Côte d’Ivoire « Diffamantion » Assalé Tiémoko menace le quotidien l’Expression de poursuites [droit de réponse]

Assale-T

Monsieur le Directeur de Publication [L’Expression], Nous avons lu avec une attention soutenue, un article particulièrement instructif dans votre édition datée des samedi 8 et dimanche 9 février 2014. « Gros Scandale dans l’Armée: 8 milliards découverts sur le compte d’un gradé. » Tel était le titre de cet immense article qui afait l’objet de la grande « Une» du journal et qui révélait (quel scoop !), des milliards découverts sur le compte de ce «gradé» que vous avez identifié sous les initiales «K.K ».

Dans cet immense article, après avoir tenté de démontrer que le haut gradé en question aurait détourné ces milliards, vous posez l’intéressante question de savoir « si cet argent sera reversé dans les caisses de l’armée ou à sa famille », puisque le « gradé» en question est décédé. Je voudrais vous signaler à ce propos que si vous preniez le soin de lire ou même de feuilleter l’un des deux exemplaires de «L’Eléphant Déchaîné» que vous recevez gratuitement àchaque parution, puisqu’il y a un échange de journaux entre nos deux rédactions, vous auriez su que «L’Eléphant Déchaîné», dans un dossier spécial publié dans son édition N°170 du mardi 9 juillet 2013, a expliqué, sous le titre de « braquage judiciaire », les conditions dans lesquelles l’Etat de Côte d’Ivoire, de façon totalement illégale, donc sans décision d’un tribunal légalement constitué, arécupéré 85% des milliards dont vous parlez et qui ont été retrouvés sur les comptes de ce gradé que vous appelez «KK» mais qui n’est autre que feu le colonel Konandi Kouakou, retraité depuis 2005 et décédé en fin d’année 2013. Mais bon, défendre cet homme n’est pas l’objet principal de notre droit de réponse. Ce qui nous pousse à vous adresser ce droit de réponse, c’est ce passage lu dans votre article: « La question qui se pose est de savoir si cet argent sera reversé dans les caisses de l’armée ou à sa famille. Le bihebdomadaire ivoirien qui dit s’être spécialisé dans la lutte contre la corruption et qui avait eu vent de l’affaire a été approché par un membre de la famille du colonel. Ce journal a retiré hic et nunc du circuit de fabrication le papier contre le colonel au bouclage contre le paiement de la somme de 600.000 Fcfa. Eh oui, vous avez bien lu. Affaire à suivre! » Le «bihebdomadaire ivoirien» en question, et j’espère que vous ne vous déroberez pas en cas de poursuites judiciaires en prétextant n’avoir pas cité le nom du journal, n’est autre que« L’Eléphant Déchaîné ».

Affaire à suivre donc 

Par ailleurs vous prenez le risque de porter une accusation d’une extrême gravité contre le journal, donc contre son premier responsable que je suis en affirmant que j’ai été corrompu par la famille du colonel Konandi qui m’aurait remis la somme de 600.000Fcfa pour que je renonce à publier un article contre le colonel. Et avant de porter une telle accusation, vous prenez même le plaisir d’ironiser en écrivant ce passage: «Le bi-hebdomadaire ivoirien qui dit s’être spécialisé dans la lutte contre la corruption … » Monsieur le Directeur de Publication, je voudrais d’abord vous prier de ne pas prendre vos pratiques pour une généralité. Je ne me souviens pas vous avoir adressé un courrier pour vous informer que «L’Eléphant Déchaîné» est un journal « spécialisé dans la lutte contre la corruption» comme vous l’écrivez.

Ensuite, vous informer que « L’Eléphant Déchaîné» n’a jamais écrit un article contre le colonel Konandi Kouakou. Bien au contraire, «L’Eléphant Déchaîné », sous ma plume, apublié deux articles pour présenter la situation de cet homme victime de banditisme judiciaire et qui est décédé sans que l’Etat de Côte d’Ivoire ne prouve que les montants découverts sur ses comptes et récupérés de force alors que l’affaire était en instruction, ont une origine illicite. Demain, sous un autre régime peutêtre, ses ayants droit trouveront sans doute des hommes de justice pour les aider à demander des comptes à l’Etat de Côte d’Ivoire. Donc vous prenez un énorme risque en affirmant sans aucune preuve, que j’aurais pris 600.000Fcfa avec un membre de la famille du colonel pour renoncer à la publication d’un article contre ce dernier. C’est une affirmation mensongère et parfaitement diffamatoire. Le premier article publié sous ma plume dans« L’Eléphant Déchaîné» N°139 du vendredi 22 mars 2013 au sujet de cet homme avait pour titre: « Maca : Un colonel lutte contre la mort. Son droit à la vie ne pèse pas lourd …» Je vous mets en annexe, une copie de cet article pour votre propre culture.

Le deuxième article, toujours publié sous ma plume dans «L’Eléphant Déchaîné» N° 170 du mardi 9 juillet avait pour titre: «Braquage Judiciaire: L’Etat vide les comptes du colonel Konandi. Déclaré coupable sans jugement. Des banquiers et assureurs terrorisés. Plusieurs milliards pris de force. »Aucun de ces deux articles n’était contre le colonel. Bien au contraire dans ces articles, j’ai accusé, ·avec preuves à l’appui, l’Etat de Côte d’Ivoire de se comporter comme si nous vivions dans une jungle et non dans une République digne de ce nom. Vous voyez donc que ce que vous avez écrit est totalement faux et dénote une volonté manifeste de votre part, de mettre le journalisme non pas au service de la vérité, mais de la manipulation des esprits et du mensonge qui nuit gratuitement à autrui. Parce que si vous aviez pris le soin de faire un minimum de vérifications auprès de «L’Eléphant Déchaîné» dont le siège se trouve dans le même quartier que celui de votre journal, vous auriez su que l’homme qui vous adonné ce misérable «scoop» et que je connais bien à présent pour son esprit particulièrement nocif, vous a induit en erreur en vous cachant la vérité pour une raison que je sais. Et comme votre soucis à vous dans cette affaire était de tenter de me présenter comme un corrompu alors que des confrères, dont l’un est votre directeur des rédactions, ont été sanctionnés pour tentative de corruption sur ma personne, vous vous êtes assis sur toutes les prescriptions déontologiques, pour écrire ces mensonges. Je n’ai jamais pris 600.000Fcfa avec un membre de la famille du colonel Konandi Kouakou pour retirer «hic et nunc du circuit de fabrication le papier contre le colonel … » Comme vous l’avez écrit. Rappelez votre informateur et demandez-lui de vous donner les vraies raisons pour lesquelles il vous a raconté ce mensonge dont vous vous êtes gavé sans précaution. D’ici là et en attendant qu’on s’explique sur cette affaire en un lieu plus approprié, je vous prie de publier mon droit de réponse suivant les prescriptions légales que je ne peux vous soupçonner d’ignorer. Assalé Tiemoko Antoine DG Eléphant Déchaîné.

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Publié par La Rédaction