PDCI – La preuve de la démocratie interne [Journal du Congrès]

Henri Konan Bédié, 79 ans, s'est présenté à sa propre succession à la tête du PDCI. AFP PHOTO / SIA KAMBOU
Henri Konan Bédié, 79 ans, s’est présenté à sa propre succession à la tête du PDCI.
AFP PHOTO / SIA KAMBOU

La preuve de la démocratie interne

La 3ème journée du 12ème Congrès ordinaire du Pdci-Rda a été consacrée à l’élection du président du Parti. Après la lecture des conditionnalités liées à la candidature, le bureau du Congrès, dirigée par S.E.M. Amoakon Edjampan, a reçu quatre dossiers de candidature. L’analyse des dossiers a permis de n’en retenir que trois, à savoir ceux du président Henri Konan Bédié, du Secrétaire général Djédjé Mady et du président de la Jpcdi Kouadio Konan Bertin dit KKB. Le dossier de candidature de Kouassi Yao a été rejeté pour défaut de récépissé du paiement de la caution non remboursable de 18 millions et de la liste des 200 congressistes exigée pour la circonstance. Ainsi, chaque candidat ou son représentant a eu 10 minutes pour s’adresser au Congrès. En l’absence du candidat KKB en discussion avec le Comité de médiation, le bureau du Congrès a demandé l’indulgence de l’assemblée pour inverser l’ordre de passage de la présentation des candidats. L’on commença alors avec le Dr Lenissongui Coulibaly, porte-parole du candidat Henri Konan Bédié. En des termes choisis, il rappellera les circonstances de la candidature du président sortant. Pour lui, cette candidature est le fruit des sollicitations des structures et bases militantes du Parti, en référence au séminaire des délégués de Grand-Bassam et au conclave des Secrétaires généraux de section de Yamoussoukro. Ensuite, il rappellera le caractère sacré de la parole donnée dans la tradition africaine. Enfin, il terminera ses propos par les qualités de son candidat, à savoir tolérance, don de soi et recherche permanente de la paix. Après les propos du Dr Lenissongui, le candidat Alphonse Djédjé Mady fut appelé à la barre. Après avoir déroulé son état civil, il rendit un vibrant hommage aux présidents Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié. Pour lui, le respect des textes fonde la vie de toute structure et de toute communauté humaine. Et le Pdci-Rda doit redevenir le 1er Parti politique de la Côte d’Ivoire. Enfin, le candidat Kouadio Konan Bertin, revenu dans la salle entre temps, donna les motivations de sa candidature. Cohésion au sein du Parti, renforcement des structures et reconquête du pouvoir d’état. Après la prestation des candidats ou de leur représentant, le président du Congrès S.E.M. Edjampan Thiémélé a donné des informations capitales sur le déroulement du processus électoral ; à savoir l’ouverture immédiate de la campagne jusqu’à l’élection du président du Parti prévue pour 21 heures, avec le bulletin unique. Entre temps, le retrait des documents électoraux se fera à partir de 18 heures. L’élection au bulletin secret à deux tours, se fera par délégation, au nombre de 156. Avant même l’ouverture officielle de la campagne, l’état-major du candidat KKB avait déjà inondé la salle d’exemplaires du journal « le renouveau » et de prospectus. Le décor était ainsi planté pour une campagne apaisée, empreinte de courtoisie et de fraternité, comme l’a recommandé le président du Congrès. La réplique du camp Bédié n’a pas tardé. En effet, dès l’ouverture officielle de la campagne, la grosse artillerie s’est mise en place, à travers un véritable matraquage publicitaire et une campagne de proximité ciblée. Distribution de tee-shirts, pins, prospectus, posters, affiches, huit-clos, etc. Les secrétaires généraux de sections, les plus courtisés du moment, écoutaient attentivement chaque émissaire, forts de leur poids électoral. Gageons que le Pdci-Rda sorte renforcé et régénéré de ces assises pour mener le combat des victoires futures avec l’ensemble de ses fils et filles unis et réunis derrière le président élu.
Toumany M. Doumbia
dtm23j@yahoo.fr

