Soro candidat à la présidentielle 2020 Côte-d’Ivoire: Quelle attitude des Anciens de l’UNA-Fesci ? Dr. Ahipeaud fait la synthèse

Débat des UNA-fescistes sur la candidature annoncée du camarade Soro Guillaume à l’élection présidentielle de 2020
——————————————–

La synthèse de l’Amiral Docteur AHIPEAUD Martial Joseph , Président de l’UNA-FESCI.
‐——————————————

Introduction.

L’annonce de la candidature du Camarade SORO Guillaume, d’abord à Valence en Espagne, et ensuite sur les Plateaux de Télévisions françaises, fut l’occasion pour les camarades, sur les différentes plateformes de l’Una-fesci, d’engager un débat qui prit milles tournures pour se stabiliser sur la problématique principale qui reste LA CANDIDATURE du Camarade SORO Guillaume.

1- DES POINTS D’ACCORDS

Un point d’accord est que tous les camarades s’accordent sur le fait que le Camarade a le droit de poser sa candidature.
En effet, il ressort de l’ensemble des échanges que la candidature en soi n’est nullement remise en question. Et cela est une grande avancée au regards de l’histoire complexe de ces vingt cinq dernières années de notre pays. Au moins, les unafescistes tiennent pour acquis le fait qu’un des leurs a le droit ou peut être candidat à la magistrature suprême.

Le deuxième point d’accords est que toutes les communications reconnaissent que L’Una-Fesci est le lieu de leur rencontre. Par conséquent, pour certains, il est impérieux de garantir sa neutralité pour éviter d’en faire un lieu de pugilat. Pour d’autres, justement parce que c’est le lieu de rencontre de tous, n’est-ce pas le meilleur endroit pour parler de ce qui relève de notre groupe, dans sa pluralité et sa complexité?

Ce qui est certain pour tous reste le fait de tout faire pour préserver la dynamique de réconciliation en notre sein tout en permettant une expression plurielle.

Le troisième point est
LA FORME QUE DEVRAIT PRENDRE TOUTE INTERVENTION.
Il se trouve que tous sont d’avis que la forme doit y être mise pour éviter que le débat ne devienne une foire cacophonique qui ne ferait ni grandir ceux qui y participent encore moins ceux pour lesquels ce débat a lieu.
Conclusion: SE FOCALISER SUR LES IDEES ET ÉVITER LES INJURES OU AUTRES DIATRIBES INUTILES.

Lorsque nous faisons cette synthèse des points d’accords, il se trouve que nous nous retrouvons au coeur de la renaissance du fescisme comme art du discourir mais aussi comme volonté d’avancée vers une dialectique de relance de soi et du groupe. C’est donc un grand acquis pour tous et il faut s’en féliciter.

Cela dit, il est crucial de revenir sur les points de désaccords pour en mésurer la profondeur afin de voir si péril il y a en la demeure.

2-LES POINTS DE DESACCORDS.

Un seul point vient en tête: Doit-on soutenir le Camarade SORO Guillaume pour avoir déclarer sa candidature? Si oui ou non, est-ce le lieu, sur cette plateforme de le faire ou ne pas le faire?

Pour ceux des critiques, sur quelles bases devrait-on soutenir le camarade? Quel argumentaire justifierait une telle dynamique? Et pour ceux qui critiquent ceux qui le soutiennent, ne devraient-ils pas se mettre dans une posture différente de celle de la confrontation pour recueillir les avis des uns et des autres et ainsi bien préparer leur marketing politique?
A la réalité, si les à-priori ou autres procès d’intentions des uns et des autres sont écartés, il serait aisé de ne voire en ce débat qu’une volonté des uns et des autres de voir les choses évoluer dans le sens positif. À moins que la mauvaise foi soit présumée comme fondement de tout le discours.
En ce moment, il n’y a pas de débat possible.

En d’autres termes, les contradictions ne sont pas fondamentales à conduire à une implosion du groupe. Bien au contraire, ce débat a permis de voir que les unafescistes gardent toute leur capacité d’analyse et se positionnent, de fait, comme un groupe qui devrait plutôt travailler sur CE QUI LES RASSEMBLE plus que CE QUI LES DIVISE.

