Côte d’Ivoire – décédé à Londres, la dépouille de l’ancien Fesciste Djah Lucien est à Abidjan

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Lucien Djah est de retour parmi les siens

Par Eugène Djué

Aéroport FHB ,Samedi 08 Mars 2014,19h 10 un avions dans le ciel, puis se pose, un gendarme m’interpelle, « autorité, c’est le vol que vous attendez, patientez d’ici 20min, le corps viendra par ici ». Un moment après un corbillard s’ immobilise. Nous étions une quinzaine de personnes, la majorités des camarades ainsi que les parents ayant été prié de nous attendre à HMA, point de chute . Juste à côté de moi Joseph Ahipeaud, sur qui je comptais ,cette fois craque. Je ne tiens plus moi non plus. Puis apparaît un chariot qui se dirige vers nous. « le conducteur du chariot m’interpelle: « chef demandez à ivosep de monter » et sur le chariot, quelque chose, emballé. Vous voulez savoir ce qui s’est passé vraiment à l’aéroport? C’est juste comme quand vous allez attendre le résultat du Bac: au moment où dans le micro une voix vous dit « candidats approchez » à cet instant précis tu as beau être sûr de toi, tu recules un peu avant d’avancer. Bon c’est juste ce que nous avions fait à l’aéroport, FHB, nous n’avions pas cru, nous n’avions pas eu le courage dans un premier temps d’avancer vers le chariot. Mais je me suis rendu compte qu’en fait chacun essayait de se mettre derrière moi comme pour me dire à toi d’aller d’abord. Je me décide alors d’avancer.

Une fois auprès du chariot les autres, eux aussi ,en firent autant. « Grand frère c’est le corps qui vient de Londres nous allons enlever cet emballage et vous pourrez partir après. « En ce moment plus personne n’avait de voix, c’est par un signe de la tête que j’ai répondu moi-même à l’agent. L’emballage fut très vite ôté. La dépouille placée dans le corbillard. Il était 20h15; un au revoir par-ci ,deux merci par là, puis notre cortège de 06 véhicule précédé du corbillard, s’ébranlèrent vers HMA où nous attendait, depuis 19h, m’avait-on confié après , une foule d’amis, de camarades, de beaux parents et de parents. 20h 48′ nous voilà à HMA. je descends, le premier, et avec toute la délégation nous allâmes saluer la foule qui attendait. Dans la foule des cris et des sanglots. La petite séance de civilité terminée. nous décidâmes, sans autres forme de procédure ni d’autre cérémonie de sortir la dépouille pour la placer à la conservation. Mais dès l’ouverture de la portière du véhicule mortuaire, la foule explosa, les sanglots se transformèrent en cris. Plus rien n’était maîtrisable. Imaginez une foule où personne n’ose consoler l’autre. Certes les intentions ne manquaient pas. Mais Plus facile à y penser qu’à le faire. Tout se passait comme si les pleurs se communiquaient par contagion. Et surtout, lorsqu’en voulant jouer le tonton tu approchais la petite Sephora, il faut les serrer fort tes dents pour ne pas crier plus qu’elle. inconsolable qu’elle était. Et cela a duré un peu plus d’une heure.

Nous avions encore là quelques formalités à remplir. Puis à 21h 50, une clef nous fut remise: Nous devons nous présenter, demain matin dès 8h, avec cette clef Pour l’ouverture du zinc afin que le corps soit placée en casier en attendant la levée de corps.

Chers camarades de la Diasporas, vous aviez parlé de Séparation douloureuse, nous nous pouvons vous dire que nos retrouvailles avec le camarades Djah Lucien ont été silencieuses et d’une ambiance insoutenable. Merci à vous pour tout ce que vous avez fait pour que la dépouille du camarade nous parvienne. Le reste nous serons auprès de la famille ,en notre nom à tous et au nom de la FESCI.

Que Dieu vous protège tous où que vous soyez et nous épargne de ces genres d’épreuves.

En votre nom nos remerciements à Letson, St Gbal, Joseph Ahipeaud et tous ces jeunes militants qui étaient à HMA,

Avec notre compassion…………………

Eugène Djué

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