Côte d’Ivoire dépôt volontaire d’armes: 109 armes et 2151 munitions collectées à Korhogo

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Une opération publique de collecte d’armes et de munitions a eu lieu dans la cour de la sous-préfecture de Korhogo au cours de laquelle 109 armes et 2151 munitions ont été collectés. C’était en marge de l’atelier organisé par la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres (ComNat-Alpc) à l’intention de l’institution de sécurité, des organisations de la société civile, du corps préfectoral et des leaders communautaires du 23 au 25 novembre à Korhogo. Un projet financé par le Japon à travers le Pnud.

Ce premier atelier qui intervient après la présidentielle en Côte d’Ivoire s’inscrit dans le cadre de la campagne pour des élections sans violence lancée par cette organisation en vue du dépôt volontaire d’armes des Alpc, après la crise qu’a connue le pays.

Pour la ComNat, la fin du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (Ddr) ne signifie pas la fin du dépôt d’armes volontaires, une mission désormais confiée cette commission.

Au cours de la conférence qu’il a animée sur « Le contrôle des Alpc en Côte d’Ivoire: Obstacles, acquis et perspectives », le Commissaire divisionnaire, DjoKouehi Léon, secrétaire de la sous-commission des opérations-sécurité, a fait le point des opérations sécuritaires en Côte d’Ivoire.

Pour sa part,Kouamé Kouakou Patrice, chef du département Commission décentralisée de la ComNat-Alpc qui a animé une conférence sur le thème: « Organisations et fonctionnement des commissions décentralisées »,a indiqué que les commissions décentralisées auront la charge de la sensibilisation des communautés relevant de leur ressort aux dangers des Alpc, la collecte et l’exploitation de renseignement sur la situation sécuritaire dans leurs localités, la supervision des opérations en vue de lutter contre la prolifération et la circulation illicite des Alpc.

Quant au Docteur Philippe Assalé, Conseiller technique au secrétariat du Conseil national de sécurité (Cns), il a établi un lien entre gouvernance locale de la sécurité et la lutte contre les armes légères en Côte d’Ivoire démontrant que la sécurité communautaire est un ensemble de mécanismes et d’instruments mis en place de façon participative avec les communautés en vue de lutter, prévenir et circonscrire toute forme de violence.

Pour lui, la gouvernance de sécurité classique ayant montré ses limites, il importe d’impliquer les communautés dans leur propre sécurité, à l’instar du Comité local de sécurité (Cls) qui est un exemple de mécanisme de sécurité communautaire.

Eugène YAO
eugene.yao@fratmat.info
Fraternité Matin

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