Au Mali sept proches d’Haya Sanogo aux arrêts pour tentative de coup d’état

Par Jeune Afrique
Sept personnes sont entendues pour « tentative de déstabilisation des institutions démocratiques » par les services de renseignement maliens.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a-t-il échappé à une tentative de coup d’État ? C’est ce qu’affirment des sources au sein de la direction générale de la Sécurité d’État (SE), que dirige le général Moussa Diawara et qui a procédé à l’arrestation de sept personnes entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril. Celles-ci sont actuellement entendues par les services de renseignement maliens pour « tentative de déstabilisation des institutions démocratiques » dans un lieu tenu secret.

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas officiellement communiqué sur cette affaire, mais des membres de l’entourage du chef de l’État ont confirmé à Jeune Afrique qu’un complot avait été déjoué.

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IBK échappe à un coup d’état dont le cerveau serait LT Seyba Diarra, proche de Haya Sanogo

Non contents du ridicule coup d’Etat de 2012 et tout le chaos dans lequel ils ont mis le pays, des amis du Général Amadou Haya Sanogo ont cru bon d’essayer de le refaire. Heureusement qu’un autre Général est là et ce dernier, comme toujours, veille au grain : Moussa Diawara. Il a mis le grappin sur les nostalgiques qui, désormais, méditent sur leur sort dans un lieu, pour l’instant, tenu secret.

Tout était quasi fin prêt et les auteurs n’attendaient que le moment opportun, à savoir l’après premier tour des élections législatives, pour passer, comme nous l’a confié une de nos sources, «aux choses sérieuses».

Le lieutenant Soyiba Diarra et ses hommes qui se réunissaient, régulièrement, à N’Tomikorobougou, chez un policier du nom de Mamadou N’Tji Traoré, croyaient avoir tout planifié et n’attendaient que de supposées contestations liées à la mauvaise organisation de l’élection des députés et la propagation de la pandémie à Covid-19 pour passer à l’acte.

Ils attendaient, patiemment, quand les fuites vinrent de leur propre camp. Un membre de la famille de Soyiba a «trop parlé». Une dame pour qui les choses étaient inévitables et qui devenait impatiente de goûter aux délices du «futur nouveau pouvoir» dans lequel elle devait occuper une position majeure.

Tous avaient ignoré la vigilance et la veille des services de la sécurité d’Etat qui disposent de professionnels, quotidiennement, dédiés à la tâche de la préservation de la quiétude des Maliens et de la stabilité de nos institutions. Une nouvelle fois, ils ont évité au pays le chaos dont personne ne pouvait imaginer la portée et les conséquences.

Grâce à eux donc, aujourd’hui, le lieutenant Soyiba Diarra, un certain capitaine Bengaly (exerçant à l’aéroport lors du coup d’Etat de 2012) et un certain Dian Bagayoko seraient mis aux arrêts et seraient gardés dans un lieu tenu secret (on parle des locaux de la Sécurité d’Etat).

Les recherches et les enquêtes se poursuivent pour mettre le grappin sur d’autres militaires et certains leaders politiques. Pour ce qui concerne les porteurs d’uniforme, un certain Mamadou N’Tji Traoré, policier de son état, très proche d’Amadou Haya Sanogo, serait vivement recherché. Il serait en fuite et soupçonné d’avoir irrégulièrement traversé la frontière pour un pays limitrophe.

En plus de ce dernier et d’autres porteurs d’uniforme, on soupçonne, également, fortement, certains leaders politiques et de la société civile d’avoir été impliqués (ou d’être au courant) de cette tentative de putsch.
Des responsables politiques seraient, d’ores et déjà, dans le collimateur du Général Moussa Diawara et ses hommes décidés à mettre sous les verrous tous ceux qui seraient impliqués d’une manière ou d’une autre à une opération de déstabilisation qui était vue par ses auteurs comme l’occasion pour prendre « leur revanche sur le président de la République et toutes les autres institutions en place ».

Ce qu’ils préparaient, selon nos sources, était très grave. Ils projetaient d’éliminer physiquement tous ceux qui occupent certains postes de responsabilités et mettre fin à la marche de toutes les institutions, mettre en place une transition avec certains leaders politiques.

À présent, le dossier avance au niveau des services compétents, Soyiba (ou Seyba) commencerait, dit-on, à parler et des noms commencent à être cités. ”

À suivre

Makan Koné

Source: Nouvelle Libération

NB: titre modifié par la rédaction de maligo actu

Malijet.co

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Author: La Rédaction

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