Côte d’Ivoire: «Tidjane Thiam peut gagner la présidentielle avec ou sans le PDCI» selon un de ses proches

Les proches de Tidjane Thiam croient en la victoire de leur leader à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Selon un proche de celui-ci, avec une bonne équipe de professionnels et de personnes outillées dans une équipe de compagne tournée vers l’avenir, Tidjane Thiam peut gagner cette élection présidentielle en octobre 2020 en tant que Candidat Indépendant.

Je suis resté sur la touche occupé à d’autres affaires mais j’ai pu lire et observer durant ces derniers mois çà et là, tout ce qui se dit et se défend comme opinion sur les réseaux sociaux relativement aux élections présidentielles et aux meilleurs candidats pour réaliser l’objectif ultime d’alternance démocratique en octobre 2020. Surtout avec la frénésie et la levée de boucliers au PDCI, suite à leur dernier bureau politique et la signature d’une alliance politique avec le FPI-tendance Laurent Gbagbo ou Rien (GOR), il y a des raisons de remettre les choses en perspectives.

Je vais commencer en faisant mon mea-culpa à titre personnel car je faisais partie de ceux, il faut l’avouer, qui ont souhaité une candidature de Tidjane Thiam au PDCI. En réalité ce n’était pas mon choix initial (ceux avec qui je parle inbox le savent), mais c’était purement par opportunisme politique et par paresse intellectuelle que personnellement j’avais défendu cette position de récupérer l’appareil politique du PDCI.

« Tidjane Thiam avec une bonne équipe de professionnels et de personnes outillées dans une équipe de compagne tournée vers l’avenir peut gagner cette élection présidentielle en octobre 2020 en tant que Candidat Indépendant. »

Mais Dieu merci, avec le dernier bureau politique du PDCI, il ne faut plus rêver, il faut se rendre à l’évidence, le PDCI s’apprête à plébisciter le Président Bédié et c’est leur droit, on ne peut pas les obliger à s’inscrire résolument dans la mouvance du changement, s’ils se sentent capables de faire du neuf avec du vieux. Ils prennent ainsi le pari d’aller contre le bon sens (rejeter la candidature de celui qui a le plus de chance de les ramener au pouvoir) et réussir là où personne n’a réussi à le faire c’est-à-dire arrêter le renouvellement de la classe politique et le changement de leadership à chaque génération.

Ils diront qu’on ne peut pas gagner une élection quand on suscite une candidature à 4 mois des échéances
Oui cher Thiamistes, réveillons-nous, on ne fera pas l’économie de bâtir notre propre appareil politique et de nous battre pour construire notre victoire que ce soit en 2020 ou après. En dépit de ce que les gens diront soyons sereins. Ainsi ils diront qu’on ne peut pas gagner une élection quand on suscite une candidature à 4 mois des échéances; qu’ils ont, eux, des appareils politiques puissants ou encore que la politique c’est le terrain, ou ce n’est pas sur Facebook; pourtant ils sont sur les réseaux sociaux pour l’affirmer.

Dites-leur à eux d’aller sur le terrain pour dire çà et qu’ils nous laissent sur les réseaux sociaux, en occupant leur soi-disant terrain. En fait, en termes de réalité de terrain il n’y en a rien, c’est que du vent; il n’y a pas de force ou d’appareil politique incontournable en Cote d’Ivoire. La plupart des gens sont dans des affirmations gratuites et sans fondement et c’est parce qu’on n’est pas sur un terrain scientifique que ce genre d’affirmation sans fondement passe inaperçu. En réalité, ces personnes qui le pensent ou l’affirment, se limitent qu’à leur perception de la réalité qui dans la plupart du temps est erronée; car n’étant pas prouvée dans les données et les faits.

La victoire de Tidjane Thiam à l’élection présidentielle d’octobre 2020
Des gens viendront nous dire qu’on ne connait pas la sociologie des ivoiriens, (eux, ils la connaissent, pas nous (belle expression venant de Tidjane Thiam). Ce sont les mêmes qui ont dit au Président Laurent Gbagbo en 2010, qu’il ne pouvait pas perdre une élection devant le candidat de l’étranger Alassane Ouattara car la sociologie des ivoiriens ne le permettrait pas. Bref c’est à cause de tous ces petits et gros mensonges que je vais vous exposer, à vous mes chers Thiamistes les faits et les données, les seuls éléments qui doivent vraiment compter pour nous.