2015, c’est maintenant pour le PDCI

Dans le petit recueil de stratégies de combat baptisé « l’Art de la guerre », Sun Tzu explique comment un souverain peut perdre une guerre et son armée avec, s’il néglige la connaissance du terrain, la planification avant d’engager une guerre. Aussi, explique-t-il : « le chef qui lance son armée à l’attaque au moment où il doit temporiser, l’envoie à la perte ; il l’envoie encore à la perte quand il ordonne l’attente au moment d’attaquer. Dans toute bataille, il faut savoir déterminer l’opportunité ; une attitude dont la matière première est l’expérience ». Sun Tzu insiste pour dissuader toute attaque si l’on ne connaît pas l’état mental de ses soldats. Cet enseignement du grand penseur chinois est certainement bien compris par le président Aimé Henri Konan dont la préoccupation est de préparer le PDCI pour les batailles électorales futures avec la plus grande probabilité de remporter la victoire. Tous les militants du parti le souhaitent et le président le sait. Depuis les dernières élections, le président et le parti ne pensent qu’aux échéances prochaines. Mais tout le monde sait qu’une quelconque victoire passe absolument par un toilettage du parti qui passe par la tenue du congrès conduisant au renouvellement des instances et à la mobilisation des militants. Le PDCI qui s’est lancé dans le processus de dynamisation et de modernisation des méthodes de gestion à travers les décisions des dernières réunions du Bureau Politique depuis mai 2013, attendait l’occasion de partager les nouvelles visions avec la base. Celle-ci devrait, non seulement s’approprier les nouvelles visions mais proposer des options si elle le désir. Depuis la plénière du congrès hier, relativement aux adoptions des rapports des six commissions, on peut conclure que la base est en phase avec la direction. Dans les interviews accordées à la presse internationale pendant son séjour en France, le président Bédié réservait ses grandes décisions au congrès. Notamment en ce qui concerne l’alliance RHDP et la candidature du PDCI à l’élection présidentielle de 2015. La décision est connue depuis hier et les congressistes veulent que leur parti ait un candidat à l’élection présidentielle de 2015. Une Lapalissade pourrait-on dire car il n’a jamais effleuré l’esprit d’un militant que son parti, le grand PDCI-RDA, n’aille pas à une échéance électorale quelconque. Le président Bédié l’a déjà dit dans ce dossier que le candidat du parti sera désigné à l’occasion d’une convention sur fond de primaire. Une compétition qui donnera tout le sens de la démocratie au sein du PDCI surtout que le président Bédié qui a déclaré à « Jeune Afrique » ne plus vouloir compétir pour une élection présidentielle nationale suivra le déroulement des primaires avec une impartialité qui ne pourra qu’être bénéfique à l’avènement d’une élection transparente au sein de notre famille. Et notre candidat gagnera l’élection de 2015 avant de conduire le parti aux échéances des législatives et les élections locales. Dans tous les cas de figure, 2015, c’est maintenant qu’il faut le préparer dans la cohésion, dans la mobilisation de tous et surtout dans l’honnêteté absolue. Toutes choses qui ferment toutes les voies aventureuses et incertaines. Le PDCI est obligé de se projeter dans l’avenir en gardant les pieds sur terre. Ce qui suppose que l’appel des interventions des partis invités, qu’ils soient d’ici ou ceux venus de l’étranger qui ont souhaité un parti qui puisse garder ses bonnes habitudes de conjuguer l’expérience des anciens à la fougue de la jeunesse soit entendu. Le président Bédié, homme de paix en valeur absolu, est une richesse que l’on peut considérer comme un atout à capitaliser dans ce sens. Le président Houphouët avait fait don de sa personne pour le bonheur des ivoiriens. Bédié est condamné à lui emboiter le pas.

