Du respect pour nos Présidents de la république en Côte-d’Ivoire ! Sans distinction !

Alassane Ouattara a trébuché, ou même, est peut-être tombé en montant les marches pour prendre place dans la tribune officielle lors du meeting que son parti, le Rhdp a organisé, le samedi 7 décembre 2019, pour célébrer le 26ème anniversaire de décès de Félix Houphouet-Boigny, père fondateur de la Côte d’ivoire moderne.

Il n’en fallait pas plus pour enflammer la toile et que dans les cercles de causerie, cela fasse l’objet de gorges chaudes. Le Président de la République qui représente et incarne la plus haute institution de notre Etat est flétri et souillé dans nombre de propos de nos concitoyens.

D’autres en ont, vite, fait un sujet d’humour. Cela est bien déplorable.

La Côte d’Ivoire mérite mieux et il appartient aux Ivoiriens, de par leur élévation d’esprit et attitude de proposer mieux. Car, au delà de nos chapelles et clivages politiques, nous devons nous mettre d’accord sur un minimum.

Notamment, le respect des valeurs et des hommes qui incarnent la République. D’Houphouët à Ouattara en passant par Bédié et Gbagbo, il nous faut intégrer que le Premier citoyen de la République est une partie consubstantielle de nous –mêmes.

Vendredi dernier, les réseaux sociaux ont été animés par l’image d’un Laurent Gbagbo , se rendant faire un bilan de santé. Sans gants, il a été « cogné » proprement et couvert de toutes sortes de propos salaces. Pitoyable tout simplement. Surtout que Laurent Gbagbo a, après Houphouet Boigny , eu , pour l’instant, le plus long règne à la tête de la Côte d’Ivoire. Le respect de la fonction présidentiel est ad-vitam en quelque sorte.

Dans la foulée de philippiques, Henri Konan Bédié n’y échappe pas. Traité de tous les noms d’oiseaux, l’octogénaire, au moindre malaise vagal, est au centre de toutes les railleries les plus inimaginables. C’est à croire que l’Ivoirien n’a pas un lien si fort et profond avec ses dirigeants. Que l’on l’aime ou pas, chaque citoyen doit observer un minimum d’égards pour le Président de la République ou celui qui l’a, déjà, incarné et se garder de franchir la ligne rouge. Comme c’est le cas, en ce moment.

Le Président de la République, en Côte d’Ivoire, est l’organe chargé de l’exercice du pouvoir exécutif. Point besoin de rappeler que c’est la fonction politique la plus prestigieuse et la plus respectée en Côte d’Ivoire. Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des engagements internationaux. Il est le chef de l’Etat. A ce titre, ce qui importe est de veiller sur la conformité de la mise en œuvre du programme qui l’a fait élire et sa gestion (politique, économique, social…) de notre pays.

La sagacité et l’esprit critique des Ivoiriens doivent être éprouvés sur ce terrain. La Côte d’Ivoire doit voir grand, en aspirant intégrer le cercle des nations qui comptent dans le monde. Pour ce faire, à l’unisson, le combat quotidien doit être porté sur l’idéal de construction d’une Nation forte et d’un pays qui avance à une vitesse exponentielle vers le progrès. Les sujets de préoccupation ne manquent pas. Ils ont trait, entre autres, à l’édification de la démocratie, la juste redistribution des richesses, la création d’emplois, l’accès à un toit, de profondes reformes structurelles, l’Ecole et la Réconciliation nationale. S’attarder sur un épiphénomène ne participe, guère, à l’avancement du débat. Bien au contraire, il dessert le débat. Il en rabaisse le niveau.

Ressaisissons- nous vite et faisons sien notre devise nationale : Union-Discipline –Travail. Elle résume l’idéal commun et la volonté qui doit être la nôtre d’œuvrer ensemble à la construction de la Côte d’Ivoire.

Hamed Koffi Zarour

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Author: La Rédaction

2 commentaires sur “Du respect pour nos Présidents de la république en Côte-d’Ivoire ! Sans distinction !

  1. UN ANGLE D’ANALYSE SURANNÉ
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    Je n’irai pas jusqu’à répéter les mots durs et « irrespectueux » de Nathalie YAMB parlant des momies maintenues au pouvoir en Afrique par la France.

    L’Algérie de Abdelaziz Bouteflika, le Zimbabwe de Mugabe, la Tunisie de Habib Bourguiba, le Cameroun de Paul Biya n’appartiennent tous pas au fameux pré-carré français.

    Un Président si intelligent soit il est un homme dont l’état physique est soumis à des lois naturelles.

    Pourquoi l’Assurance Responsabilité Civile pour les associations de séniors et club du troisième âge, est elle spécifique ?

    Pourquoi certains assureurs imposent des primes élevées pour les contrats des seniors au volant ? Parce qu’à un certain âge la perte de réflexes, la diminution de la vision et de l’audition peuvent en effet rendre la conduite difficile voire très dangereuse. Le risque a donc un coût chez l’assureur.

