Côte-d’Ivoire « Égalité »

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À compter du 22 octobre 2014, 90 partisans du président déchu accusés de crimes de droit commun (assassinat, meurtre, viol, vol) à l’issue de la crise post-électorale, passent aux Assises. À la veille de ce procès, Coulibaly Mamadou Gnénéma, garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, est monté au creneau pour répondre aux critiques: « Nos juges ont la même compétence que ceux de la CPI. » (Cf. Le Nouveau Réveil n°3813 du 21 octobre 2014).
Conséquences de cette égalité: la CPI a été actionnée pour neutraliser deux adversaires redoutables du pouvoir (Laurent Gbagbo, alors en résidence surveillée à Korhogo, a été transféré, en toute vitesse, à la prison de Scheveningen (à La Haye), Charles Blé Goudé, détenu dans une « résidence protégée » à Abidjan, l’y a rejoint) et les deux juridictions – dans une mise en scène – se battent pour juger Mme Simone Gbagbo placée, comme les sus-cités, sous mandat de la CPI, qui passe aux Assises en compagnie des autres prisonniers pro-Gbagbo – dont des membres du dernier gouvernement Gbagbo – traités comme de vulgaires délinquants.

Bally Ferro

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