3- LES RECOMMANDATIONS.

La première recommandation reste celle qui veut que chacun désarme son cœur et se dispose à écouter l’autre tout en assumant qu’il est de bonne foi en première analyse.

À partir de ce moment, toute critique, quelque soit son acidité, devra être prise comme un cas d’école pour que ceux à qui elles sont destinées, puissent en tenir compte. Parce qu’à la vérité, si nous entrons dans la modernité politique, ce groupe peut être considéré comme UN FOCUS GROUPE que les spécialistes en analyse marketing mettent en place avant de lancer toute action qui vise à pénétrer un larché quelconque avec un produit. Dans ces conditions, la catégorisation des potentiels clients en plusieurs entités permet effectivement:

1-identifier les obstacles et les menaces
2- Appréhender les opportunités et les forces

3- Mettre en place une stratégie pour amplifier les Forces, Réduire au maximum Les FAIBLESSES, prendre en compte les MENACES et enfin tirer profit des OPPORTUNITES.

En Anglais, cette méthodologie est résumée sous la forme de SWOT: Strenght, Weakness, Opportunity and Threat.

CONCLUSION

Après avoir débattu dans tous les sens, il est donc temps que chaque partie prenante tienne compte des critiques et attitudes des uns et des autres pour se replonger dans chacun son boulot. Ici est le lieu de rencontre. Notre Suisse à tous. Nous devons préserver nos acquis. Ensuite, nous focaliser sur la structuration du discours et de la pratique y compris des différentes offres. Repenser une alternative sociétale comme semble être le slogan faire la politique autrement impose donc uns structuration optimale de l’offre politique.

Après, l’humilité, dit le sage, précède la gloire comme pour paraphraser Le Roi Salomon! FESCI TOUJOURS! LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER: POUR QUOI NE PAS Y CROIRE! On vous aime!

Fait à Abidjan
Dimanche 20 Octobre 2019.

Amiral AHIPEAUD Martial Joseph , PhD.

Author: La Rédaction

2 commentaires sur “Soro candidat à la présidentielle 2020 Côte-d’Ivoire: Quelle attitude des Anciens de l’UNA-Fesci ? Dr. Ahipeaud fait la synthèse

  1. LE PHD ET LES GENS DU TUNNEL
    ==========================

    Tandis que le premier fort de sa légitimité historique mais surtout de son background universitaire, parle savamment depuis l’université de Bouaké où il est désormais grand Maitre, de méthode SWOT, de la construction d’une matrice analytique et de l’interprétation de ses résultats, les autres munis d’un GPS acquis bon marché, creusent déjà un long tunnel. Ce sont des gens du tunnel. Des députés parvenus au perchoir par des méthodes aux antipodes du SWOT ! Ils s’y connaissent surtout dans les tunnels à Bouaké… Au demeurant qui connait mieux les tunnels que les DALTON ? Avec un GPS en main, fût-il de seconde main, des passeurs véreux promettent toujours la lune aux migrants !

    Pourquoi pas ?

    Aucun système de sécurité de banques ne résiste aux creuseurs de tunnels.
    Il suffit que la bande au GPS creuse silencieusement un tunnel pour accéder au coffre-fort de la banque ! Le reste c’est une affaire de ferronniers. Un générateur électrique et une puissante tronçonneuse avec des perceuses suffiront ! Pas besoin d’être « Ali Le Code » ou Gnamien l’Informaticien-Douanier, pour déchiffrer de complexes combinaisons chiffrées de codes d’accès !

    Ce n’est pas hasard que le chef de la bande prévient déjà qu’il dispose d’une 5ème colonne déjà opérationnelle à l’intérieur du système. Quel sera le rôle de cette 5ème colonne ? Par exemple, bien identifier par GPS la localisation de la salle blindée, fournir les coordonnées GPS aux creuseurs et faire beaucoup de bruits pour embrouiller et divertir la sécurité chaque jour quand les creuseurs au marteau-pilon approcheront de plus en plus le cœur de la banque ! Détourner l’attention des gardiens avec un faux chantier en face de la banque qui fera beaucoup de bruits de bétonnières « anago », tournant jour et nuit ! Ne dit-on pas que le béton adhère mieux la nuit à une basse température…

    A-t-on donc besoin d’un PHD pour être wari-fatché à Bouaké ?

