Métro d’Abidjan: Le protocole entre Bouygues et la Côte-d’Ivoire signé, coût de 1,36 milliard d’euros

Abidjan, le 8 octobre 2019 – Le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a présidé le mardi 8 octobre 2019 à Abidjan, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’entreprise Bouygues Construction, pour le démarrage des travaux de la ligne 1 du Métro d’Abidjan.

Les documents du protocole d’accord ont été paraphés par les ministres Amadou Koné (Transports), Adama Coulibaly (Economie et Finances) et Moussa Sanogo (chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat) pour la partie ivoirienne.

Alain Descamps (président de la société Ade Transport) et Philippe Amequin (président de la société Bouygues Construction), représentaient l’entreprise Bouygues.

Le coût des travaux s’élève à environ 893, 84 milliards FCFA (1,360 milliard d’euros). Le Métro transportera 530 000 passagers par jour entre la commune d’Anyama et l’aéroport Félix Houphouët – Boigny d’Abidjan sur un linéaire de 37 km.

Il va révolutionner et fluidifier le transport urbain à Abidjan, et va impacter positivement l’économie nationale et la qualité de vie de nombreux foyers, grâce aux 2 000 emplois qu’il va générer.

Les travaux de la ligne 1 du Métro d’Abidjan ont été lancés le 30 novembre 2017 par les Présidents ivoirien, Alassane Ouattara, et français, Emmanuel Macron.

Primature

Author: La Rédaction

3 commentaires sur “Métro d’Abidjan: Le protocole entre Bouygues et la Côte-d’Ivoire signé, coût de 1,36 milliard d’euros

  1. LES LIMITES SOCIALES DU LIBERALISME OU LES FAIBLESSES DES CHOIX DE OUATTARA

    Le bilan de OUATTARA est très appréciable.

    Il ne me viendrait pas l’idée de renier des bienfaits de ce métro qui vient à son heure. Je ne vais pas donc m’apesantir sur les coûts et les solutions alternatives.

    Dans l’urgence c’est une solution !

    Il va booster l’économie d’Abidjan pendant quelques années. Mais meme s’il ne le provoque pas, son impact social et « magique » sera de courte durée. Face à l’éternel effet appel d’air de la capitale. Et très vite également autour de 2040-2050 (cycle de 15 à 20 ans) on aura avec le boom démographique annoncé par les organisations en charge des populations, le sentiment d’être à Lagos de 1990 ou au Caire de 2000.

    Le Métro 1 et le Métro 2 ne suffiront plus alors pour assurer la mobilité urbaine recherchée.

    Un analyste dans une revue africaine faisait cette réflexion :
    « …L’explosion démographique attendue sur le continent pose de redoutables défis endogènes et exogènes. En Afrique plus qu’ailleurs, la forte pression démographique a d’ores et déjà engendré des conflits armés majeurs autour du contrôle des terres arables ou des ressources minières. Le génocide rwandais, l’interminable guerre du Kivu (République démocratique du Congo) et même la guerre civile en Côte d’Ivoire peuvent en effet se lire comme «régulation démographique et foncière»…. »

    Chez nous rien qu’à voir la bombe sociale et sécuritaire des orpailleurs clandestins on accrédite cette analyse. Sans forcément épouser l’approche tribale de Bedié.

    Ces conflits récurrents locaux ou régionaux draineront donc à coup sûr vers les capitales surprotegées et à l’abri des guerres, une population désœuvrée toujours fort croissante.

    Cette donne contrebalance également une vision angélique du développement prédisant que « le boom démographique africain favorisera, en outre, la croissance des classes moyennes et, par conséquent, un décollage de la consommation qui placera le continent sur les radars des investisseurs internationaux et accréditera le scénario d’une solide croissance économique au cours du 21è siècle… ».

    Nous savons tous en vérité que pour que ce bel optimisme soit vrai, la condition première serait une situation stable et une paix qui dure !

    Techniquement donc le raisonnement se tient. Mais les crises cycliques africaines démontrent à souhait qu’au sortir des conflits armés on n’enregistre pas ces effets de progrès mathématique.

    Le stock de laissés pour compte tire-t-il le développement et le progrès attendus vers le bas ?

    On peut l’affirmer en regardant les exemples voisins du Libéria et de la Sierra Leone.

    Quel défi pour le nouveau Président en 2020, fut il …Ouattara III ?

    Le programme social du gouvernement OUATTARA II est reluisant. Mais il est d’obédience libérale…

    Saluons en passant cet effort d’intégrer la dimension sociale au premier plan.

    Pour changer véritablement de paradigme il faut un gouvernement qui voudra :

    1. Assumer la crise de 2002 à 2011.
    2. En corriger les effets pervers en reequilibrant les populations des villes. Durant la crise Abidjan est devenue la ville refuge avec un dérèglement de sa croissance. Il faut un plan Marshall national pour Man, Bouaké et Daloa villes martyres de la crise. Dans un premier temps puis d’autres villes suivront ensuite. Cette action permettra de freiner l’excroissance d’Abidjan.
    3. Proposer un programme de rachat de toutes les maisons basses des quartiers Sicogi, Sogefiha. Contre l’offre d’un appartement à l’intérieur du pays…ou un coût forfaitaire.
    Ensuite les raser INTÉGRALEMENT et reconstruire sur ces sites des nouveaux blocs immobiliers d’immeubles R+4 dont le premier appartement reviendrait en priorité aux anciens propriétaires des terrains. Le stock foncier des Sicogi et Sogefiha est énorme…
    4. Voter une loi pour interdire ensuite les nouvelles opérations immobilières sociales ou de petit standing sur Abidjan.
    5. Stopper tout nouveau programme structurant ou lourd de L’ETAT sur Abidjan.
    6. Lancer des grands chantiers sociaux qui embaucheront les couches défavorisées en lieu et place des filets sociaux dont l’impact si appréciable soit il pour les bénéficiaires, reste limité territorialement.

    Un gouvernement libéral peut il conduire un tel programme ?

    Un gouvernement d’amateurs n’ayant que l’expérience des amphithéâtres si soucieux soient ils du bien etre social peut il mettre en oeuvre de tels chantiers ? On voit toutes les dérives en Amérique centrale et latine.

    Comme vous le voyez les solutions toutes faites sont des réponses à des situations de crise. Des solutions d’urgence qui rétablissent une situation mal en point. Mais au delà elles apparaissent sans vitalité face aux défis notamment sociaux.

    Un pavé dans la mare de 2020 ?

  2. C’est vraiment @wara qui a écrit ça ? Contribution lucide avec de vrais morceaux de vérité dedans ! 🙂

  3. A Wara, chapeau bas! Je reviendrai apporter une contribution à ce « social issue »!

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