Enquêtes: Les sièges de Casino et Intermarché perquisitionnés par l’Autorité européenne de la concurrence (UE)

Le Groupe Casino possède des franchises tels que Prosuma en Côte d’Ivoire, Mercure International au Congo, au Sénégal, au Gabon et au Cameroun et le groupe Mabrouk en Tunisie.

Les sièges de Casino et Intermarché perquisitionnés par des enquêteurs de Bruxelles

LEXPRESS.fr avec AFP

Les services de la concurrence de la Commission européenne, qui s’intéressent à l’ancienne centrale d’achat des deux enseignes, ont effectué des visites-saisies.

Bruxelles s’intéresse de très près à l’ancienne centrale d’achat de Casino et Intermarché. Les autorités européennes de la concurrence ont effectué mardi des visites-saisies aux sièges de Casino à Paris et Saint-Etienne, a indiqué une porte-parole du groupe de distribution, confirmant une information du Figaro qui évoque une enquête sur une alliance passée avec Intermarché.

D’après le quotidien, le siège du groupement des Mousquetaires à Bondoufle, en Essonne, a reçu une visite du même type, pour une enquête sur Inca-achats (Incaa), une centrale d’achats commune créée en 2014 et à laquelle les deux enseignes de grande distribution ont mis fin l’été dernier. Personne n’était immédiatement joignable chez Intermarché pour une confirmation. Les services de la concurrence de la Commission européenne n’ont pas réagi non plus mardi soir.

Pratiques commerciales « abusives »
Selon Le Figaro, « des membres des services de la Commission européenne ont débarqué à l’improviste » mardi matin dans les différents sièges et y sont restés toute la journée. Les centrales d’achats communes permettent aux enseignes de la grande distribution de commander de plus grands volumes et donc d’avoir encore plus de poids lors des négociations avec leurs fournisseurs.

Mais elles inquiètent depuis plusieurs années les autorités de la concurrence. Casino, Intermarché et leur centrale avaient déjà été assignés devant le tribunal de commerce de Paris par la répression des fraudes française en 2017 pour des pratiques commerciales « abusives ». C’est donc au tour de Bruxelles de se pencher sur les négociations tarifaires menées par la centrale avec les industriels de l’agroalimentaire.

En France, la Direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) estimait que ces enseignes avaient « formulé des demandes financières additionnelles » à leurs fournisseurs sans qu’elles ne soient justifiées, d’après un communiqué de 2017.

Selon Bercy, les fournisseurs n’ayant pas accepté ces demandes avaient subi « des mesures de rétorsion » révélées après une enquête menée en 2016 par la DGCCRF. La dissolution d’Incaa en 2018 avait été annoncée parallèlement à la constitution d’une autre alliance, réunissant cette fois Casino et Auchan.

Author: La Rédaction

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