Les invendus de caoutchouc en Côte-d’Ivoire pourraient être un mauvais souvenir

Grand-Lahou, Compagnie Ivoirienne d’Hevea

Par Commodafrica

La situation du caoutchouc en Côte d’Ivoire se débloque

Les stocks de caoutchouc humide qui s’accumulent depuis plusieurs mois maintenant dans les ports ivoiriens et sur différents sites de collecte dans le pays (lire nos informations) pourront très bientôt être exportés vers les pays de destination, a annoncé hier, le président de l’Association des exportateurs de caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (Aexci), Samuel Espérance Mobio, rapporte Abidjan.net.

L’Aexci aurait choisi de contourner le blocage exercé par les armateurs en affrétant des navires qui feront du conventionnel, c’est–à-dire exporter en vrac. Le premier navire est attendu d’ici la semaine prochaine et embarquerait des stocks de fonds de tasse. Un second navire est prévu pour le mois de février, note notre confrère Koaci.com. Au total, 450 000 t de caoutchouc naturel n’ont pu être transportées en 2018.

« Tous les mois, les navires seront positionnés à Abidjan et à San Pedro pour récupérer la surproduction. Les planteurs pourront vendre correctement leur production », a ajouté Samuel Espérance Mobio.

Pour le président de l’Aexci, il faut réformer l’arrêté interministériel de décembre 2018. ‘’Il faut revoir à la baisse les taxes concernant le Firca (Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles, Ndlr.), l’OIA (Organisation interprofessionnelle agricole), le FDH (Fonds de développement de la filière). Toutes ces taxes doivent être revisitées. De sorte à ce que toutes nos activités puissent profiter aux planteurs qui sont les plus vulnérables de notre chaîne’’, a-t-il demandé.

Appelant les producteurs à ne pas se décourager, Samuel Espérance Mobio a refait un petit historique, repris par notre confrère d’Abidjan.net : « Il faut toujours croire à l’hévéa, nous avons connu les années 1980 où le prix de l’hévéa était passé à FCFA 150. Beaucoup de planteurs ont abandonné leur plantation. Autour des années 1990-2010, le prix est remonté progressivement à FCFA 1000. Il y a des périodes où les prix montent et puis ça chute. La preuve, en décembre 2018, le prix était à FCFA 243 ; en janvier 2019, nous sommes à FCFA 252. Nous espérons que d’ici mars-avril, les prix remonteront à FCFA 300’’.
Commodafrica

Author: La Rédaction