Laisser les gens penser ce qu’ils veulent travaillons avec les données et les faits et la victoire sera à notre portée. Alors pour appuyer ce que je veux démontrer voici les faits et les données. Paul Wil-Ademon Kwadjané Agoubli, Cadre de LIDER exposait il y a quelque semaines les faits suivants que j’ai poursuivi en faisant quelques petites recherches: << En 2016, la liste électorale comptait : 6 595 790 inscrits. Seulement 2 113 105 d’entre eux avaient moins de 35 ans, soit 32,04 % quand 4 482 685, soit 67,97% étaient âgés de plus de 35 ans.>>

80% de leurs électeurs sont des sympathisants, des gens qui peuvent changer à tout moment leur vote

Aux jeunes, il disait ceci : << sachant que le politicien agit par calcul, pourquoi voulez-vous qu’il gouverne pour vous quand il sait que votre vote n’est pas décisif ?>> Fin de citation. La réalité démographique et électorale en Côte d’Ivoire est qu’en 2018, les ivoiriens en âge de voter (18 ans et plus) étaient au nombre de: 12 836 087 sur une population de 25 069 229 soit 51,20% (11 809 200 si on retire les étrangers). Avec 6 595 790 inscrits, on a aujourd’hui 55,85% de l’électorat qui est effectivement inscrit.

Il y a donc environ 5 213 410 électeurs potentiels (44,15%) qui peuvent faire toute la différence. Et dans l’électorat réel, les jeunes entre 18 ans et 35 ans représentent 54,33% de l’électorat. Ce sont ces données et ces faits qui font peur aux partis politiques, car c’est l’électorat qu’ils maitrisent le moins.Sans cet électorat, c’est comme si on décidait d’organiser les élections avec seulement 28,60% de la population au lieu de 51,20% de la représentativité normale. Si on tient aussi compte du taux de participation qui avoisine les 65% quand on veut être généreux, l’électorat de fait, est de 18,59% de la population.

Tidjane Thiam peut gagner l’élection présidentielle d’octobre 2020 en tant que Candidat Indépendant

Ce qui veut dire que dans le contexte actuel de la Cote d’Ivoire, il faut 8,72% de la population soit 2 186 504 électeurs pour gagner une élection présidentielle à la majorité absolue au 1er tour soit 51% avec un taux de participation de 65%.
Cela veut aussi dire que chacun des 3 grands partis politiques ivoiriens (PDCI, FPI, RDR) a une base électorale réelle de 5,70% de la population c’est-à-dire qu’ils n’ont pas plus de 1 428 946 de votants réels dans la base des électeurs soit 33,33% de l’électorat effectif représentant 65% de 6 595 790 inscrits actuellement.

Et même dans cet électorat dans les faits, on n’a pas plus de 20% qui ont une carte de membre de parti politique; donc 80% de leurs électeurs sont des sympathisants, ce que les américains appellent les swing voters, c’est-à-dire des gens qui peuvent changer à tout moment leur vote: donc rien n’est joué. Et c’est aussi cela l’arnaque de la démocratie en Côte d’Ivoire, de faire croire qu’on est majoritaire alors qu’on ne l’est réellement pas. Les partis politiques ne réussissent à remporter une élection que quand des personnes n’appartenant pas à ces partis politiques décident de leur reporter leur voix : ceci est vrai pour les partis politiques mais est tout aussi vrai pour un Candidat Indépendant sérieux comme le Ministre Tidjane Thiam.

La victoire de Tidjane Thiam à l’élection présidentielle d’octobre 2020

Ils disent souvent chacun qu’ils sont majoritaires et que rien ne peut se faire sans eux, alors que beaucoup de votants ou de potentiels votants ne participent pas de fait au scrutin, d’où le caractère hautement stratégique de l’enrôlement sur la liste électorale, actuellement en cours. Le problème il est donc connu, un pouvoir minoritaire ne changera jamais un mécanisme électoral actuel, qui minimise l’électorat réel, car cela peut représenter une véritable menace pour lui.

