Perspectives 2020 en Côte-d’Ivoire: Que de brouhaha pour si peu de substance !

2020 est au coin de la rue, et avec elle les futures élections présidentielles qui, en théorie, devraient permettre à la Côte d’Ivoire d’amorcer son développement après huit longues années de gâchis. A cause du chaos généré par la rébellion nordiste et sa conséquente politique de rattrapage ethnique, des tâcherons de tous horizons se sont essayés à la politique et à l’administration des ressources du pays. Les résultats de cet amateurisme tribal sont indiscutablement affligeants. Aux théories et belles paroles des flagorneurs politiques s’oppose une réalité déprimante.

Bientôt 2020 ! Et plutôt que de bruire de programmes de gouvernement censés sortir les Ivoiriens de l’indigence dans laquelle 10 ans de conflits et 7 ans d’une gouvernance clanique les ont embourbés, le paysage politique ivoirien foisonne étrangement de braiments inutiles. « L’opposition » est invisible, inaudible, insensible !

Chez les rattrapocrates, oublié le slogan « un Ivoirien, une maison ! » qui se bramait aux sons de darboukas frénétiques. Ce qu’on nous sert en pleine période d’examens et sous les plus torrentielles, c’est l’évincement de leurs habitations de pères, de mères et d’enfants, la dislocation de familles, et la création de nouveaux centres de pauvreté, pendant que s’ânonne la seule chose qui tienne vraiment à cœur à cette nouvelle race de politiques : « parti unifié ! parti unifié ! ».

Ce qu’on nous sert, c’est la destruction des commerces et le bannissement dans la précarité des populations ivoiriennes qui tiraient déjà le diable par la queue, pendant que dans sa transe collective cette clique de tâcherons psalmodie le seul refrain qui lui tienne vraiment à cœur : « parti unifié ! parti unifié ! ».

Ce qu’on nous sert, c’est la mort à chaque détour de ces pièges à rats que l’on appelle abusivement « routes » ; ce sont ces clients des fumoirs, munis de permis achetés, au volants de ces cercueils roulants et croulants connus sous l’appellation de « gbaka » et de « massa », ou de « wrowro » qui enrichissent les pompes funèbres en explosion, pendant que la horde griotique hurle « parti unifié ! parti unifié ! ». Comme si ce n’était pas cette fédération de vauriens unifiés au sein du RHDP qui menait depuis 7 longues années les Ivoiriens en bateau ivre !
Ici, les seuls qui ont vraiment eu du travail, ce sont les « microbes » de Dramane, reconvertis en auxiliaires de police, qui arrivent en sentinelles avancées, brutaliser et voler les populations à évincer, avant que n’apparaissent les corps habillés et les bulldozers. Et de tous ces maux, une opposition aphone a du mal à se sortir de sa torpeur ! Est-il donc vrai qu’ « à part Gbagbo, ya pas l’homme en Côte d’Ivoire ! » ?

Martial Frindéthié

Author: La Rédaction