La « quarantaine » d’Amadou Gon en Côte-d’Ivoire: Le mauvais coup de com qui dessert le Premier ministre

Par Connectionivoirienne

Comme pour rattraper les errements de son gouvernement sur la gestion de la pandémie et faire profil bas après le coup de colère du chef de l’Etat dans son message à la nation, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly s’est auto-confiné.

C’est par un communiqué de la primature qu’il en a informé mardi, l’opinion. Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est vite répandue dans tous les coins du pays, dans les marchés et elle s’est invitée dans les conversations de quartier.

Si le Premier ministre voulait jouer la carte de la transparence et attirer un peu de sympathie et de compassion vers lui, dans l’opinion, son message souffre plutôt d’une entropie informationnelle tant il est déformé.

Ce que l’homme de la rue retient aujourd’hui et qui transparaît dans les conversations, c’est  »on dit que le Premier ministre, candidat du Rhdp est atteint du coronavirus ».

De l’auto-confinement pour avoir été en contact avec une personne testée positif, l’opinion ne retient que l’infection du premier ministre.

Des mauvaises langues l’annoncent même au Maroc en évacuation sanitaire.

Il lui sera très difficile de corriger le tir pour une opinion ivoirienne habituée au sensationnel et abonnée à la mauvaise rumeur.

Ceci pourrait entacher sa campagne de même que cette information révélée par un confrère et qui lui attribue un budget de campagne de 75 milliards de FCFA dans un pays où l’Etat peine à trouver des moyens pour lutter contre le Covid19.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Author: La Rédaction

7 commentaires sur “La « quarantaine » d’Amadou Gon en Côte-d’Ivoire: Le mauvais coup de com qui dessert le Premier ministre

  1. POSITION INTENABLE EN L’ETAT ACTUEL
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    Dans la première partie (Enjeux épistémologiques) d’une excellente analyse consacrée à la politique africaine, le Professeur Mamadou Gazibo distingue d’entrée ceci :

    « Dans le rapport entre l’objet et son observateur, il existe au moins deux types d’« écrans » susceptibles de brouiller le discours. D’une part, tout objet se présente à son observateur déjà chargé d’histoire, mais aussi de caractéristiques qui lui ont été préalablement attribuées par des observateurs. D’autre part, l’observateur est lui-même porteur d’une histoire, de connaissances premières et de positions personnelles sur cet objet. ».

    Ainsi l’homme de la rue qui émet son jugement sur le confinement du Premier Ministre AGC et le  » confrère qui attribue un budget de campagne de 75 milliards de FCFA  » au candidat Président du RHDP ont des prismes déjà bien chargés par une actualité récente, avouons le ! Tant et si bien qu’entre la perception de l’acte du Premier des Ministres et l’attitude du POTENTIEL FUTUR PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, la distance dans la lecture devient faible voire inexistante !

    Il nous semble à cet égard qu’en dépit de la crise du Coronavirus et certainement en raison de sa gestion, un remaniement gouvernemental soit nécessaire.

    A l’effet dans un premier temps de libérer et mettre en retrait le premier ministre devenu candidat du RHDP. Cette mise à l’écart évitera de l’exposer davantage voire inutilement aux contre-coups de la gestion courante de l’état.

    Ensuite remettre de l’ordre dans la gestion des affaires de l’Etat en permettant un fonctionnement continu et régulier de la République jusqu’à l’heure des élections présidentielles. Qu’elles aient lieu en 2020 ou comme je l’ai suggéré tantôt vers mai juin 2021 ! Ce qui permettrait de réarmer les positions tenues par des indécis, des déjà-partis et des manifestement hors jeu !

    L’enseignement supérieur n’est pas un ministère de campagne et la clarification de la gestion serait salutaire pour tous. Y compris le titulaire du poste qui ne prendra jamais sur lui l’option de déposer une démission alors qu’il fait publiquement campagne.

    Déchargé des affaires courantes de la République AGC aura les mains libres et le temps de rebâtir une machine de campagne. Avec un discours cohérent et un positionnement personnel malgré son statut choisi de DISCIPLE DE ADO.

    Ceci pourrait se faire avant ou après son investiture dont la date n’est pas encore connue en raison de la crise du Coronavirus.

    Au Niger Mohamed Bazoum, le puissant ministre nigérien de l’Intérieur, a été investi candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir) à la présidentielle de 2021 et à laquelle l’actuel président Mahamadou Issoufou ne se présentera pas. Depuis Avril 2019.

    Voici aujourd’hui qu’éclate au Niger une affaire ds détournement des fonds consacrés à l’achat des équipements militaires dont fait defaut cruellement l’armée nigérienne. Trois morts et cinq arrestations, tel était « le bilan provisoire des manifestations organisées par les acteurs de la société civile à Niamey pour dénoncer le scandale de détournement de fonds dans l’achat de matériel militaire ». Dieu seul comment le puissant Bazoum échappera à ce scandale.

    On devine aisément en Côte d’Ivoire que le candidat Président n’échappera point aux feux de tous les projecteurs quels que soient les actes qu’il posera ! Surtout quand dans une affaire comme celle de l’INJS on trouve toutes sortes de confusions, de mauvaises fusions voire d’infusions informationelles indigestes.

    Entropie informationnelle est une bien gentille appréciation.

    Si le Premier Ministre s’etait officiellement mis en confinement AVANT le message à la Nation du Président de la République, son acte aurait contribué à participer à la communication de la gestion de la crise du Coronavirus. En donnant l’exemple à suivre.

