Mabri à propos des violences militaires et des limogeages en Côte d’Ivoire: «Nous sommes tous inquiets…»

Par Connectionivoirienne

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci), parti guéiiste, membre du Rhdp a entamé, ce jour à l’hôtel Belle Côte, un séminaire de réflexion sur les « stratégies face aux défis de 2020 ».
Le président Albert Mabri Toikeusse a situé les enjeux de ce séminaire qui, deux jours durant, aura à se pencher sur des thèmes comme l’implantation et la mobilisation – la communication – la formation politique et idéologique – les élections et les alliances – les financements.


Pour ce qui est des alliances, Mabri a clarifié que les recommandations du bureau politique du 1er avril (à savoir maintenir ses liens avec le Rhdp) demeurent d’actualité. Mais cette fois il s’est dit ‘’ouvert à toutes autres recommandations nous permettant d’avancer sur ces dimensions importantes de la vie du parti ».

L’ouverture de ce séminaire a été l’occasion pour le leader du parti, ancien ministre des Affaires étrangères de Ouattara de répondre aux questions des journalistes sur l’actualité du moment : les nouvelles mutineries dans l’armée.
Exprimant sa vive préoccupation, Mabri a déclaré : « On est tous inquiets ! Je ne crois pas qu’il y ait un ivoirien qui ne s’en inquiète pas. Mais notre souhait est que des solutions soient trouvées durablement à ces problèmes de sécurité. Ma prière est que notre pays retrouve la paix pour notre économie, nos populations et pour que les échéances de 2020 se passent dans les meilleures conditions. Il faut trouver des solutions dans le dialogue. Il ne faut pas rompre le dialogue. C’est ma solution et c’est ce que Houphouët nous a toujours enseignés ».

Il n’a pas passé sous silence le jeu de chaise musicale enclenché ces derniers jours par Alassane Ouattara avec des limogeages à la pelle.

« Il n’y a personne qui ait été démis du Rhdp à ce que je sache. Ce qui se passe actuellement, c’est dans l’administration. Ce n’est pas le Rhdp. Ce sont des cadres Rhdp certes mais on parlera entre nous. Ce n’est pas un problème ! », a commenté le président de l’Udpci qui dit croire encore en l’alliance Rhdp. Laquelle pense-t-il devrait adouber sa candidature en 2020.

« Le Rhdp décidera qui sera son candidat et je veux qu’il sache que je suis le meilleur de ses chevaux et je veux qu’il m’accompagne. Il y a ce que le président Bédié vous dit mais moi je viens de vous dire quelque chose ! », a-t-il conclu ses propos.
S. Debailly à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Publié par La Rédaction

2 commentaires sur “Mabri à propos des violences militaires et des limogeages en Côte d’Ivoire: «Nous sommes tous inquiets…»

  1. Cher MABRI …

    Vous dites : « Mais notre souhait est que des solutions soient trouvées durablement à ces problèmes de sécurité. »

    Si on vous écoute, il y aurait un « problème de sécurité » dans ce pays.
    Que l’on émette de l’inquiétude à cause de la menace d’un rébellion ou à cause de la présence de rebelles déjantés dans les villes ivoiriennes, cela peut se comprendre. Mais ici, on parle bien d’une armée dite normalisée, sous les ordres d’un chef suprême des armées.

    Techniquement, le problème de sécurité viendrait donc de « l’armée » et non plus d’un autre groupement.

    En d’autres termes, les ivoiriens ont peur de leur propre armée.

    Si notre armée nationale est devenu un problème de sécurité, où allons nous donc mon cher ami ?

    Pourquoi prendre ici des pincettes pour s’exprimer, mon cher MABRI ??

    Vous dites : « Il n’y a personne qui ait été démis du Rhdp à ce que je sache. Ce qui se passe actuellement, c’est dans l’administration. Ce n’est pas le Rhdp. Ce sont des cadres Rhdp certes mais on parlera entre nous. Ce n’est pas un problème ! »

    Non MABRI, ne faites pas l’effort de nous expliquer où les révocations ont eu lieu. Nous sommes suffisamment adultes pour savoir où on révoque et où on ne le fait pas.

    Par contre, ce que nous ne savons pas, c’est pourquoi cela se fait. Et vous qui êtes dans le secret des DIEUX, apparemment, vous voulez en parler en aparté et non nous dire ce qu’il se passe.

    Mais ne vous en faites pas, on finira par le savoir !!

    Vous dites : « Le Rhdp décidera qui sera son candidat et je veux qu’il sache que je suis le meilleur de ses chevaux et je veux qu’il m’accompagne. Il y a ce que le président Bédié vous dit mais moi je viens de vous dire quelque chose ! »

    Alors oui, on retient quoi ici ? On déchire l’accord de DAOUKRO et on se dresse contre BEDIE pour se présenter soi-même ?

    Non mon cher ami, l’accord de DAOUKRO est le fruit d’une négociation politique entre les plus puissants d’une coalition RHDP et donc aussi les plus lourds. Il était question d’accompagner le candidat du RDR en 2015, puis de laisser la place au PDCI et accompagner son candidat en 2020. Si cet accord est caduc, il est évident que l’on retombe sous le régime des rapports de force. En d’autres termes, le RDR reprend sa place de meneur dans le RHDP, vu qu’il détient le pouvoir, et il aura le droit de présenter son candidat pour les élections à venir.

    Comment serait-il possible que tous ces partis, RDR et PDCI, se retirent pour laisser passer la candidature d’un petit poucet comme vous, MABRI, sous le prétexte qu’il serait le « meilleur » des chevaux ??

    Non, ceci n’est pas avoir de l’ambition, mais plutôt, ne pas être réaliste !!

    Question : comment comptez vous faire survivre votre parti politique ?
    Sur quoi comptez vous ?

    Épilogue !!

  2. – Juin 1940. Les divisions Allemandes entrées dans Paris défilent sur les Champs sous l’œil torve des quelques Parisiens qui ont choisi de le voir. Aucune manifestation de joie ou d’hostilité visible.
    – Août 1944. Les généraux Degaulle, Leclerc et Koenig descendent les Champs Elysées après l’Arc de Triomphe. La foule nombreuse les salue, lance des vivats et des gerbes de fleurs.

    Un même lieux, une même décennie, deux accueils différents réservés aux hommes en arme. A quand remonte le dernier élan populaire du peuple de Côte d’Ivoire envers l’armée, « son » armée ? Ma mémoire peut-être sélective ne retient que le 24-25 décembre 1999 dans les rues de Yopougon et le 26-27 Octobre 2000 dans les rues de Cocody-RTI (j’y étais).

    Quand un peuple prend la fuite à la seule vue de l’armée sensé le protéger, il faut se poser des questions : l’armée est sensée être une émanation du peuple, l’excroissance de sa force donc porteuse de ses valeurs, son glaive et son bouclier. De ce point de vue, on a pas eu besoin de Mabri pour constater qu’il y a un problème du peuple à « son » armée, résumé par lui à « problème de sécurité ». Mais le mal est là, et il est profond.

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