Au Burkina la France veut toujours étouffer la Révolution du 4 août avec l’avènement de Zida et Kafando

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M. Béchir Ben Yahmed [photo] a raison de dire «qu’il n’y a pas eu une révolution au Burkina Faso». Le peuple a chassé un homme qui voulait changer la Constitution. Il l’a chassé et le peuple est parti dormir. Et le président français François Hollande qui disait que le peuple burkinabé a donné une belle leçon aux présidents africains qui veulent s’éterniser au pouvoir en modifiant les constitutions de leurs pays.
Pourtant, la France est complice de ces dirigeants africains qui «bâillonnent leurs peuples». La France a été complice pendant plusieurs années de Blaise Compaoré. C’est la France qui l’a exfiltré de Ouagadougou pour Yamoussoukro et son départ actuel pour Casablanca au Maroc, la France n’est pas étrangère. Nous pensons qu’au Burkina, il n’y a eu qu’une seule Révolution : celle du 4 août 1983 avec l’avènement du capitaine Thomas Sankara. Et c’est cette Révolution que la France veut toujours étouffer avec l’avènement du lieutenant-colonel Isaac Zida, un renégat (car c’est un musulman qui s’est converti au protestantisme), l’adjoint du général Gilbert Diendiéré, homme de main et complice de Blaise Compaoré.
L’actuel président de transition, M. Kafando, est l’ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Jean Baptiste Ouédraogo, un ennemi de Sankara. C’est lui qui l’avait mis aux arrêts avec la complicité du docteur Guy Penne, conseiller Afrique du président Mitterrand.

Yacouba ALIOU
Source: Inter De Bamako

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