Recrutement de 10 300 enseignants en Côte-d’Ivoire: Zady Gnagna dénonce le retour « des salaires à double vitesse »

Le président de la plateforme des syndicats des fonctionnaires salue la volonté du gouvernement de donner du travail aux jeunes ivoiriens, à travers le recrutement de 10 300 enseignants contractuels. Mais, ne manque pas d’attirer son attention sur le retour des salaires à double vitesse.

Dans une note publiée ce 24 mars 2019, sur les réseaux sociaux, Zady Gnagna a salué les autorités ivoiriennes, suite au lancement des concours de recrutement de plus de 10 000 enseignants contractuels. «L’objectif qui est de donner du travail aux jeunes en quête d’emplois, est noble et doit être salué», assure-t-il, à juste titre.

Mais, pour lui, au-delà, cette volonté laisse entrevoir « une bombe à retardement », celle des salaires à double vitesse. «Il me semble que dans ce pays et particulièrement à l’Éducation nationale, personne ne veut tirer les leçons du passé ! L’on préfère faire la politique de l’autruche en semant les graines des crises à venir ! En instaurant à nouveau des salaires à double vitesse comme ce fut le cas en 1991», déplore-t-il.

Gnagna estime donc que les 10 300 contractuels à recruter ne sont ni plus, ni moins que «10.300 grévistes au moins pour demain». Et pour cause, ces nouveaux enseignants ne seront pas alignés sur le barème salariale des instituteurs et professeurs actuels. Les 5.000 instituteurs adjoints contractuels percevront 100.000 F cfa chaque mois, les 3.300 professeurs bivalents de collège, 125 000 Fcfa, et enfin les 2.000 professeurs de lycée, à 150.000 Fcfa.

Le mieux, estime le syndicaliste, « l’école est tellement importante et sensible qu’il faut éviter d’y prendre ce genre de décision. L’ideal aurait été de recruter des enseignants normaux avec des salaires normaux pour épargner à notre école une autre bombe à retardement ».

« Il n’y a pas de droit d’inscription » aux concours, annonce la Deco

Contrairement aux autres concours classiques, celui du recrutement exceptionnel des 10 300 enseignants, lancé par la Direction des examens et concours ne requiert aucun frais d’inscription, annonce la structure.

«Il n’y a pas de droit d’inscription», a souligné Dosso Nimaga Mariam, la directrice des examens et concours du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Face à la presse, samedi 23 mars 2019, à la Deco, elle a expliqué qu’il s’agit d’une «action sociale du gouvernement qui a choisi de faciliter l’accès de tous à ces concours».

Pour rappel, lancées le 18 mars 2019, les inscriptions en ligne sur le site de la Deco ont enregistré en cinq jours 23 903 préinscrits dont «16 989 pour les enseignants du préscolaire et primaire, 4347 pour les enseignants de collèges et 2567 pour les enseignants de lycées», a-t-elle fait remarquer.

La Deco explique, par ailleurs, que les inscriptions s’effectuent en deux phases. La première, «numérique», sur son site internet. La deuxième, «physique» consiste, pour les candidats, à déposer dans les bureaux de la Poste Côte d’Ivoire «la demande d’authentification de leur diplôme» et le dépôt des dossiers de candidature dans les directions régionales.

La clôture des inscriptions en ligne est prévue pour le 07 avril 2019, à minuit. Les épreuves pour le recrutement des 5 300 enseignants du préscolaire et du primaire auront lieu le 28 avril 2019. Les 04 et 05 mai 2019, ce sera le tour respectivement des candidats pour les enseignants contractuels des collèges et Lycées.

MARCEL APPENA
marcel.appena@fratmat.info
Fratmat.info

Author: La Rédaction

4 commentaires sur “Recrutement de 10 300 enseignants en Côte-d’Ivoire: Zady Gnagna dénonce le retour « des salaires à double vitesse »

  1. Mr Zadi UN CONTRAT EST UN CONTRAT .SI CA NE LES ARRANGE PAS POURQUOI POSTULER? au moins maintenant chacun sait ou il va pour éviter les grèves intempestives.

  2. @tomas…… je ne sais pas si tu vis en Afrique , ou bien tu connais notre pays la Cote d’Ivoire…. Si tu as un BAC, une Licence, une maîtrise et tu ne gères que une cabine téléphonique en dormant au salon chez tes parents… il serait mieux d’accepter les « miettes » que le ministere de l’éducation te propose.

  3. @srika blah , je crois bien que c’est toi qui n’a jamais postuler à un poste , donc je comprend ta position.
    même si je vivais en artatique , c’est pareil.tu n’es pas obligé de postuler quand le profil ne te convient pas?un salaire est apprécié par l’employeur et l’employé accepte ou refuse je crois que c’est la moindre des choses. les deux ans accordés aux futures postulants doit être considérés comme des apprenants entrant dans un CAFOP pour leur formation. on ne peut pas embaucher un individu sur la base d’une étude de dossier sans une formation préalable et cette formation au lieu d’aller au CAFOP ils iront sur le terrain et à l’appréciation du terrain ils seront embauchés pour ceux qui le méritent. alors qu’y a t il de maladroit dans ce projet de contractuel.comme le disait récemment le premier ministre quoi que tu fasses il y’aura un individu qui dira le contraire. donc je dis et je répète qu’un contrat tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes

  4. pas c’est pas forcé.parce que de tout ce que tu as raconté il n’y a rien de pertinent sinon que tu as eu envie d’écrire pour écrire.

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