Bédié aux chefs de terre de Gagnoa/ Côte-d’Ivoire: « Les ivoiriens sont aujourd’hui étrangers chez eux…ça doit changer » (discours intégral)

Henri Konan Bédié aux chefs de terre de Gagnoa hier:

« Mes chers frères, mes chers parents de la tribu Blouga, Mme BÉDIÉ et moi-même, nous sommes très heureux de vous recevoir, aujourd’hui chez nous à la maison. Mme BÉDIÉ vous a rendu visite là-bas, vous l’avez bien reçue. Vous êtes venus lui rendre visite et me rendre à moi aussi visite. Et je vous accueille avec joie.

C’est dans la tradition de tous les peuples africains, chez les BÉTÉ comme chez les BAOULÉ, que lorsqu’un frère est en difficulté, on va le voir pour l’encourager dans la lutte, dans l’effort pour sortir des difficultés. C’est ce que j’ai fait moi-même en tant que grand frère, en allant voir mon jeune frère, à Bruxelles. Et aussi pour le saluer et l’encourager lui et son petit frère, BLÉ GOUDÉ. C’est tout à fait normal ce que j’ai fait parce qu’il faut aimer son prochain comme soi-même. Voilà le sens de mon voyage là-bas.

J’ai connu connu LAURENT GBAGBO ici en Côte d’ivoire chez nous. Nous avons travaillé ensemble quand le Président HOUPHOUËT était Président de la Côte d’ivoire et quand moi-même, j’étais Président de la Côte d’ivoire et quand il était aussi Président de la Côte d’ivoire. Tous, pendant tout ce temps , nous avions l’habitude au moins de laisser ceux qui étaient dans l’opposition tranquilles. Et quand il y’avait des problèmes graves, on les appelait pour discuter et voir quelle solution on pouvait trouver.

Aujourd’hui, vous voyez vous-mêmes , ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ceux qui sont au pouvoir ne parlent plus avec l’opposition. S’ils parlent avec l’opposition, c’est un dialogue de sourds. Ils font ce qu’ils veulent. Tout ce qu’ils font est pour leur clan. C’est pour leurs familles. S’il y’a des nominations, dans l’administration de la Côte d’ivoire qui appartient à tout le monde, ils ne prennent que les gens de chez eux. Aussi, s’ils prennent certains des autres tribus, c’est uniquement ceux qu’ils ont achetés. Tout cela avec beaucoup d’autres vexations qui font qu’en Côte d’ivoire, les Ivoiriens sont étrangers chez eux. Et nous voulons changer cela pour que GBAGBO et BLÉ GOUDÉ puissent revenir chez eux, en Côte d’ivoire, dans leurs villages et sur leurs terres natales pour travailler ensemble avec nous, avec tous les ivoiriens. Voilà ce que nous faisons.

Donc vous avez raison. C’est parce-que nous serons au pouvoir que GBAGBO rentrera en Côte d’ivoire pour vivre en paix et travailler ensemble. Donc, je vous donne raison. Si dans la danse, nous n’avons pas de Bagnon, nous allons trouver dans la danse celui qui ressemble à notre propre Bagnon. Et nous voterons pour lui.

Comme il y’a des Jeunes qui n’ont pas de moyens de faire les papiers pour voter, moi même je vais les aider. Je donnerai un million à GUIKAHUE pour aller aider ces personnes pour qu’elles puissent s’exprimer comme citoyens en Côte d’ivoire.

Celui qui vous parle, c’est celui que vous avez, en son temps en 1993, intronisé OURAGA BABRI.

Quand GBAGBO viendra, nous irons tous ensemble fêter.»

SOURCE: NOUVEAU RÉVEIL

TU ES FIER DE TES PRÉSIDENTS BÉDIÉ ET GBAGBO, VIENS POINTER…

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Author: La Rédaction

3 commentaires sur “Bédié aux chefs de terre de Gagnoa/ Côte-d’Ivoire: « Les ivoiriens sont aujourd’hui étrangers chez eux…ça doit changer » (discours intégral)

  1. L’EVANGILE DE L’APOTRE AIME HENRI
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    « Une si belle carrière d’arracheur de dents, bêtement gâchée ! 🙂 🙂 :-)… »

    Le constat de @Coigny semble avoir été pensé et conçu comme un projet pour Le Roi des Nambê.

    1. OURAGA BABRI en 1993.
    Apparemment les hôtes du jour ont dû être heureux de ce beau rappel. Puisque deux petites années plus tard, on entrait dans le boycott actif de 1995 avec son lot de misères. A Gagnoa, ville natale, le siège du PDCI, sis au quartier Commerce, a été pillé et brûlé, quand de gros arbres étaient mis en travers des voies départementales. Des arrestations partout…

    Pourquoi ce revirement de situation contre Ouraga Babri ?

