Côte-d’Ivoire: «Affi N’guessan est-il encore digne de confiance ?», se demandent Bédié et le PDCI

Déclaration du PDCI-RDA relative à la sortie de monsieur Affi N’Guessan dans le quotidien fraternité matin du 4 septembre 2019

Le lundi 2 septembre 2019, c’est avec étonnement que les militants du PDCI-RDA, notre Parti, ont écouté Monsieur Pascal AFFI NGUESSAN, au sortir d’une séance de négociations avec le Gouvernement.

Cette activité qui ressort de la souveraineté et de l’autonomie des Partis politiques n’a appelé aucun commentaire de la part de la Direction du PDCI-RDA.

Mais quelle ne fut notre surprise de lire dans les colonnes du quotidien Fraternité-Matin, du mercredi 4 septembre 2019, en son numéro 16413, cette déclaration de Monsieur AFFI N’GUESSAN : « Je déplore simplement le revirement du Président du PDCI-RDA. Aujourd’hui, on ne sait plus si cette plateforme verra le jour. Sur le plan éthique, cette attitude de Henri KONAN BEDIE n’est pas correcte. ».

Je voudrais porter à la connaissance de Monsieur AFFI NGUESSAN que la plateforme initiée par le Président Henri KONAN BEDIE a vu le jour, le jeudi 1er août 2019, par la signature de sa charte organisationnelle.

Cette plateforme est baptisée « COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX en abrégé (CDRP) » et la cérémonie officielle de lancement de ses activités se fera dès le retour au Pays du Président Henri KONAN BEDIE.

Je voudrais également rappeler à Monsieur AFFI NGUESSAN, qu’après la signature de la résolution relative aux propositions et à la vision des Partis politiques de l’opposition sur la réforme de la CEI, la décision prise par le Groupe des 24 signataires dont AFFI N’GUESSAN, est de ne pas participer aux discussions avec le Gouvernement tant que nous n’aurions pas reçu les termes de référence promis par le Premier Ministre Amadou GON COULIBALY, le 4 avril 2019.

Contre toute attente et sans crier gare, Monsieur AFFI NGUESSAN, a pris part aux discussions avec le Gouvernement…

Cette situation a amené les autres Partis politiques signataires de la résolution sur la réforme de la CEI, à mettre le FPI/ AFD en observation et à poursuivre la construction de la plateforme sans rompre cependant avec Monsieur AFFI NGUESSAN.

De plus, quand le Gouvernement nous a saisis à l’effet de désigner nos représentants dans la nouvelle CEI, c’est Monsieur AFFI NGUESSAN qui nous a joints et conseillés le refus en bloc de notre participation dans cette Commission Electorale Indépendante.

Il a, à cet effet, animé la première conférence de presse, le mardi 20 août 2019.

Nous lui avons emboîté le pas le mardi 27 août 2019 avec à la clé notre correspondance de refus de désigner un représentant à la CEI, adressée le même jour au Gouvernement.

Au moment où nous nous attendions au dépôt de la correspondance de Monsieur AFFI NGUESSAN, nous l’avions vu sortir d’une rencontre d’échanges avec le Gouvernement, le lundi 2 septembre 2019.

Nous voudrions dire à Monsieur AFFI NGUESSAN ce qui suit : autant il est libre de gérer son Parti, autant le Président Henri KONAN BEDIE gère son Parti en toute indépendance, libre du choix de ses interlocuteurs.

Henri KONAN BEDIE ne s’est pas renié, il est dans une logique de la réconciliation nationale.

L’interrogation majeure des signataires de la plateforme initiée par le Président Henri KONAN BEDIE est la suivante : Monsieur AFFI NGUESSAN est-il encore digne de confiance ?

Fait à Abidjan, le 4 septembre 2019.

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

Author: La Rédaction

3 commentaires sur “Côte-d’Ivoire: «Affi N’guessan est-il encore digne de confiance ?», se demandent Bédié et le PDCI

  1. et c’est avec une telle réaction du pdci que ce parti prétend être parti de paix et de dialogue? cette plateforme risque d’être un parti de non retour.tu y rentres tu sort plus. mais au fait que fait le pdci pour essayer de calmer le jeu politique , un parti de paix ne doit pas faire la politique de la chaise et vouloir imposer ses points à tous ou tous doivent accepter ses propositions.

  2. @tomas,
    Je ne sais pas si nous lisons le même texte. A toute fin utile, je te redonne le passage qui, met à nu la duplicité congénitale de Affi N’Guessan et explique au passage les exigences de Gbagbo avant leur rencontre programmée à Bruxelles.

    >De plus, quand le Gouvernement nous a saisis à l’effet de désigner nos représentants dans la nouvelle CEI, c’est Monsieur AFFI NGUESSAN qui nous a joints et conseillés le refus en bloc de notre participation dans cette Commission Electorale Indépendante.

