CPI La Haye: Le verdict en appel de Jean Pierre Bemba attendu ce vendredi

8 juin 2009 Bruxelles Bemba interpellé par la police belge et remis à la CPI photo EPA/HERWIG VERGULT BELGIUM OUT BELGA/VERGULT

Les millions de supporters de Laurent Gbagbo et Blé Goudé en Côte-d’Ivoire et ailleurs dans le monde, attendent avec impatience le verdict en appel de Jean Pierre Bemba, qui végète depuis bientôt dix années dans les allées de la prison de Scheveningen. Ce verdict pourrait faire jurisprudence si bien sûr, la peine infligée par les juges d’appel est inférieur aux 18 ans de condamnation prononcée en 1ere instance.

La CPI va-t-elle acquitter Jean-Pierre Bemba en appel ?

Par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

Dix ans après son arrestation, Jean-Pierre Bemba devrait être définitivement fixé sur son sort devant la Cour pénale internationale (CPI), vendredi 8 juin. En 2016, l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) et ex-candidat à l’élection de 2006 avait été reconnu coupable par la justice internationale de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre », commis non pas dans son pays mais en République centrafricaine, en 2002 et 2003. Le « chairman », comme l’appellent ses partisans, avait été condamné à dix-huit ans de prison. Ses défenseurs avaient fait appel, comme le procureur, qui réclamait une peine d’au moins vingt-cinq ans. La décision des juges est attendue dans l’après-midi à La Haye.

Jean-Pierre Bemba, qui n’était pas en République centrafricaine au moment des faits, avait été condamné en tant que supérieur hiérarchique n’ayant ni prévenu, ni puni les crimes de sa milice, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), devenue depuis un parti politique en RDC. Durant cinq mois en 2002 et 2003, quelque 1 500 soldats du MLC avaient tué, pillé et ravagé. De nombreuses victimes avaient déposé lors du procès en première instance, évoquant notamment des viols, le plus souvent collectifs et en public.

(…)

Vendredi à 16 heures (heure locale de La Haye), l’une des principales personnalités politiques jugées devant le tribunal international saura donc si les juges confirment sa culpabilité et décident, ou non, d’alourdir sa peine, comme le demande le procureur. Ils peuvent aussi ordonner la reprise du procès sur l’un ou l’autre des chefs d’accusation, ou décider d’acquitter Jean-Pierre Bemba de toutes les charges.

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Author: La Rédaction