    2. OURAGA Babri et ALLAH GNISSAN

    « Il n’y a plus d’Allah Gnissan » ! Ainsi s’exprimait en mars 2019 devant les chefs Akouè et Nananfouè de Yamoussoukro, celui qui subitement se rappelle de son nom d’intronisation sur la terre de Gagnoa.

    Doit-on conclure que nos parents Bétés ont été plus élégants et respectueux de leur parole donnée que le chef de tribu Nambê ?

    En tout état de cause, Bedié sort aujourd’hui son petit nom avec un opportunisme vraiment désarmant !
    Recherchez sur tout internet pour retrouver la trace de « Ouraga Babri ». Nulle part on ne trouve trace, ne serait ce par simple évocation.

    3. IL FAUT AIMER SON PROCHAIN COMME SOI MEME !

    Toujours l’évangile de Ouraga Babri.

    « Lorsqu’un frère est en difficulté, on va le voir pour l’encourager dans la lutte… » parce qu’il faut aimer son prochain comme soi-même…

    « …J’ai connu LAURENT GBAGBO ici en Côte d’ivoire chez nous. Nous avons travaillé ensemble quand le Président HOUPHOUËT était Président de la Côte d’ivoire et quand moi-même, j’étais Président de la Côte d’ivoire et quand il était aussi Président de la Côte d’ivoire. Tous, pendant tout ce temps , nous avions l’habitude au moins de laisser ceux qui étaient dans l’opposition tranquilles. Et quand il y’avait des problèmes graves, on les appelait pour discuter et voir quelle solution on pouvait trouver… ».

    Quelle description sublime de la gouvernance PDCI idéalisée à outrance ! Ce n’est plus une carrière d’arracheur de dents !!!

    Sauf qu’au moment de quitter le pouvoir, toute la Direction politique du RDR était en prison.

    ===== EXTRAITS DU DERNIER DISCOURS DE BEDIE EN TANT QUE PRÉSIDENT DE LA RCI LE 22 DÉCEMBRE 1999 ======

    « ….Les accords conclus entre le principal parti d’opposition, le FPI et le gouvernement, de même que la loi d’amnistie sur le boycott actif, amnistie étendue aux militaires, ont été des avancées considérables dans le sens d’une démocratie apaisée.
    Ces relations nouvelles ont été étendues au RDR grâce au dialogue avec ce parti, dont j’ai vivement souhaité qu’il aboutisse, lors de la révision des modalités constitutionnelles et institutionnelles.
    De tout cela il avait résulté un climat de sérénité que seul le congrès du 1er août du RDR est venu troubler par des marches avec sit-in et l’organisation de manifestations de rue aux conséquences désastreuses pour la Sotra, les bâtiments de Fraternité-Matin et de nombreuses personnes morales et physiques qui en ont subi les effets destructeurs.

    Dans ce contexte de vandalisme, il apparaît clairement à la vérité que ceux qui ont été incarcérés ne le sont pas du fait de leurs opinions politiques, qu’ils ont toujours pu exprimer librement dans cet hémicycle où ils sont représentés par treize députés depuis 1995, ou dans la presse de leur parti qui est publiée quotidiennement, mais ils sont détenus au titre des casses dont la loi, qu’ils ne pouvaient ignorer, les rend responsables. La situation est regrettable et regrettée par tous, y compris ceux qu’elle concerne au premier chef.
    Tous ceux, à l’intérieur comme à l’extérieur, qui demandent la libération immédiate de ces personnes devraient mieux tenir compte de ces éléments d’appréciation, mais aussi de l’opinion publique nationale traumatisée par l’ampleur des dégâts…

    ======= FIN DE CITATION =======

    Alors @Coigny vient nous sauver !

    4. LE DISQUE RAYÉ ET L’INJURE

    S’il y’a des nominations, dans l’administration de la Côte d’ivoire qui appartient à tout le monde, ils ne prennent que les gens de chez eux. Aussi, s’ils prennent certains des autres tribus, c’est uniquement ….ceux qu’ils ont achetés…

    Donc dans ce sale temps de rattrapage ethnique il y a quelques uns qui ont quand même réussi à traverser les mailles du filets ? Bien sûr..LES ACHETÉS !
    Bien commode comme explication ! Mais surtout très indigne de la part d’un ancien Président de la République pour ses anciens collaborateurs qui ont choisi de prendre leurs destins en mains au lieu de demeurer ETERNELS SUIVEURS !

    Voilà l’homme Bedié tel qu’en lui même

  2. LES IVOIRIENS ÉTRANGERS CHEZ EUX
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    C’est étrange !

    Bedié qui serait un talentueux économiste ne trouve rien de conséquent à noter publiquement dans la gouvernance de Ouattara. Mais pour alimenter les révoltes locales il distille par doses homéopathiques du venin dans le corps social.

    Les ivoiriens sont étrangers chez eux. Mais qui est aux commandes du pays alors ? Des non ivoiriens et donc des étrangers bien entendu !

