Côte-d’Ivoire Yodé et Siro: «Ouattara est un homme tolérant, il n’a pas jugé utile de censurer cette chanson» (Adjoumani)

Adjoumani Kobenan: « Messieurs Yodé et Siro savent combien d’écoles, de lycées, d’universités, de centres de santé primaires, d’hôpitaux généraux, de CHU ont été bâtis de 2011 à 2020 ? »

Elle est en extase, elle jubile, elle est dans tous ses états, elle hurle de joie et se fait particulièrement agressive et bruyante sur les réseaux sociaux depuis le 3 juillet, date de sortie du dernier opus de Yodé et Siro.

Les opposants au régime du Président Alassane Ouattara sont au septième ciel. Ils sont comme transportés par cet air musical, le zouglou qui invite au procès le régime RHDP, à travers le titre « Président, on dit quoi ? ». Une chanson qui semble les avoir débranchés de la détresse et de la léthargie dans lesquelles ils étaient engloutis.

En effet, face aux performances économiques et au bilan exceptionnel du Président Alassane Ouattara, l’opposition avait perdu la voix. Il lui fallait un porte-voix populaire, un micro, une sorte de voix-secours que leur a offert Yodé et Siro.

Pour la bonne compréhension de notre propos, il nous apparaît utile de souligner de deux traits que notre souci ici n’est pas de jeter l’opprobre sur des artistes engagés, qui ont pour mission de jouer leur rôle d’éveilleurs de consciences. C’est dire que sur le principe, nous sommes d’accord que l’on puisse passer au crible de la critique notre action au sommet de l’Etat. Mais, pour être prise en compte, cette critique doit être formulée avec objectivité et ne pas s’articuler autour de clichés déjà éprouvés et qui n’ont pas résisté à l’analyse des faits.

C’est donc le lieu de se poser la question essentielle de savoir si le réquisitoire musclé et volontairement provocateur de Yodé et Siro est conforme à la réalité.

Non ! Parce qu’avant tout propos, les succès enregistrés en Côte d’Ivoire, sous la gouvernance du Président Alassane Ouattara, ne se résument pas uniquement au bitume et à l’électrification.

C’est là un cliché trop réducteur et cela fausse le débat. Cette omission volontaire n’est pas en tout état de cause, un témoignage de bonne foi des auteurs de cette chanson.

Messieurs Yodé et Siro savent combien d’écoles, de lycées, d’universités, de centres de santé primaires, d’hôpitaux généraux, de CHU ont été bâtis de 2011 à 2020 ? Savent-ils combien de barrages, de ponts, de châteaux d’eau ont été construits en neuf ans ?

Je ne parle même pas de tout ce qui a été entrepris pour restaurer le climat sécuritaire et pour renforcer les bases de notre économie et de notre diplomatie.

En zouglou, nous apprend-on, « gbê est mieux que drap », il faut se dire donc les choses franchement. On parle de personnes en prison mais on ne parle pas de celles qui ont été libérées ou qui ont bénéficié de la loi d’amnistie consécutive à l’ordonnance prise par le Président Alassane Ouattara, en août 2018. Ils sont, en effet, plus de 800 qui ont bénéficié de cette loi d’amnistie.

Et puis, comment faire comprendre à ces chantres du zouglou et certains de nos concitoyens, une bonne fois pour toute, qu’un homme politique poursuivi et condamné pour des délits de droits communs n’est pas un prisonnier politique ?

Yodé et Siro sont-ils sérieux quand ils affirment que sous le régime du Président Alassane Ouattara, il n’y a que les Bakayoko et les Coulibaly qui sont nommés à des postes de responsabilité ? Il suffit de jeter un coup d’œil sur la composition du Gouvernement, sur la liste des présidents d’Institutions, pour se rendre compte que nos amis sont à côté de la plaque.

Ces derniers voudraient ressusciter, en effet, l’ivoirité, célébrer la stigmatisation ethnique qu’ils ne se seraient pas pris autrement. Car, non seulement ce qu’ils disent n’est pas conforme à la vérité, mais ils poussent sans le savoir, des Ivoiriens à stigmatiser et à se braquer désormais contre tous ceux qui ont le malheur de s’appeler Bakayoko ou Coulibaly.

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On comprend toute la joie qu’ils procurent à un certain Konan Bédié en réveillant en lui l’ivoirité qui ne se gêne pas en brandissant le CD desdits artistes, comme un trophée de guerre.

On connaît l’histoire de la Côte d’Ivoire et si mes souvenirs sont bons, il fut une époque où l’on parlait de « séfonisme », de BAD (Bété – Attié – Dida). A cette époque, le Président Ouattara n’était pas encore au pouvoir.

Mais, nos artistes ne s’arrêtent pas en si bon chemin, car dans leur désir de diabolisation à outrance du régime, ils avancent que les « enfants de Konan », (pour stigmatiser les cadres du PDCI qui ont migré au RHDP), auraient été achetés comme de vils objets. C’est un mépris, un manque de respect inacceptable. Si nous avons été achetés, pourquoi ne dévoilent-ils pas le prix ?

Pourquoi pensent-ils toujours que lorsqu’on prend une décision politique, on le fait pour de l’argent ?

En 2010, quand le Président Bédié nous invitait à suivre Ouattara en second tour, combien a-t-il été payé pour cela ?

Le 17 septembre 2014, quand il lançait à Daoukro, l’appel dit de Daoukro, combien avait-il été payé ?

En 2014, quand il déclarait que le pont HKB, cette œuvre gigantesque du Président Alassane Ouattara, valait à lui seul un deuxième mandat au Chef de l’Etat en exercice, combien avait-il été payé ?

