Le député ivoirien de Fresco (Sud-ouest) Alain Lobognon, un proche du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, écroué depuis cinq jours à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), pour « divulgation de fausses nouvelles », a annoncé dimanche, une grève de la faim à partir de lundi « pour exiger le rétablissement de (ses) droits constitutionnels ».


« Député de la Nation, après cinq jours de détention, alors que je bénéficie d’une immunité parlementaire, j’ai décidé d’entamer, dès le 21 janvier, une grève de la faim pour exiger le rétablissement de mes droits constitutionnels », a indiqué M. Lobognon, dans une note.

Il a dénoncé une « détention abusive et arbitraire dans des conditions inhumaines, dans une prison surpeuplée où attendent d’être jugés des milliers de détenus ».

Alain Lobognon a invité ses « proches à garder le moral haut, suite à cette décision qui (l’)’engage personnellement ».

Mardi, le député ivoirien de Fresco a été placé mardi sous mandat de dépôt et écroué à la Maca, pour « divulgation de fausses nouvelles » dans l’affaire Jacques Ehouo.

Il est reproché au député et ancien maire de Fresco d’avoir annoncé sur les réseaux sociaux que le parquet avait émis un mandat d’arrêt contre son collègue M. Ehouo, député du Plateau poursuivi « pour détournement de deniers publics » .

« Hier, j’ai réclamé le respect des droits de mon collègue, député élu maire de la commune du Plateau, que le procureur Richard Adou veut voir humilié, arrêté et jeté en prison pour empêcher le couronnement de l’expression démocratique », a poursuivi Alain Lobognon.

« Comment peut-on arrêter et placer en détention, sans procès, un député pour une information qui serait fausse et chercher, au même moment à lever (son) immunité pour justifier son arrestation ? « , s’est-il interrogé, avant de dénoncer « les violations répétées des droits et libertés ».

Seule l’épouse du député de Fresco est autorisée à lui rendre visite au bâtiment des assimilés de la Maca, selon son entourage à ALERTE INFO.

Mercredi, le bureau de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire avait refusé de lever l’immunité parlementaire de MM. Ehouo et Lobognon et demandé la libération du député de Fresco.

Les députés proches du parti présidentiel, le Rassemblement des républicains, membres du bureau, qui avaient refusé de participer au vote, ont saisi le procureur de la République pour contester la validité de la décision du bureau de l’Assemblée nationale.

 

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