Deux enseignants de l’université de Cocody en Côte-d’Ivoire en garde-à-vue

Johnson Zamina Kouassi, 1er plan gauche

Jean-Marc BOUAZO

Deux des professeurs membres de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC), principal syndicat des enseignants des universités publiques ivoiriennes, dont son secrétaire général, Johnson Zamina, qui avaient été auditionnés, ont été placés lundi nuit en garde-à-vue, a appris Alerte info.

« Johnson et l’autre professeur ont été placés en garde-à-vue jusqu’à demain », a confié un proche à un journaliste de Alerte info.

Après plus de sept heures d’audition, les deux enseignants ont été maintenus en détention à la préfecture de police d’Abidjan.

Tôt dans la matinée de lundi, la police avait été déployée à l’université d’Abidjan-Cocody où des professeurs de la CNEC avaient interrompu des examens en cours dans la faculté des Sciences économiques.

Selon des sources, le secrétaire général de la CNEC, Johnson Kouassi, sous le coup d’une mesure de révocation, conduisait lui-même les opérations.

Au terme d’une Assemblée générale organisée le 31 janvier, les enseignants des universités publiques avaient décidé de “suspendre toutes les activités académiques dans toutes les structures universitaires sur toute l’étendue du territoire national pendant une année à compter du lundi 04 février 2019 jusqu’au lundi 04 février 2020’’.

Les enseignants entendaient ainsi protester contre la suspension de certains de leurs collègues après une précédente grève.

Finalement, les examens avaient repris aux environs de 13H00 (GMT et locale) dans le département de Sciences économiques, où des agents de forces de sécurité avaient été postés devant les salles d’examen.

JBO

URGENT URGENT: LE SECTEUR ÉDUCATION-FORMATION DOIT SE SOUSTRAIRE DE LA POLITIQUE, EXIGEONS L’ÉLECTION DES PRÉSIDENTS ET DOYENS D’UNIVERSITÉS

17 février 2019 par Micael Bedikou 0 263

Partagez l’article
Partagez sur Facebook
Partager sur Twitter

QUAND LA POLITIQUE S’INVITE DANS LA GESTION DES STRUCTURES DE FORMATION DE l’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Cher(e)s collègues, Camarades militant(e)s

Les membres statutaires du conseil de l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (renfermant essentiellement des collègues nommés par le politique) et aux ordres de leur supérieur hiérarchique monsieur Abou KARAMOKO, s’est mué en conseil de discipline le vendredi 15 février 2019 et a statué sur des sanctions à prendre à l’encontre de onze (11) responsables syndicaux dont le camarade Porte-Parole JOHNSON KOUASSI ZAMINA.

Se constituant en double partie, à la fois accusateur et juge (les dés étants pipés d’avance) ;

Au mépris des textes de la Fonction Publique en vigueur (DECRET N° 93-609 du 02 juillet 1993 portant modalités particulières d’application du Statut Général de la Fonction Publique) ; en fichier joint

Au mépris de toutes les procédures administratives dans ce cas d’espèce eu égard au statut particulier des Enseignants et Chercheurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;

Au mépris des textes régissant le CAMES

Se fondant sur sa logique de museler les syndicats réclamant de meilleures conditions de vie et de travail

Dans l’objectif de faire passer sous silence des mesures iniques et rétrogrades prises en leur sein. Celles :

D’empêcher tous les délégués syndicaux, membre de la CNEC à l’UFHB, de postuler à la session 2019 du CAMES (Le Président Abou KARAMOKO refusant catégoriquement de signer leurs dossiers)
De reformater les maquettes pédagogiques sans l’avis des différents conseils pédagogiques des UFR et des Départements
De dehausser la charge horaire de l’Enseignant et du Chercheur du Supérieur (de 200 h à 240 h et de 125 h à 150h)
De s’accorder des primes, des heures supplémentaires (HS) et des heures complémentaires (HC) à travers des décharges horaires ;
De rabaisser les taux horaires de l’enseignement supérieur de Côte d’Ivoire (qui ne font même pas la fierté de la Côte d’Ivoire) de 5532 F à 27766 F, de 6294 F à 3147 F et de 7772 F à 3886 F
De réorienter les fonds et budgets alloués à l’Enseignement Supérieur au profit de l’autorité politique, méprisant et sacrifiant ainsi la formation de la jeunesse
De reléguer depuis 2012 au second rang l’équipement des laboratoires de recherches et des salles spécialisées de formation

A pris les sanctions suivantes :

SANCTIONS A L’ENCONTRE DES MEMBRES DE LA CNEC

Quatre (04) révocations de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

JOHNSON KOUASSI ZAMINA
KAZON AUBIN DIESCIEU SYLVERE
DAGBE AHODAN STEPHANE
KOUADIO AMANI AUGUSTIN

Cinq (05) suspensions d’une (01) année avec interdiction d’accès à l’UFHB

BROU KAMENAN MARCEL
DAKON N’DA JOSEPH
KOFFI KOUASSI JUSTIN
OWO KOUASSI JEAN-MARC
ZAMBLE BI ZOU

Deux (02) suspensions de six (06) mois avec interdiction d’accès à l’UFHB

KOUAME ATTA
KPATTA N’CHO JERÔME

Cher(e)s collègues, Camarades militant(e)s

Nous avons le devoir d’avoir recours à notre arme ultime de lutte notamment la grève comme le fait si bien nos camarades de l’éducation nationale.

L’histoire nous regarde et l’avenir des générations futures est en jeux.

Les régimes politiques se succèdent mais l’école et la formation demeurent.

Evitons de transposer nos agenda politiques dans la formation des étudiants car il y va de l’avenir, du rayonnement et du classement des structures universitaires ivoiriennes au niveau international.

Prenez ici et maintenant vos responsabilités, celles :

D’être solidaire des revendications de l’intersyndicale (CNEC-SYNARES-UNESUR) et de rejeter catégoriquement les sanctions à l’encontre de nos collègues et responsables syndicaux.
D’adhérer au mot d’ordre d’arrêt de travail d’une année, certes décidé en Assemblée générale de la CNEC, mais qui vise la restauration de la dignité de notre corporation.
De refuser de faire un quelconque cours ou examen sous forte escorte policière (contraire aux franchises universitaire)

Restons mobilisés car la lutte pour l’épanouissement et la restauration de l’Enseignant et du Chercheur de Côte d’Ivoire ne fait que commencer. Que le mot d’ordre de grève soit maintenu dans toutes les structures universitaires sur toute l’étendue du territoire national.

Ne cédons pas à l’intimidation et à la diversion de nos gouvernants nommés par le politique.

Exigeons l’élection des Présidents d’universités, Doyens d’UFR et Chefs de Départements au regard de leurs programmes de gouvernance.

Fait à Abidjan, le 16 février 2019

Pour le BEN, le PP JOHNSON KOUASSI ZAMINA

Author: La Rédaction