Côte-d’Ivoire: L’Assemblée nationale dénonce une « tentative d’humiliation », après l’arrestation d’un député

Siki Blon Blaise

Serge Alain KOFFI

L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a dénoncé lundi une « tentative d’humiliation » et exigé « la suspension de la poursuite » contre le député ivoirien Yah Touré, interpellé dimanche à Abidjan pour « outrage et violence sur » une policière, dans une déclaration.

« Le bureau de l’Assemblée nationale s’insurge contre les tentatives d’humiliation de la représentation nationale titulaire du pouvoir législatif », a affirmé l’institution, dans une déclaration lue devant la presse par le député Siki Blon Blaise. Au nom de l’Assemblée nationale, le député de la Sous-préfecture de Man (ouest) a appelé à une « suspension de la poursuite » de M. Touré et a annoncé la saisine du « Conseil constitutionnel sur la procédure utilisée dans cette affaire qui porte manifestement atteinte aux droits des députés ».

Yah Touré, député élu sous la bannière du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle) mais issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) a été placé lundi en garde à vue, à la préfecture de police d’Abidjan, suite à une altercation avec une policière. Selon de nombreux témoignages, une altercation aurait éclaté vendredi entre le député Yah Touré et une policière de faction au feu tricolore d’un centre commercial de Cocody, habituellement embouteillé. Le lendemain, il reçoit à son domicile abidjanais la visite d’un capitaine de police porteur d’une convocation de la préfecture de police. Le député répond à la convocation et à la suite de son interrogatoire, il est placé en garde à vue.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Author: La Rédaction

3 commentaires sur “Côte-d’Ivoire: L’Assemblée nationale dénonce une « tentative d’humiliation », après l’arrestation d’un député

  1. Que dire d une représentation qui aurait monnayé le vote de la loi des finances augmentant les taxes et autres prélèvements de la population par une augmentation des émoluments sans aucun égard pour la population?

    Il a fallu que le Mr lui même décide de retirer son texte parcrque ca passait pas la ou les députés n y ont vu aucun inconvénient!

    Ces inutiles a l instar d un @péage se rappellent quand il s agit de défendre leur corporatisme qu’ ils ont mandat du peuple!

    On se rend pas compte mais ils y a des choses que l ivoirien commence à ne plus supporter alors la pas du tout.

    Il y a eu les lynchages des microbes, des marchés à bouake contre les tirs de militaires, la une tentative de lynchage pour un abus de pouvoir.

    Ceci dit, est ce que le flagrant délit pouvait s appliquer à ce député qui se croit encore au député pdci des années 80?

  2. Riressss… Je comprends que @Peace t’a traumatisé en revélant que tu es un boubou laid comme un chimpanzé, pire que tu es efféminé… Ce n’est pas ma faute, tu es né boubou tu sors boubou dans toutes tes photos… Ce qui me choque c’est que tu poses comme une femme dans tes photos alors que tu es un homme…. Eeh… @ugly-raymond ass-hole dut assouman… Tu es maudit dêh…

    Par ailleurs, ce n’est pas ma faute non plus si ta mère dont tu as hérité la laideur est comparable comme un monstre… Han !?!?…

    Petit monstre comme ta mère…. Et dire que des animaux comme ton chien de géniteur se sont accouplés avec ta laide mère… Vomir est mieux…

  3. LES FEMMES COMPTENT POUR DU BEURRE, DANS UN PAYS DE MERDE
    Pas utile d’égrenner le chapelet des atteintes aux droits de la femme et leur incroyable déconsidération dans les Etats obscurantistes du Moyen Orient et d’Afrique. Les indicateurs pour mesurer l’évolution sociale d’un pays passant par le droit des enfants, les conditions carcérales, droit des femmes… Chez nous, les faits notables, ce n’est pas mieux. Une journaliste sportive est l’objet d’un honteux harcèlement sexuel de la part de son directeur général. Elle rend l’affaire publique, et subit pressions en tout genre dont celle du ministre de tutelle – femme elle-même – jusqu’à sa démission. Et puis, y’a rien. Dans un pays normal (de roses, pas de merde), on aurait vu les Chiennes De Garde ou les Femen monter au créneau. Mis à part le cas de la fillette de 14 ans mariée de force qui a dû assassiner son mari (ou son violeur) dans son sommeil et qui a mobilisé Constance Yaï et consort, rien de rien de rien depuis que la médiatisation de l’affaire ait servi de strapontin politique à la dernière nommée.

    Est-ce parce que les femmes se taisent que tout le monde devrait en faire de même ? Si un homme n’a pas le droit de lever la main sur son épouse (égale devant la loi dans la responsabilité conjugale), aurait-il le droit de le faire sur une autre ? A fortiori sur un agent des forces de l’ordre, en train de faire son travail… Le PDCI, parti obscurantiste s’il en est, est-il conscient de la portée de l’acte qu’il pose en s’opposant à l’arrestation d’un individu surpris en flagrant délit d’agression sur un agent des forces de l’ordre ? Ici comme hier, la défense par réflexe corporatiste tord le bras à la justice, les loups agissant en meute. Faut-il donc stigmatiser la justice qui élargit l’un de ses magistrats, coupable de meurtre au fusil avec préméditation ? Faut-il poursuivre les étudiants de la Fesci qui manifestent, cassent, brûlent, entrent en grève quand l’un des leurs est emprisonné pour voie de fait ? Faut-il condamner le régime qui protège et couve l’un de ses militants coupable de détournements massifs ? Voilà les questions auxquelles devront répondre nos chers PDCIstes, eux qui aspirent à remplacer le RDR au sommet de l’Etat avec, souhaitons-le leur, un projet novateur pour la Nation.

    Dans un Etat moderne, le respect de l’autorité publique est le commencement de l’ordre. Si un député peut gifler impunémpent un policier sur la place publique, ce droit aussi sera celui des coxers, des gnrambros, des chauffeurs de gbaka, de wôrô-wôrô, des passants, des écoliers, etc. Bref, cela deviendra le petit exercice qutidien de tous ceux qui ont besoin d’un défouloir ou d’un punching ball. Déjà que la crise post-électorale avait procédé à la castration publique de la police, cette nouvelle affaire ne va pas aider à la restauration de l’autorité par laquelle commence le maintien d’un semblant d’ordre. J’ose pour ma part espérer que durant son court séjour carcéral, les policiers ont pris le soin de lui rendre à plusieurs reprises sur la joue gauche ce qu’il a administré sur la joue droite. Si nous avions des associations féminines dignes de ce nom ici, elle devraient appeler à gifler ce député malotru partout où elle le croiseront. Je parie que la police et le tribunal leur accorderont un chèque en blanc pour le faire. Pour une fois, il y aurait justice.

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