Le ver de Guinée en net recul en Côte d’Ivoire

E GNAMIEN source L’inter

La dracunculose ou ver de Guinée est une maladie invalidante aux conséquences socio économiques néfastes qui sévit au sein des communautés rurales n’ayant pas accès à l’eau potable.
Pour contribuer au renforcement des capacités des programmes nationaux en vue d’accélérer l’achèvement de l’éradication de la dracunculose dans les régions endémiques d’Afrique, une réunion des Coordonnateurs de la région africaine de l’OMS s’est ouverte hier mardi à Abidjan, pour une durée de 4 jours.

Objectifs, faire le bilan des activités menées en 2012 ainsi que les progrès réalisés pays par pays, évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations de la 16ème réunion de revue des programmes nationaux tenues en mars 2012 à Addis-Abeba, faire le bilan financier de 2012 y compris les contraintes rencontrées dans la mise en œuvre. Et enfin, présenter et finaliser avec les partenaires, les plans nationaux d’action 2013.

Cette tribune a permis au Dr Liliane Konan, représentant le ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida (qui a ouvert les travaux) de faire le bilan des actions menées en Côte d’Ivoire.  »Aujourd’hui, le pays a atteint un taux de couverture de 75 % en eau potable. L’arrêt de la transmission intervenu depuis septembre 2007, est le fruit de la conjugaison des efforts de l’Etat et de ses partenaires, dans le strict respect des engagements pris à différents niveaux », a-t-elle indiqué. Non sans rappeler que si le tableau épidémiologique en la matière est satisfaisant, force est de reconnaître que des difficultés ont dû freiner l’élan des autorités compétentes.

Cependant, s’est convaincu Dr Konan, la volonté ferme affichée par le gouvernement ivoirien rassure que la certification de l’éradication du ver de Guinée en 2013 est une réalité. Quant au représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Allarangar Yokouidé, il a insisté sur les progrès réalisés depuis la mise en œuvre de la résolution WHA 39.21 de 1988 en faveur de l’éradication du ver de Guinée.

Entre 1989 et 2011, a-t-il soutenu, le nombre de cas annuel de ver de Guinée est passé de 889 640 cas à 30 cas dans la région. Et le nombre de pays d’endémie est passé de 16 à 3 tandis que 35 États membres sur les 56 que compte actuellement la région africaine de l’OMS, ont été certifiés  »libres de transmission de la dracunculose ». Aubin Yao Koffi, de MAP International, s’est félicité de sa collaboration de son organisation avec l’Etat ivoirien.

Le fait le plus marquant, selon lui, est la réalisation d’un forage équipé de pompe dans le village de Kouakoukro où le dernier cas de ver de Guinée a été notifié en Côte d’Ivoire en 2006.  »Notre prière est que ce statut de village ayant notifié le dernier cas demeure pour l’éternité », a-t-il souhaité notamment.

G. DE GNAMIEN

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