    L’Amiral PHD peut toujours signer des communiqués savants….

  2. BRANLE-BAS DE COMBAT DANS LA DEMEURE
    ==================================

    Malgré les fanfaronnades de leur flibustier en chef, les amis du GPS ne sont pas sereins. Et ce depuis l’entretien que leur équipe de communication a elle-même certainement sollicité. Ce ne sont pas les propos agités des autres sous-fifres, disons « lacrous enchantés» c’est plus juste, qui y changeront véritablement quelque chose à la situation révélée. En dépit des randonnées joyeuses d’un « Crush Party » à l’autre.

    Les troubadours qu’on croit dénombrer dans le sillage de Ouattara et qui dérangent tant Soro, ont le mérite eux d’être des troubadours, c’est-à-dire des poètes et musiciens à la base ! Ils sont tous qualifiés et certifiés professionnellement en quelque chose ! Mais les autres…Peut-être parce qu’ils ont fait preuve de loyauté et refusé de servir de 5ème colonne, ils deviennent alors des troubadours.

    Bref..

    Solide diplômé de Sciences Po Paris et du CFJ Paris, Christophe Boisbouvier a gravi l’échelle de la vie doucement. Entrée dans le journaliste en 1980 à France 3, Radio Express et Radio France, avant de rejoindre en 1985 la présentation de l’information Monde et Afrique de RFI, et de devenir depuis 1989, reporter puis grand reporter pour les rédactions Monde et Afrique….
    C’est bien depuis en 1996, où moment où Soro mélangeait feu Marcel Dibonan Koné, qu’il devint chef de service adjoint du service Afrique et rédacteur en chef en 1999 !

    ‘’L’invité Afrique’’ son émission chouchou, il la pratique depuis 2002…. Malgré son nouveau statut d’adjoint à la Directrice, chargé de l’information Afrique à RFI, il maintient avec bonheur la pression intelligente et très professionnelle sur ses invités ! Son aisance à l’antenne nous rappelle la pugnacité d’un Levy Niamké ou d’un Jésus Kouassi Yobouet !

    Depuis donc cet interview, « ÇA BRANLE DANS LES BAMBOUS » ! Ils n’ont pas vu le film. Passons…

    On essaie activement de se justifier sur bien de casseroles qu’on croyait oubliées depuis par le bon petit peuple. L’affaire IB en est UNE, UNE TRÈS GROSSE…Tout comme le dossier des armes trouvées chez Soul-To-Soul devenu lui-même et curieusement, très silencieux depuis un certain temps, et qui ont été vidées de leur cache par des soldats en rupture de ban…

    Et comme un journaliste de la trempe Boisbouvier, n’évoque pas impunément une affaire, l’activisme des GENS DU TUNNEL, ne doit donc rien au hasard !

    Ils s’expliquent abondamment sur la toile. Ils se justifient sur chacune de ces affaires et bien d’autres. Ils accusent ADO de n’avoir pas séparé à temps IB et Soro. D’être responsable de ceci ou de cela ! Ils préviennent leurs partisans de tous bords contre certains scénarii. Ils recommandent un bouclier humain chez Soro etc. En un mot comme en mille, ils sont sur une stratégie globalement défensive.

    ===== LE DILEMME DU PRISONNIER =========

    Les Gens du Tunnel se comportent donc depuis peu, ni plus ni moins, comme faisant face au fameux Dilemme du Prisonnier connu de tous ceux qui pratiquent la Théorie des Jeux. Un jeu qui peut être à somme non nulle, et où la coopération est FORTEMENT récompensée… Même avec un tabouret !

    FAUT-IL ENCORE ET TOUJOURS COOPÉRER OU RISQUER UNE SANCTION FATALE EN « PRENANT SON DESTIN EN MAINS » ?

