L’opposition en Côte-d’Ivoire demande l’arrêt de l’enrôlement et un cadre de concertation sur la crise (communiqué)

Depuis le mois de décembre 2019, le monde entier est confronté à une crise sanitaire due à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Notre pays, la Côte d’Ivoire, non seulement n’a pas échappé à cette situation mais connaît une progression spectaculaire et inquiétante de cette pandémie.

De 1 cas le 11 mars, 4 cas le 16 mars, 27 cas le 23 mars, le nombre des cas est passé à 101 selon le dernier rapport du gouvernement du 27 mars 2020.

C’est ainsi qu’à juste titre et afin d’endiguer la propagation de l’épidémie, le Chef de l’Etat, dans un message à la Nation, le lundi 23 mars 2020, a pris des mesures; entre autres, la proclamation de l’état d’urgence du 23 mars au 15 avril 2020 et l’instauration d’un couvre-feu de deux (2) semaines à compter du 24 mars 2020, sur toute l’étendue du territoire national.

De plus, le Chef de l’Etat devant la gravité de la situation a demandé à toutes les forces vives de la Nation et aux leaders des partis politiques, l’UNION SACRÉE pour réussir la lutte contre le Coronavirus, à laquelle tous les leaders politiques ont adhéré par la sensibilisation de leurs militants.

Cependant, l’épidémie avance inexorablement et l’inquiétude gagne tout le pays.

Si les grands pays développés ont du mal à endiguer l’épidémie malgré des moyens colossaux, quel est le sort qui nous sera réservé avec nos moyens limités ?

La seule forme de résistance qui s’offre à nous, face à la propagation de la maladie, réside dans la capacité à rassembler, à sensibiliser toutes les filles et tous les fils de la Côte d’Ivoire, à concentrer leur attention sur la gravité de la situation sanitaire et à rechercher comment lutter contre cette pandémie pour faire front à la catastrophe qui se dresse devant nous.

De plus, les diverses mesures ; entre autres, la fermeture de tous les établissements d’Enseignements, la restriction des déplacements, le confinement du District Autonome d’Abidjan et des villes environnantes, la réduction de la taille des regroupements à 50 personnes, les privations diverses, la vigilance accrue demandée aux populations dans l’adoption de nouveaux rapports sociaux, bouleversent profondément les habitudes des Ivoiriens.

C’est pourquoi en ces moments d’angoisse et de grande incertitude et afin d’assurer un franc succès de la lutte contre la pandémie du Coronavirus, l’opposition politique ivoirienne demande au Chef de l’Etat et au Gouvernement ce qui suit :

1- L’arrêt de toutes les activités relatives à :

l’enrôlement pour l’obtention des cartes nationales d’identité,
le Recensement Général de la Population et de l’Habitat ;
le recrutement des agents recenseurs ;
la révision de la liste électorale ;
le gel de la modification du code électoral.

2- La mise en place d’un cadre de concertation regroupant les Institutions de la République, les partis politiques, les organisations de la Société Civile, les organisations professionnelles de la santé, les chercheurs, les acteurs de la vie socio- économique, les partenaires au développement, en vue d’élaborer des mesures de lutte adaptées à notre environnement.

L’urgence aujourd’hui pour les populations vivant en Côte d’Ivoire est la sauvegarde de leurs vies. Par conséquent, l’opposition politique ivoirienne demande au Chef de l’Etat, la libération des prisonniers dont l’absence dans les liens de détention n’entrave pas la manifestation de la vérité et l’arrêt des poursuites intempestives et injustifiées contre les responsables politiques.

Tous ensemble et unis pour protéger notre pays, la Côte d’Ivoire, contre le CORONAVIRUS.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 28 mars 2020

ONT SIGNE

#PDCI_RDA_CDRP

HENRI KONAN BEDIE

#FPI_EDS

LAURENT GBAGBO
P.O DR. ASSOA ADOU

#GPS

SORO KIGBAFORI GUILLAUME
P.O

#LMP

KABRAN APPIA
P.O. LAURETTE BOETE

#L_URD

DANIELE BONI CLAVERIE

#LIDER

MONIQUE GBEKIA

Commentaires facebook

Author: La Rédaction

1 commentaire sur “L’opposition en Côte-d’Ivoire demande l’arrêt de l’enrôlement et un cadre de concertation sur la crise (communiqué)

  1. Quand l’opposition se montre plus responsable que le Pouvoir, c’est un signe qui ne trompe pas : il est alors temps de changer de Pouvoir.

Laisser un commentaire