    Et le PDCI de se poser cette question rhétorique (puisqu’elle n’appelle même pas de réponse) : « Monsieur AFFI NGUESSAN est-il encore digne de confiance ? »

  3. Non mon cher ami @tomas, vous voulez voir les choses uniquement de votre angle de vue préformaté.

    La paix, c’est ne pas faire la guerre. Le PDCI n’appelle pas à la guerre comme vous l’avez fait après votre rébellion et après les élections de 2010. Le RDR était à ce moment là un parti de guerre et qui était le seul parti à disposer d’une armée propre à elle, le MPCI.

    Le dialogue, il s’installe quand on répond à une invitation et qu’on s’assoit TOUS à une table. Le PDCI dans sa plateforme milite pour le dialogue avec le pouvoir (qui jusqu’ici a refusé l’invitation de son opposition) afin de favoriser des conditions d’élections transparentes et propices à la paix. La loi sur la CEI a été votée devant une assemblée monocolore et malgré les contestations de la partie opposée. Ne l’oublions pas.

    Le fait qu’AFFI choisisse de faire cavalier seul en allant se présenter devant le pouvoir ne signifie pas que tous les autres partis politiques d’opposition aient refusé le dialogue et qu’ils soient en faveur de la guerre.

    Non.

    Le seul problème qui se pose est que l’on ne doit pas considérer qu’AFFI en s’asseyant avec le pouvoir, parle au nom de TOUTE l’opposition. Ce n’est pas vrai. enfin, ce que AFFI est prêt à valider n’est pas forcément ce que le reste de l’opposition essaie d’obtenir.

    Le camp AFFI se félicite d’avoir obtenu le départ de MAMBE et la Vice présidence de la CEI.

    Trop facile. Le départ de MAMBE était déjà obtenu. Ce qui était négocié c’était de limiter la sur-représentativité du pouvoir au sein de la commission, d’en modifier la composition, etc. etc. Sur ce point, AFFI n’a rien obtenu et n’obtiendra rien, quand le pouvoir pourra dire au monde entier que « SA » CEI est légitime et représentative, vu que le grand « FPI » y participe. AFFI est donc avant tout un outil utilisé pour faire passer la pilule.

    Et cela, vous le savez vu que vous disposez de suffisamment d’intelligence pour lire entre les lignes. La preuve, vous fustigez le PDCI. Cela n’est possible que si vous lui attribuez de l’importance. A t-on parlé ici du PIT ? Non.

    Alors oui, la « politique de la chaise vide » est une conséquence de l’attitude que le pouvoir adopte en validant l’inclusion d’une personne sans représentativité, qui fait beaucoup de bruit et qui est incapable de faire un seul meeting sur toute l’étendue du territoire nationale, faite de partisans pour y participer (le pain sardine et le riz ne serviront à rien. Il est rejeté. point barre. Chez Simone GBAGBO du FPI, c’est plutôt le contraire, des gens à Séguéla ont parcouru des dizaines de kilomètres à pied pour venir lui offrir du Riz et des pagnes. AFFI en est malade, le pouvoir aussi !).

    « La politique de la chaise vide » n’est pas une volonté stratégique, encore moins une volonté de vouloir faire la guerre à tout prix. Elle est utile uniquement quand elle provoque un blocage politique.

    Arrêtez donc cette mauvaise foi et commencez plutôt a vous inquiéter de la suite, car cela ne sert à rien de se construire une fiction en cheminant avec AFFI dans le but de faire croire qu’il y a dialogue et que tout va bien.

    Le pouvoir ignore son opposition et manipule le jeu politique à ses propres fins. Il est même allé au point ou il déclare que le FPI et le PDCI ne sont pas des poids lourd dans le pays (BICTOGO à TV5), car il aurait réussi à briser le FPI et à vider le PDCI de ses militants.

    La mobilisation en cours dans le pays par le FPI (tournée de Simone EHIVET GBAGBO et d’ASSOA ADOU / EDS) et le programme de sensibilisation prochain du PDCI (à partir du 15 septembre et jusqu’au élections. Nous sommes à 12 mois de là), tout comme l’entente récente entre BEDIE et GBAGBO LAURENT sont des éléments qui devraient suffire pour inquiéter ce pouvoir qui a perdu le soutien des populations dites pro SORO.

    Ce qui se dessine est donc la perte de pouvoir en 2020 et si ce pouvoir refuse le dialogue et essaie de manipuler le jeu démocratique, cela veut dire qu’il a forcément un plan pour passer en 2020.

    Mais tout passage en force s’accompagne TOUJOURS de violence et de contestation.

    Celui qui prépare un passage en force est forcément contre la paix.

    Mon cher @tomas, essayez donc une seule fois dans votre vie d’analyser objectivement les faits et ne pas suivre comme un mouton la troupe.

    Les enjeux sont importants et nous ne voulons pas de nouvelles douleurs dans ce pays.

    On se comprend.

    Dabakala

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