    Le dilemme du prisonnier qui est à la base de certaines théories de la coopération humaine et de la confiance, se présente globalement comme suit selon Wikipédia :

    =============================
    Le dilemme du prisonnier, énoncé en 1950 par Albert W. Tucker à Princeton, caractérise en théorie des jeux une situation où deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais où, en l’absence de communication entre les deux joueurs, chacun choisira de trahir l’autre si le jeu n’est joué qu’une fois. La raison est que si l’un coopère et que l’autre trahit, le coopérateur est fortement pénalisé. Pourtant, si les deux joueurs trahissent, le résultat leur est moins favorable que si les deux avaient choisi de coopérer…

    Le mathématicien Tucker suppose deux prisonniers (complices d’un crime) retenus dans des cellules séparées et qui ne peuvent pas communiquer ; l’autorité pénitentiaire offre à chacun des prisonniers les choix suivants :

    • si un seul des deux prisonniers dénonce l’autre, il est remis en liberté alors que le second obtient la peine maximale (10 ans) ;
    • si les deux se dénoncent entre eux, ils seront condamnés à une peine plus légère (5 ans) ;
    • si les deux refusent de dénoncer, la peine sera minimale (6 mois), faute d’éléments au dossier.

    Pour que la coopération reste intéressante, le futur doit donc rester incertain pour tous les participants …

    ====================================

    Je n’entrerai pas ici dans les subtilités des modèles multiples de la Théorie des Jeux.

    Mais quel est le risque de se soustraire au Dilemme du Prisonnier ? C’est certainement celui d’être surpris demain par une autre situation toute aussi embrouillée : LE PARADOXE DU PENDU !

    Toujours selon Wikipédia

    =====================

    Un juge déclare à un condamné à mort qu’il sera pendu lors d’une matinée de la semaine suivante, mais que le jour de l’exécution sera une surprise totale pour le pauvre homme. Il ne connaitra le jour de sa pendaison que le matin ou le bourreau viendra frapper à sa porte, sa seule certitude étant que les pendaisons n’ont pas lieu le week-end.

    De retour dans sa cellule, le prisonnier réfléchit à sa sentence : il commence par se dire que la « pendaison surprise » ne pourra avoir lieu le vendredi, car s’il survit tous les jours de la semaine jusqu’au jeudi soir, il ne restera plus que le vendredi pour l’exécution.

    Et dans ce cas, ça ne sera pas une surprise. Il se dit ensuite que la pendaison ne pourra pas avoir lieu le jeudi non plus, car s’il est encore vivant mercredi soir, le vendredi étant éliminé d’office, il ne restera plus que le jeudi.

    Et par conséquent l’exécution ne sera toujours pas une surprise.

    En suivant cette même logique, le prisonnier élimine également le mercredi, le mardi et le lundi. Rassuré, il en déduit que la sentence ne sera jamais exécutée.

    La semaine suivante, le bourreau vient frapper à la porte du condamné le mercredi matin, ce qui, malgré toutes les réflexions de ce dernier, reste effectivement une surprise totale. LE JUGE AVAIT RAISON.

    Et la Justice a toujours gain de cause quand elle regarde du bon côté !
    ==========================

    Voici donc la situation telle qu’elle se présente dans la Soro-Land.

    Isaac Pierre BANGORET, écrivain et chroniqueur sérieux, qui ne se donne pas les airs de l’autre flibustier au service de Soro, leur a fait une lecture posée de leur situation. Sans invoquer la Théorie des Jeux. Mais en les dissuadant de prendre leur destin en main de la manière qu’ils envisagent… La voie serait sans issue pour eux. L’ont-ils seulement écouté ?

    Décidément que ce soit avec la Théorie de Jeux ou la Matrice SWOT, la situation est toujours complexe pour les Gens du Tunnel.

    N’y a-t-il pas une autre méthodologie gagnante ? Quand le marabout lance trois fois ses colas et que les noix tombent toujours sur les mêmes faces, ce n’est pas en changeant de marabout que votre sort sera meilleur. Il vaut mieux simplement parfois RESTER TRANQUILLE ET ATTENDRE SEREINEMENT…

    Sinon tu peux passer et repasser toutes sortes d’œuf de poulet africain ou chinois sur le corps à minuit ou à midi pile, ça ne te loupera point !

    Tout passe ici-bas ! Et chaque chose en son temps…

    Mais quand le maelström (ce fameux « trou noir de l’océan »), vous appelle, vous devenez sourd à tous les avertissements !

Laisser un commentaire