Manifestation d’ex-combattants en Côte-d’Ivoire pour une prime d’installation de 160.000 FCFA chacun

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Une trentaine d’ex-combattants ivoiriens ont manifesté jeudi devant l’ancien siège de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (ADDR), pour exiger une prime d’installation de 160.000 FCFA, après leur déguerpissement des sites publics et privés qu’ils occupaient depuis la fin de la crise post-électorale.

Après deux rendez-vous manqués pour percevoir ces aides financières, ces ex-combattants en colère, ont décidé de bloquer les accès à l’ex-ADDR pour réclamer leurs primes.

Ils ont érigé des barricades sur les axes menant à l’ADDR, selon un témoin, qui a relevé que les obstacles ont été levés par une dizaine d’éléments de la police, déployés sur les lieux.

Cette manifestation de ces ex-combattants, estimés à 156, intervient après une formation commune de base de trois mois à M’Bahiakro (Centre ivoirien) et un stage de six mois à la Société de transports Abidjanais (Sotra, publique).

Fin juin, le gouvernement ivoirien a mis « fin » aux activités de ADDR et annoncé la création d’une Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion (CCSR), en charge des ex-combattants restant.

Sur un effectif initial de 74.000, « 64.000 ex-combattants se sont effectivement présentés pour être pris en compte », selon les autorités ivoiriennes qui indiquent que 55.000 ont été réinsérés soit un taux de 85%.

L’ADDR a été créée le 08 août 2012 par le président ivoirien Alassane Ouattara pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait officiellement plus de 3.000 morts.

Début juin, près de 1.000 autres ex-combattants en fin de formation avaient manifesté à Bouaflé (Centre-ouest ivoirien) pour exiger 120.000 FCFA chacun, représentant la totalité de leur prime de fin de formation.

Par Edwige FIENDE
EFI

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