    Quant l’acte survient APRÈS, je me garde de le juger !

    Dans cette crise de Coronavirus il est reproché au Président d’avoir tardé à communiquer. Ce qui est vrai en partie. Ce d’autant que la confusion régnait en maître mot dans la maison ! Bien avant l’INJS.

    Une République ne peut être gérée par des pages Facebook !

    Le message du Président est venu comme l’élément déclencheur de la remobilisation en ordre.

    L’homme ADO avait demandé qu’on le laisse partir. Si manifestement nous sommes incapables de gérer des situations qui ne sont pas des situations de guerre, on pourrait à juste titre se poser des questions sur le coaching opéré et la capacité des uns à s’imposer aux autres ! Tant que le principal concerné AGC n’aurait pas LES MAINS LIBRES POUR AGIR, ces interrogations seraient elles mêmes mal venues.

    Le Coronavirus était une occasion venir pour que AGC repositionne très bien son image et son leadership social.

    L’allumage a été lent. Il faut maintenant éviter qu’avec des interdictions d’entrée et de sortie d’Abidjan reportées de manière cafouillagée, comme si le discours du Président n’avait été concerté avec les ministères concernés, le coup de grâce ne vienne avec la décision de fermeture du marché Gouro.

    Vous connaissez les femmes Gouro ?

    « A connais pas , A demandé » !

  2. Gon Coulibaly s’est auto-confiné lui meme sur quelle base ??>>
    Oú a t-il été en contact avec le malade de « coro » ??
    Ce sont ces docteurs ou d’autres docteurs qui devraient l’analyser et se prononcer.
    Il y a quelque chose qui cloche sur cas Gon….

  3. « Le bon danseur se reconnaît aux premiers pas qu’il exécute ». Les premiers pas de Gon nous inquiètent tous déjà. Qu’on les aime ou qu’on les déteste, on ne peut que reconnaître la force d’hommes politiques qui ont forgé d’eux-même leur destin. On citera Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et les plus « petits » Soro et Blé Goudé. Gon Coulibaly est fait du même bois que Henri Konan Bédié : des bébés biberonnés pour qui on a défriché le chemin en détruisant quantité de « mauvaise herbe » sur le chemin. Comme pour Bédié, seul à n’avoir pas vu qu’on sciait la branche qui le supportait, Gon n’a pas le niveau, même si ces dernières années il a été porté par les ailes de Ouattara. Deux anecdotes de succession qui donnent à réfléchir :

    1°) En Guinée après la disparition de l’homme fort du pays, Sékou Touré, un homme-lige prend la succession (j’oublie son nom), aussitôt balayé moins d’un mois ou mois d’une semaine plus tard par Lassana Conté ;

    2°) Francis Bouygues, magnat du BTP décède et l’on pensait que son fils Olivier lui succèderait. Mais « le vieux » pensait autrement, effrayé par les dents déjà trop longues de ce fils qui lui ressemblait trop. Il préfèrera l’autre, plus mollasson et plus malléable, Martin.

    Le choix de Gon est une erreur de casting, et nul doute que ce serait du pain béni pour nous qui souhaitons la perte du pouvoir par Restaurant, si Ouattara ne faisait pas feu de tout bois pour l’imposer au forceps suite à une élection qu’on sait tous truquée d’avance. On aura longtemps douté d’Hamed Bakayoko, de son parcours, de son pedigree, etc mais force est de reconnaître qu’il est fait du bois dont sont faits les Hommes d’Etat, parce que self made man. Et si Nyamsi avait raison ? Que le choix de Gon est dicté par la volonté de Ouattara de partir en restant, étant sûr de disposer – en Gon – d’un homme dont il peut user tel un marionnettiste dans l’ombre ?

  4. Gouassou : je n’ai jamais vu en photo Hamed Bakayoko et Guillaume Soro les yeux baissés face à Ouattara, ni la tête baissée et les mains dans le dos comme un enfant grondé. A l’inverse, je n’ai Jamais vu Gon en photo toiser Ouattara ou marcher sur la même ligne que lui. Or selon Banny, « Ouattara ne conçoit l’amitié qu’en terme de soumission ». Ce qui explique certainement que Ouattara adore à ce point Gon Coulibaly.

  5. Sacré @coigny…

    Comme le disait jean louis billon ,maintenant que l’adversaire est connu ,faisons front contre lui ….loool
    L’homme lige de Guinée ? Lansana Béavogui…très desservi par un diabète sévère qui finira par l’emporter du reste ..
    De rien …c’est gratuit ..volonté de partager les connaissances apprises sur les bancs de l’école coranique de SINDOU avant d’aller au Château Rouge…

    Mantape Maïga

  6. >L’homme lige de Guinée ? Lansana Béavogui…très desservi par un diabète sévère qui finira par l’emporter du reste

    Merci @Mantape, même si je me passerais bien de la suite. A qui la faute ? A moi, qui aurais dû me souvenir du nom de Béavogui. 🙂

  7. Sacré @njia coigny…

    Faute ? Waoww..pourquoi ce réflexe de tribu assiégée ? C’était juste un rappel ,tout comme le petit rectificatif sur ton « débat a banan» en malien du Château Rouge où je t’ai donné la bonne formule mais là tu n’as même pas pris acte …anyway..disregard…

    Mantape Maïga depuis le confinement…au Château Rouge…looool

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