    Que la colonie de Haute Volta entre 1932 et 1947 ait été proprement divisée en 3 parties dont les 2/3 ayant les grandes provinces de Ouagadougou et Bobo Dioulasso ont affectés à la Côte d’Ivoire avec comme conséquences la récupération des forces vives de cette population au détriment de la Gold Coast en vue des grands travaux qui étaient IMPOSSIBLES à réaliser avec la technologie d’alors sans ces vaillants bras, ne peut émouvoir Bedié ni l’amener à tempérer son raisonnement. Lui qui se proclame héritier de BOIGNY !

    Que cette politique de réarmement humain ait été mise en oeuvre en délocalisant des villages entiers de la Haute Volta pour les REIMPLANTER en Côte D’Ivoire avec tous ses effets socio-humains n’intéressent aucunement Bedié. Il n’en a cure !

    Que le développement économique d’un pays engendre une attractivité régionale avec ses conséquences démographiques est évident. Mais que le discours des hommes politiques soit aussi réducteur que celui de Bedié est tout simplement pathétique et pitoyable. Irresponsable en vérité.

    Et pourtant ! Nana Poku Ediabe 1er nom de baptême de Bedié au Ghana est bien placé pour ne pas parler sempiternellement D’ENVAHISSEURS !

    C’est tout de même lui qui donnera au Ghana ce proverbe baoulé « Akolah Blô » qui  » signifierait que la poule a beau picorer en brousse, elle revient toujours au village .. Certes les Baoulé sont partis mais ils ne se sont jamais perdus. Ils ont reconstitué à l’Ouest du continent un royaume qui continue de perpétuer les valeurs et traditions ancestrales sans jamais renier celles de leurs origines .. » !

    Mieux lors de cette visite toujours au Ghana en avril 2018, Bédié dans son discours devant Osei Tutu III dira :

    =======EXTRAITS =======
    Mais les liens dont témoigne notre présence parmi vous sont surtout ceux qui unissent depuis des siècles, deux peuples à la même identité ethnique, sociale et culturelle. Nous sommes parents : ETI ANIAMAN, ETI KUN. E FIN BOUI KOUNGBA NOU…

    Et nos rapports culturels sont profonds : la langue, l’histoire, les croyances, les rites, sont quasiment identiques en dépit des brassages et des métissages qui ont pu s’opérer du fait de notre installation à l’ouest du continent. De part et d’autre du fleuve Comoé, il s’agit de la même civilisation qui a façonné les mêmes hommes et les mêmes femmes. Cette communauté de culture fonde notre communauté d’origine et d’appartenance

    ==========

    A la veille de joutes électorales, les dernières qu’il pourrait voir de son vivant, SI DIEU NOUS PRETE VIE, Bedié au lieu de chercher à embraser les hameaux, devrait penser à sortir par la porte d’honneur.

    Car seuls les vainqueurs écrivent l’histoire ! Et à attiser ce discours contre les étrangers au lieu de donner une chance au PDCI d’exister après lui…la victoire du RHDP EST ASSIUREE ! POUR TRES LONGTEMPS….

  3. LES BETES EUX MEMES ETRANGERS CHEZ EUX !
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    Bedié est l’auteur de « LES CHEMINS DE MA VIE » ouvrage entretien avec Eric Laurent dans lequel il traite des peuples ivoiriens avec condescendance en disant « ..Certains acceptent difficilement que le
    président soit le premier citoyen du pays. Pour eux, culturellement, le chef est soit le plus beau danseur du village, soit le plus fort au combat. Or, vous en convien-
    drez, il existe d’autres critères pour devenir un leader ! »

    On comprend au passage pourquoi il parle ENCORE ici de Bagnon ! C’est pour que les sourds entendent BIEN ce qu’il a dit il y a plus de 20 ans ! Une autre manière de dire que « C’est bien avec un exemple de danse et de Bagnon (version réductrice du concept) que vous comprendrez mieux mes propos » ! Ni plus ni moins.

    Mais revenons aux années 90.

    Dans une étude démographique fouillée doublée d’une analyse sociologique, les universitaires du FPI dans l’une de leurs publications (Les Cahiers de…) font la démonstration que les Allochtones (ou improprement appelés les allogènes) sont démographiquement plus nombreux en 1985 dans les régions Bétés (Daloa et Gagnoa) que les autochtones. Ceci pour prendre le contre-pied d’une thèse véhiculée à des fins de dénigrement politique et démontrer au passage que contrairement à une mauvaise image colportée, le peuple BÉTÉ est accueillant ! Très accueillant du reste ! Mieux, c’est chez lui que les Baoulé regroupés dans de multiples campements, refusant de s’intégrer dans les villages existants, bénéficient avec le soutien du pouvoir local et central
    PDCI d’alors des infrastructures publiques (Écoles, centres de santé etc !). Alors que certains villages en réclamaient….

    Donc la notion des Étrangers qui transforment les autochtones en étrangers chez eux, peut être comprise différemment et rappeler à l’interlocuteur des souvenirs pas très vieux… Mon cher Nzueba !

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