« En dépit de ce que les gens diront soyons sereins. Ainsi ils diront qu’on ne peut pas gagner une élection quand on suscite une candidature à 4 mois des échéances; qu’ils ont, eux, des appareils politiques puissants ou encore que la politique c’est le terrain, ou ce n’est pas sur Facebook; pourtant ils sont sur les réseaux sociaux pour l’affirmer. »

En effet, comment comprendre qu’en 2020 les ivoiriens en âge de voter ne sont pas systématiquement et automatiquement inscrits sur la liste électorale à partir des bases de données de l’état civil, comme cela se fait dans les pays sérieux. En le faisant on aurait résolu tous les problèmes de légitimité des partis politiques et de sous-représentation de la population réelle en âge de voter. Et il n’y a rien de plus simple et de moins couteux qu’une telle opération avec des outils informatiques sécurisés et de bons algorithmes de traitement de données.

On a les statisticiens et les informaticiens qui peuvent réaliser en toute sécurité ce genre d’opérations qui règlent une fois pour toute, ces interminables et coûteuses opérations d’enrôlement sur les listes électorales. Normalement s’il y avait un seul combat à mener par les opposants cela devait être celui-ci. Il permet de s’assurer une bonne base électorale, intègre pour tous et non biaisée. Mais comme les dés sont déjà jetés, on va y aller quand même et inviter nos jeunes frères à se faire enrôler massivement sur les listes électorales (https://cei.ci/centres-denrolement/) pour agir sur les choix politiques et changer leur destin et leur avenir qui a toujours été sacrifié pour des intérêts personnels et de court terme.

L’objectif de toute cette démonstration est de vous dire chers Thiamistes, qu’il faut maintenant passer à l’action en nous organisant mieux, car en réalité les soi-disant 3 grands partis politiques n’ont pas une base électorale aussi insurmontable qu’on l’imagine. Comme je vous l’ai dit plus haut, les gens vous diront que la politique c’est le terrain, ce n’est pas sur Facebook, les hommes providentiels ça n’existe pas, laissez-les croire ce qu’ils veulent, moi je vous dis qu’aujourd’hui en 2020 les réseaux sociaux sont incontournables dans toute stratégie politique et les hommes providentiels ça existe bel et bien.

Détournez-vous des affirmations naïves de personnes qui en réalité n’en savent rien, mais sans toutefois tomber dans l’idolâtrie de notre leader, ce n’est pas l’objet. Tidjane Thiam avec une bonne équipe de professionnels et de personnes outillées dans une équipe de compagne tournée vers l’avenir peut gagner cette élection présidentielle en octobre 2020 en tant que Candidat Indépendant.

Olivier Tano, Économiste financier

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Author: La Rédaction

3 commentaires sur “Côte d’Ivoire: «Tidjane Thiam peut gagner la présidentielle avec ou sans le PDCI» selon un de ses proches

  1. Beaucoup d’ivoiriens raisonnent souvent sous leurs propres émotions et font rêvent beaucoup d’autres ambitieux. Pour avoir été ministre ou servir des institutions de renommée n’a pas la même signification devant les aspirations d’un peuple. Avoir l’assentiment d’un peuple pour avoir une délégation pour le diriger exige autre chose que la simple competence pour dirige d’un dirigeant d’entreprise aussi grande soit telle. Il faut être un leader, un chef avec une capacité de rassemblement et une vision de l’avenir d’une société.
    Tiam est certes compétent pour servir l’occident mais qu’a-t-il à offrir aux ivoiriens dans leur quête de leader? Dire qu’il peut gagner une élection présidentielle en Côte d’Ivoire même avec le PDCI est une rêve de suiveurs et chercheurs d’argent. Or l’argent ne peut pas tous résoudre.

  2. A l’analyse du marigot politique et des tares que charrie notre société depuis plus de 2 décennies, il est clair que nous devons opérer une rupture. Rupture d’abord avec des pratiques qui ont fini par s’imposer comme norme, à leur répétition continuelle. Puis rupture avec un ordre ancien incarné des par les « nouveaux urbains » très ancrés dans la tribu, dans la région, dans la religion et tout un système clientéliste dans le ferment principal est la prédation par le népotisme.