Kra Georges Amani

Le président Bédié exprime sa reconnaissance aux délégués

Avant l’instant décisif du Congrès qu’est le vote du président du parti, le président Henri Konan Bédié, candidat à sa propre succession à la tête du Pdci-Rda, s’est entretenu avec l’ensemble des délégués départementaux et communaux. Il a tenu à les rencontrer pour saluer leur dévouement et louer leurs efforts incommensurables consentis pour la tenue des assises de ce Congrès. Les premiers à être reçus sont ceux de la zone sud. Leur porte-parole, le maire Noël Akossi Bendjo, a situé le cadre de la rencontre en ces termes : « Nous avons été reçus, nous délégués de la zone sud par le président Henri Konan Bédié. Il nous a dit merci pour tout le travail qui a été depuis Bassam jusqu’à cet après-midi. Et nous demander de rester vigilants jusqu’à ce que la victoire soit totale, que la démocratie triomphe et que nous puissions nous mettre au travail pour que le Pdci retrouve sa place et redonner espoir aux Ivoiriens ». Le ministre Allah Kouadio Rémi, qui a parlé au nom de la zone centre qui a été reçue juste après la zone sud, a tenu sensiblement le même langage. « Le président Bédié nous a reçu pour nous remercier pour le travail accompli, mais surtout, nous encourager à continuer. Il a donc fait état de tous les efforts qui ont été fournis par les délégués depuis le début du processus. Il a dit toute sa reconnaissance et il a bien entendu, souhaité que nous puissions continuer afin que le Pdci ressorte de ce Congrès encore plus uni et encore plus fort » a indiqué le ministre Allah Kouadio, délégué départemental de Toumodi. Puis, il a ajouté : « les délégués en retour, lui ont dit merci pour cette démarche paternelle et l’on assuré de leur soutien. Nous ne sommes pas au début du processus. Il y a eu le conclave des délégués à Bassam, le conclave des secrétaires de section à Yamoussoukro, il y a eu le pré-congrès, c’est le même son qu’on a entendu. Donc, c’est la même dynamique. Chacune des délégations a organisé un petit coin de campagne d’animation pour que le président Bédié soit reconduit, afin que le Pdci et surtout la Côte d’Ivoire en sorte bénéficiaire ». La zone du Grand-Ouest a suivi le centre. Le ministre Banzio que nous avons approché à leur sortie d’audience, a livré la quintessence de l’entretien en ces termes : « le président Bédié a voulu s’adresser aux délégués pour leur dire tout le bien qu’il pense de ce Congrès et tout le bien qu’il pense de l’organisation. Il a évidemment encouragé tous les délégués, il les a félicités pour ce qu’ils ont fait jusque-là. Il a donné le soutien qu’un père peut donner à ses enfants. Au nom de nos régions, le Guemon, le Tonpki et le Cavally, j’ai pris la parole pour remercier le président et l’assurer de notre détermination. Parce qu’il s’agit de l’évaluation de tout le travail que nous avons fait pendant onze ans. Nous l’avons assuré qu’il peut compter sur les délégués que nous sommes », dira-t-il. Le Grand Nord était également à ce rendez-vous important d’échanges avec le président Bédié. Le vice-président de l’Assemblée nationale, délégué départemental de Korhogo 3, a livré le message de sa zone à sa sortie d’audience : « Le président nous a adressé un mot d’encouragement. Il nous a invité à davantage travailler pour le parti, et que le meilleur l’emporte. Le meilleur pour nous, c’est le président Henri Konan Bédié qui est notre candidat. Nous sommes très contents avec les mots de sagesse et les conseils avisés qu’il vient de nous prodiguer. La balle est dans notre camp, nous allons nous exprimer et lui prouver que nous l’aimons et que nous voulons que la Côte d’Ivoire avance avec lui ». Le ministre Kobéna Kouassi, porte-parole de la zone Est, a tenu lui, ces propos : « Le président du parti, candidat à sa propre succession, nous a salué, il nous a félicités pour la cohésion qu’il y a en notre sein. Et il nous a demandé de le soutenir dans le cadre de ces élections. Nous lui avons fait part de notre volonté de le placer à la tête du Pdci-Rda, parce qu’aujourd’hui plus que jamais, il est le seul à pouvoir fédérer toutes nos énergies. Et nous du Grand Est, nous n’allons jamais accepter que le président Bédié soit honni. Et nous allons le prouver à travers les résultats. Nous sommes plus que jamais mobilisés d’abord pour la cause du parti, ensuite pour faire en sorte qu’il y ait à la tête du parti, un homme responsable, rigoureux, plein de gradeur d’esprit », a soutenu le ministre Adjoumani, délégué de Tanda. Le ministre Brito Boniface qui a parlé au nom de la zone Ouest, n’a pas voulu nous parlé à sa sortie d’audience malgré notre insistance.

Paul Koffi

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