Côte-d’Ivoire: Le député Lobognon termine sa grève de la faim

Edwige FIENDE

Incarcéré depuis le 10 mars à la prison d’Agboville (75 Km d’Abidjan), l’ex-ministre ivoirien des Sports, Alain Lobognon, proche de Guillaume Soro, a annoncé jeudi la fin de sa grève de la faim après 16 jours de privation pour réclamer sa libération et celle des proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale, suite « aux requêtes » de sa famille.

« Après seize jours de privation de nourriture, privation qui visait à réclamer la fin de nos détentions, j’ai mis fin, ce jeudi 16 juillet 2020, à cette protestation pacifique », a écrit le député de Fresco (Sud-ouest), dans une note transmise à ALERTE INFO.

Il a expliqué que sa « décision fait suite aux requêtes de (sa) mère (son) épouse (ses) Filles et des membres de (sa) grande famille, à qui (il a) imposé des peines sans leur consentement et leurs avis préalables ».

Sa grève avait pour « but de réclamer (sa) libération et celles de tous les prisonniers politiques arbitrairement et illégalement détenus notamment les cadres de Générations et peuples et solidaires (GPS), arrêtés le 23 décembre pour leur « soutien à la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle d’octobre ».

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Le 23 décembre 2019, date du retour manqué de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire, 15 de ses proches ont été interpellés et écroués pour « troubles à l’ordre public ».

Le député a appelé le président Alassane Ouattara à mettre fin à sa détention et celle de ses « amis ».

« Monsieur le président de la République, mettez fin à nos détentions car vous êtes le seul à détenir le contrôle effectif du pouvoir judiciaire en Côte d’Ivoire », a-t-il plaidé.

Pour lui, « en Côte d’Ivoire, nul ne doit croire qu’un adversaire politique en prison ou en exil, est une chance de plus pour gagner une élection, car la démocratie a horreur des injustices, de la tricherie et des coups bas ».

Il a par ailleurs rendu « hommage » à Amadou Gon Coulibaly, qu’il a « connu à la tâche dans le parti » qu’ils ont « servi dès 1994 au moment où il était périlleux de se réclamer du RDR (Rassemblement des républicains, parti de M. Ouattara), témoignant sa « solidarité » à la famille du Premier ministre, décédé le 08 juillet,

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Author: La Rédaction

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