    – Je redoute le retour au pouvoir de Gbagbo : bonne bouille très amusante, mais le révolutionnaire débonnaire a laissé prospérer l’amateurisme dans la gestion de la chose publique, et ses bonnes idées n’étaient comprises et épousées que par lui et lui et lui seul. Autour de lui, sa tribu faisait la loi et se servait à quatre mains, plus préoccupés par le rattrapage de leur retard social que par n’importe quelle vision idéalisée d’un pays libéré du joug colonial. Sans compter cette vision grégaire et franchement villageoise incapable de comprendre le sens de la citoyenneté moderne où le patronyme n’établit pas la nationalité.

    – Je redoute un retour de Bédié au pouvoir, cet Haroun-El-Poussah biberonné depuis l’enfance au point de se croire prédestiné. Homme du passé qui confond république et chefferie villageoise, allergique à la critique, au bulletin unique, au vote à 18 ans et aux urnes transparentes, se croyant issu de lignées matrilinéaires descendantes d’Egype antique au point de catégoriser par cercles concentriques : d’abord les Nambès, les Baoulés, les Akans, et les autres groupes ethniques du pays. Un retour sans plan, sans objectif, sans vision donc sans idéal. Rien que pour « récupérer sa chose » facilement perdue comme on arracherait un bonbon à un bébé.

    – Je redoute une perpétuation de la rattrapocratie via Gon ou quiconque du clan au pouvoir, même si cette rattrapocratie est édulcorée de débauchage de cadres d’autres régions opportunément mis en avant. Que dire encore de ce régime qui n’ait encore été dit ? Un danger à long terme pour la Côte d’Ivoire, pays que ce système a dépecé et réduit à l’état de loques depuis 1999. Ils nous ont suffisamment montré leur « haute » opinion de la conduite d’un pays et de la vie en société dans un Etat moderne. Aux chiottes sans oublier de tirer la chasse ! Et vite !

    Alors qui reste-t-il, que reste t-il ? J’envisageais Mamadou Koulibaly mais en vérité, c’est vraiment faute de mieux car sur la scène nationale, il n’y a en vérité pas mieux, à moins de rêver d’un J.J. Rawlings pour nettoyer les écuries d’Augias. Alors effectivement, on se prend à rêver d’un Thiam, technocrate (vrai) policé (vrai), citoyen du monde non tribalisé n’ayant pas encore bu l’eau du marigot et réellement capable de nous tirer du ce mauvais pas, de nous tirer vers le haut. Avant lui, Billon était interessant s’il était capable de s’affranchir de l’appareil d’un PDCI en qui ne croient plus que les vieux et les paysans tant il a montré qu’il est pourri comme appareil. Thiam ? Bah oui, pourquoi pas après tout ?

  3. thiam pourquoi pas ? non @coigny moi je dis…ou plutôt je disais …thiam rien que thiam..
    en effet il a disons il avait tout pour réussir …ancien élève du lycée classique d’Abidjan lui aussi ,ancien « kagneux » (élève de classes préparatoires ) lui aussi ; et pas n’importe laquelle la fameuse sainte geneviève de versailles ( surnommée sainte GE) qui a des résultats d’intégration stupéfiants ….c’est un X ( ancien élève de polytechnique Palaiseau)…un 3/2 en plus…(résultat de l’intégrale de x.dx sur l’intervalle de 1 à 2) soit donc un élève qui a intégré l’X à sa première année de spé ( maths spéciales)…

    il nous aurait évité le match retour entre les partisans de koudou jésus II le retour et les nordistes ,les musulmans ,les partisans nordistes du RHDP et pas nécessairement dans cet ordre si koudou le boulanger revient au pouvoir
    il nous aurait évité la revanche de BEDIE (ses propres dires) en cas de victoire de bedie…on n’éviterait pas un affrontement entre les ivoiritaires et les cibles de cette ivoirité que nous connaissons tous…
    quant à GBON je pense que pouvoir vivre normalement sera déjà une très grande victoire….
    alors qui? thiam aurait été le bon cheval mais il a préféré le monde largement moins hostile et dangereux qu’ est le monde des affaires….encore une fois dommage mais chacun fait ses choix en fonction de ce qu’il pense bon pour lui et donc je respecte la décision de Thiam…

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