De même, quand en 2011, il réclamait et soutenait publiquement le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye, combien avait-il été payé pour cela ?

Pour notre part, nous avons créé le mouvement « SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY » et adhérer au RHDP par pure conviction.

L’un des fils de M. Bédié qui travaille jusqu’à présent à la Présidence et l’une de ses filles qui occupe un haut poste dans l’administration auraient-ils, eux aussi, été achetés ?

Que dire du prétendu surendettement de la Côte d’Ivoire ? Yodé et Siro savent-ils que notre niveau d’endettement actuel est très largement en dessous du plafond communautaire fixé par l’UEMOA ? Savent-ils que cela est surveillé par le FMI et les bailleurs de fonds en général ?

A l’égard du Président de la République, j’ai écouté des choses horribles, dégradantes, voire insultantes que je me garderai de répéter ici. Sous d’autres régimes, on aurait parlé d’offenses au Chef de l’Etat, et ces autorités seraient allées tout droit en prison. Mais, le Président Alassane Ouattara est un homme tolérant. C’est pourquoi, il ne fera pas comme l’autre, suivez mon regard. C’est pourquoi aussi, il n’a pas jugé utile de censurer cette chanson qui est un véritable venin contre la cohésion sociale et la paix.

Même s’il a réalisé des choses extraordinaires, des choses qu’aucun de ses adversaires actuels n’a donné à la Côte d’Ivoire, le Président Alassane Ouattara reste lucide et conscient qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Il est ouvert à la critique quand elle est formulée de bonne foi. Mais là, dans cette chanson, nous avons un ramassis d’accusations infondées, de propos outrageants et d’appels à la révolte contre une catégorie d’Ivoiriens.

Le bilan du RHDP est tangible, il est visible partout en Côte d’Ivoire, à travers des réalisations qui impactent le quotidien des Ivoiriens. Ce n’est donc pas une chanson qui viendra convaincre les Ivoiriens où des villages entiers qui ont reçu de l’électricité ou de l’eau potable que le Président n’a rien fait. Parce que nul n’a jamais réussi à cacher le soleil avec la main. Le RHDP est serein, parce que toute la Côte d’Ivoire reconnaît l’immensité de l’œuvre du Chef de l’Etat. L’opposition s’excite donc pour rien.

LE MINISTRE KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

PORTE-PAROLE PRINCIPAL DU RHDP

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Author: La Rédaction

2 commentaires sur “Côte-d’Ivoire Yodé et Siro: «Ouattara est un homme tolérant, il n’a pas jugé utile de censurer cette chanson» (Adjoumani)

  1. Les prédécesseurs de DRAMANE, ont eux aussi été critiqués de la même manière par le même duo(P- Yodé et Siro) , mais jamais ils ont cherché à censurer leurs chansons. Adjoumani reste le PLUS « cons » au RDR=rhdp.

  2. AH INGRATITUDE !
    Qu’il me soit permis de conter l’histoire d’un drôle de bonhomme rencontré aux aurores aux alentours de CinéCool-Golghota à Yopougon un jour de vacances de ma jeunesse. Cette rue n’était pas encore devenue la Rue Princesse. Nous terminions un show en bande dans un bateau qui avait levé l’ancre à Abidjan sud la veille vers 22h. Le gars était couché ivre-mort dans la poussière au bord du caniveau et le jour venu, il s’épousseta avant de nous rejoindre, avec l’histoire de sa vie pour espérer une bière supplémentaire.

    Il avait connu sa femme pendant qu’elle était au collège. Les parents de la fille s’en sont lavés les mains, et il l’a scolarisée jusqu’au delà du bac, l’a aidée à entrer à l’ENS. Aujourd’hui, elle l’a quitté emmenant leur seul enfant. Ses enfants plus âgés le détestent, ne le respectent pas. Alors qu’il met à manger sur la table, les soigne, paie leurs études, les habille, les héberge et se porte garant de tous leurs besoins. Comment les gens peuvent être aussi ingrats ? s’interrogea-t-il. Un pote qui avait toujours la langue bien pendue l’interrogea : où est l’exploit de t’occuper d’une fille que tu grimpes tous les soirs ? Où est l’exploit de t’occuper de tes enfants, eux que tu as mis au monde ? Tout penaud, le gars a sifflé la bière offerte, s’est levé et est parti sans demander son reste : c’était peut-être une révélation pour lui, de découvrir qu’il était NATUREL de s’occuper de sa femme et de ses enfants sans en attendre une médaille.

    Je vais, pour une fois, essayer de comprendre Adjoumani, homme issu d’une tradition qui dit merci à tout bout de champ pour tout pendant 1 an. Mais qu’il sache que la République ne fonctionne pas ainsi. En temps de paix, sans contrainte particulière, les gouvernants doivent au peuple l’amélioration de ses conditions de vie, incluant l’école, la sécurité, la santé, l’électricité, l’eau, etc. C’est de ne pas le faire qui est grave, surtout quand on a débarqué au palais sur un tapis de sang. Une image qui résume ceci : les trains qui entrent en gare à l’heure n’intéressent personne, ils ont fait ce qui était attendu d’eux. Les trains dont l’on parle, c’est ceux qui accusent un retard, n’en déplaise à Adjoumani. Un boulon mal serré peut faire exploser cette merveille de technologie qu’a été la navette spatiale. Au regard de toutes ces prouesses technologiques, devrait-on éviter de parler de ce boulon mal vissé ?

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