    En choisissant de faire sauter la limitation d’àge sans etre capable de soumettre les candidats à des exercices d’endurance adaptés pour vérifier leur capacité physique intrinsèque, on fait le pari de voir des rendements décroissants à la tête de l’état au fil des années. Et des risques de pertes de contrôle élevés.

    Donc s’il y a une moralité à tirer de ces situations c’est de tourner le regard du bon côté !

    Le déni de la réalité est aussi une des faiblesses de l’Afrique.

    Quand on aura des hommes bien portants au pouvoir alors et alors seulement, on pourra accuser :

    1. Les esprits malveillants qui n’ont pas peur de regarder la nudité du chef.

    2. Les smartphones qui enregistrent tout dans des formats d’images de sons et de vidéos compatibles à tous les systèmes et de manière instantanée.

    3. L’internet et les réseaux sociaux qui permettent de véhiculer toute information n’importe oû en une fraction de seconde.

    Il y a moins d’un mois tout l’internet a été inondé par le recit de « L’humiliante scène qui se serait produit au palais de l’Unité à Yaounde au Cameroun lors du sommet extraordinaire de la CEMAC… » vrai ou faux le pantalon du Président hôte serait descendu à deux reprises…

    Aucune image n’a filtré car une fouille en règle est immédiate dans une salle de chefs d’État. Mais sur la place publique aucune saisie n’est possible !

    Aucune saisie du genre de ce retrait precipité survenu un samedi matin dans les années 90 d’un numéro de Fraternité Matin au motif qu’une image litigieuse et dévalorisante présenterait la braguette du pantalon du Prince ouverte… Ohooo ça peut arriver après un bon repas arrosé de vins rares ! Mais un Roi a son image qui doit être préservée.

    On se souvient alors que le lundi suivant la même photo largement retouché était en pleine page du quotidien national. Le mal était déjà fait ou la rumeur était partie. En se défendant parfois on s’enfonce !

    Un.proverbe de chez moi dit que « celle dont l’eau ne doit pas toucher la chevelure ne doit pas se rendre au marigot » !

    Bref on va terminer par deux petites citations pour consoler nos patriarches au pouvoir ou dans les starting-block des élections en Afrique ..et une leçon d’un chef d’État !

    « Au Royaume de la Médisance les juges sont aussi les bourreaux. »

    « La médisance et la calomnie sont les passe-temps favoris de l’oisiveté.. ».

    En 1980 un certain Leopold Sedar Senghor quitta le pouvoir tranquillement à 74 ans (moins que nos 77 ans !) alors que son principal opposant Maître Wade se disait prêt à prendre le pouvoir ! L’histoire démontrera que ce n’est que 20 ans plus tard que le Parti Socialiste perdra les élections… parce que tout simplement Senghor était sûr que la relève était bonne et que le pouvoir n’est pas un bien patrimonial.

  2. LA NATION OTAGE DU ROYAUME
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    Avant l’Internet, la rumeur existait.

    Du temps du Parti unique et du seul quotidien d’État Fraternité Matin, l’ordre régnait dans la République !

    Puis vint avec le vent démocratique qui soufflait partout, « LA VOIE », l’ancêtre de « NOTRE VOIE » née elle vers 1998.

    C’est alors que les choses ont commencé à se gâter. Au propre comme au figuré. La défiance avec les pratiques du Royaume devinrent pratique courante.

    Plus de respect pour la tradition ! Tout ce qui n’était pas interdit devint presque…permis !

    Un exemple ?

    Normalement dans la tradition Akan la mort d’un chef ne peut être annoncé n’importe comment. Niangoran PORQUET le grand Drummologue ivoirien (science des Tambours parleurs africains) a longuement expliqué comment la mort de Houphouët avait été annoncée au Royaume Akan ..bien avant la République !

    Dans les années 90 donc un célèbre Préfet (Koffi BEHIBRO ?) passa l’arme à gauche. BEHIBRO c’est une grande famille Akan de Tiassalé à Sakassou. Voici que LA VOIE donne l’information comme çà un matin !!! Sans précautions ni autorisation.

    On se souvient que l’Etat confondu avec le Royaume, fit un communiqué pour nier l’information. Un communiqué en forme de droit de réponse !

    On aurait parlé d’infox si le mot était connu en ces temps !

    Après que les us et coutumes du village eurent été respectés, le décès de l’illustre homme d’État fit porté à la connaissance de la Nation.

    Et « LA VOIE » d’enfoncer encore le clou de la provocation par un autre titre :

    « DONC IL ETAIT MORT ». Sans citer bien entendu le nom de quelqu’un…

    CES MALADES QUI NOUS GOUVERNENT
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    Dans leur ouvrage à succès « Ces malades qui nous gouvernent », de Pierre Rentchnick et de Pierre Accocce posent les bonnes questions. Ces questions sont vitales pour nos Républiques aux institutions évanescentes.

    Je vous invite à le lire ou à le relire. A l’heure oû d’aucuns veulent nous ramener dans le Royaume d’antan.

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