Côte-d’Ivoire Municipales Sawegnon de Voodoo) aux ivoiritaires: « Je suis ivoirien, le reste je m’en gnagne ! »

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Par connectionivoirienne

A la conquête de la commune du ¨Plateau –

Les prochaines élections municipales en Côte d’Ivoire se tiendront en 2018. S’il y a une commune qui sera une véritable attraction, c’est bien celle du Plateau. Une commune petite par sa superficie mais grande par sa richesse avec un peu plus de 9 milliards de FCFA de budget pour 8 mille habitants. Le Plateau c’est aussi la vitrine de la Côte d’Ivoire, le quartier des affaires qui accueille les sièges des multinationales et d’illustres entreprises ivoiriens. C’est aguichant tout ça !
On n’en est pas encore à la campagne électorale mais deux candidats se livrent un combat à fleurets mouchetés. Noël Akossi Bendjo du Rhdp (Pdci) qui veut garder le fauteuil et Fabrice Sawegnon, le jeune loup du business ivoirien, patron du groupe Voodoo, leader de la communication publicitaire et politique. Il a à son actif plus de dix campagnes présidentielles gagnées, y compris celles d’Alassane Ouattara en 2010 et 2015.

M. Sawegnon était face à la presse ce mardi 19 juillet 2016, à l’hôtel Tiama au Plateau pour affirmer haut et fort son ambition pour la commune chic à travers une conférence avec pour thème « le Plateau sans tabou ». Chiffres à l’appui, le communiquant de 44 ans qui a fait son enfance au Plateau, a parlé sans détours de ce qu’il veut voir changer, de ses espoirs, de ses projets sans toutefois dévoiler sa stratégie pour y arriver. Mais il a déclaré avec force « par notre détermination et notre plan pour le Plateau, nous allons gagner ». Il a saisi l’occasion pour répondre à ses adversaires qui agitent le torchon de l’ivoirité pour le contrer en lui déniant la nationalité ivoirienne.

« Je suis d’origine béninoise, j’assume. Je suis ivoirien je l’assume. Ça dérange qui ? C’est le pays d’Houphouët-Boigny, ici. Je suis le produit de la politique d’Houphouët-Boigny. Une politique d’ouverture, une politique de l’excellence. Devrais-je être Ebrié (une ethnie d’Abidjan) pour être ivoirien ? Je suis ivoirien, c’est un fait juridique, c’est un fait d’amour. J’aime ce pays profondément. Que cela plaise ou pas. Il ne faut pas se laisser distraire par de faux combats. Moi j’ai des Atchans (Ebrié) avec moi ! (…) Quand je vais dans d’autres pays, on m’accueille comme un ivoirien. Je gagne des prix. Mais quand je viens ici, on dit que je suis béninois. Je suis Ivoirien et je me tiens bien droit quand je marche. Le reste je m’en gnagne (jargon ivoirien pour dire je m’en moque, ndlr) », a contre-attaqué le conférencier au détour d’un film de propagande. Fabrice Sawegnon qui se vante d’être un pur produit de l’école ivoirienne, ayant obtenu tous ses diplômes en Côte d’Ivoire, veut que le débat soit recentré sur l’essentiel, le développement, selon lui. « Le vrai débat, c’est pourquoi il y a un trou dans le toit d’une école, pourquoi on ne peut pas circuler au Plateau, pourquoi on promet des choses qu’on ne réalise pas. Nous venons pour apporter des solutions aux populations parce qu’il y a des problèmes au Plateau. Notre liste est une liste d’action, d’ambition et de développement », a-t-il sermonné en présentant de temps à autre des amis et des membres de son équipe dont l’animateur John Jay et une fille de Djéni Kobéna, fondateur du Rdr.
Pour Sawegnon, l’heure est venue pour que les communes soient confiées à des gestionnaires et aux jeunes. Réinventer le Plateau, en faire un quartier de rêve mieux que le visage actuel qu’il présente, c’est le crédo du fondateur de Voodoo.

SD à Abidjan

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Author: La Rédaction