigny ne méritait pas cela. Au nom de la nation ivoirienne, nous demandons pardon. Nous avons trahi la pensée d’Houphouët-Boigny. La boite de Pandore a été ouverte avec le coup d’Etat de 1999 qui a déclenché un processus de violence ».

Pour Le Temps, cette audience du chef de l’Etat aux Wê est une comédie puisqu’elle a censurée le discours des Wê pro-Gbagbo. La preuve de cette comédie, ce sont les deux cent millions FCFA que le Président Ouattara a offert aux régions du Guemon et du Cavally face aux problèmes soulevés. C’est pourquoi, écrit Le Nouveau Courrier, « Ouattara sans solutions pour le peuple Wê ». Il avance que le chef de l’Etat a tergiversé et tourné ses hôtes en rond sans rien proposer de concret comme solutions pouvant leur permettre de voir leur sort connaître une amélioration, au regard de ses propos rapportés plus haut.

Libération de Gbagbo

L’Alternative titre que « Soro et ses chefs de guerre absents, la CPI s’apprête à libérer Gbagbo », selon une information qu’il tient de Slateafrique.com. En effet, ce journal en ligne donne deux raisons qui motivent l’action de la juge unique de la CPI. La première émane du fait que, bien que des crimes soient commis dans les deux camps, le nouveau président ivoirien refuse de livrer à la CPI ceux de ses soutiens, accusés eux aussi de crimes contre l’humanité. La seconde, c’est le fait que la CPI est une juridiction autonome mais dont l’indépendante s’arrête aux portes du Conseil de sécurité de l’ONU. Oui, « Gbagbo, bientôt le grand retour ! », annonce triomphalement Aujourd’hui. Car le 30 octobre pourrait être une date tout aussi mémorable que le 11 avril 2011 », estime-il. En l’en croire la probabilité que l’ex-chef d’Etat ivoirien hume l’air frais de la liberté est de plus en plus grande. Cette possibilité pour Gbagbo d’être libéré provoque « la panique au sommet de l’Etat », dit Le Temps. Il révèle que le pouvoir d’Abidjan prépare une auto-attaque. comme les attaques qui ont précédé la comparution, maintes fois rejetée, de Laurent Gbagbo, le journal informe que deux réunions ont été tenus chez un cadre du RDR dans l’optique de discréditer Gbagbo avant le 30 octobre.

Affrontements entre dozos

A Abengourou, des dozos se sont affrontés, racontent L’Inter, L’Intelligent d’Abidjan et Notre Voie. Selon eux, les éléments d’un certain Tchègbè, anciennement chef des dozos d’Abengourou ont attaqué les frères de la confrérie commandés par Diallo Lancina, au quartier « cafetou ». Ceux-ci ont voulu venger leur chef qui a été démis de ses fonctions pour des attitudes peu catholiques et remplacé par Diallo Lancina. Les combats ont fait un mort du côté des agresseurs et des combattants dozos ont été incarcérés à la suite de cette altercation meurtrière.

Par César DJEDJE MEL
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