L’obsession du pouvoir: Être président de la république pour quoi faire ?

Avant Propos

Cet article ne concerne pas que la Côte d’Ivoire. Ce sont presque tous les pays Africains qui sont concernés parce qu’on y vit presque les mêmes réalités sociopolitiques. Nous nous servons de ce pays pour illustrer notre propos de ce jour. Á tous ceux qui veulent être présidents de la république, posez leur cette question à savoir pourquoi il veulent être présidents de la république? Ils vous répondront globalement que c’est pour améliorer le quotidien des populations et de tous ceux qui habitent dans leur pays respectifs. Mais plus loin, demandez leur qu’est ce qu’ils appellent quotidien des populations? Ils vous répondront surement la construction des hôpitaux et des écoles, le droit de l’homme, les libertés. Certains d’entre eux diront aussi qu’ils faut d’abord relever les tares du pouvoir actuel, critiquer ce qui ne va pas afin de dégager des éléments de réflexions. Voilà en gros ce qu’ils vous répondront de façon générale à quelques variables près. Ils ont en somme des idées vagues mais concrètement ne savent pas quoi faire s’ils sont présidents. Ainsi, ils feront du sur place parce que n’ayant pas de programme de développement précis au préalable. Pour eux, il suffit d’avoir des supporters et le destin présidentiel est là.

Et pourtant ce ne sont pas des sujets devant constituer des programmes de développement qui manquent. Dans mes prochains articles je formulerai des propositions de projets de développement pouvant servir de programmes de gouvernement que ce soit pour le pouvoir actuel que pour les opposants. Notre propos d’aujourd’hui s’article autour de l’engouement que suscite l’élection présidentielle en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Pourquoi cet engouement et que faut-il faire pour l’endiguer? Pourquoi l’élection présidentielle suscite tant de passions, de tensions. Pourquoi l’élection présidentielle est-elle source de guerres, des coup d’états, d’arrestations, des violences, des rebellions en Afrique en général et en Côte d’Ivoire particulièrement? Que faut-il faire pour éviter ces problèmes?

1- Les Pouvoirs du Président de la République

Notre réponse aux questions ci-dessus demeure dans les pouvoirs excessifs et les privilèges liés à la fonction de président de la république. Ce sont ces pouvoirs excessifs et ces privilèges qui sont la cause de ces problèmes. La solution est donc de réduire les pouvoirs excessifs et les privilèges du président de la république afin de dépassionner les débats. Le président, pas qu’il se croit au-dessus des lois, il est au-dessus de tout le monde y compris le peuple souverain et les lois de la république et c’est même ancré dans la mentalité de ces mêmes populations,

voilà le drame que nous vivons en Afrique et singulièrement en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi tout le monde veut être président ou tout au moins se sentir proche du président. Nous ne rentrerons pas en Côte d’Ivoire dans les querelles de personnes d’Houphouët Boigny, Konan Bédié, Robert Guei, Laurent Gbagbo, ou d’Alassane Ouattara, Soro, etc. Ce sont tous des individus qui passent mais le pays demeurera toujours. Ce n’est donc pas une affaire de personne mais un système qu’il faut changer, un système qu’il faut améliorer. Il faut le faire avant tout autre chose pour mettre fin à ces drames.

Le problème est moins les commissions électorales mais bien plus les pouvoirs excessifs liés à la fonction de président de la république. Malheureusement on ne peut pas supprimer ce poste de président de la république source de nos problèmes. C’est un mal nécessaire car les pays ont besoin d’un minimum d’organisation. Nous défendons donc la thèse qui est que si on réduit les pouvoirs excessifs du président de la république, il y aura moins de passions autour des élections présidentielles, sources de conflits, de tensions, de discours guerriers, d’injures, d’intimidations, de tueries, de violences, d’emprisonnements en Afrique. Comment arriver à réduire ces pouvoirs excessifs et qui va les réduire? Notre réponse se trouve vers la fin cet article. Actuellement nous allons dépeindre le robot du future président de la République, c’est à dire une personne qui va promouvoir l’adoption d’une nouvelle constitution qui réduira les pouvoirs du président de la république et renforcera les pouvoirs des régions et non l’inverse comme on le constate en ce moment. Tout pouvoir issu des forces militaires nationales ou supranationales ne devra jamais être reconnu et le peuple doit être debout derrière sa constitution. La constitution doit être sacrée et personne, ni même le Président de la république ne doit avoir le privilège d’y toucher selon ses humeurs et ses désirs.

Il faut donc une réduction des pouvoirs de la République, un rééquilibrage des pouvoirs avec les autres institutions de l’Etat (Justice, Assemblée Nationale, Sénat, etc) et surtout les régions (quelque soit l’appellation: Conseils Régionaux, Collectivités Territoriales, District Autonomes, etc). Le Président ne doit plus manipuler ces institutions pour sa propre gloire. Il faut une véritable séparation des pouvoirs entre ces différentes institutions d’Etat des pays.

En Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier tout le monde veut être président de la république ou à défaut avoir quelqu’un dans les sillages du président à cause des pouvoirs excessifs liés à cette fonction. Il doit donc être mentionné dans la constitution les limites liées à cette fonction. Par exemple le salaire et autres avantages de la fonction de Président de la République doivent être approuvés au préalable par l’Assemblée Nationale et le Sénat et connu de tous. Le budget de souveraineté doit être supprimé.

Actuellement il n’y a pas de contre pouvoir, pas de système de contrôle de gestion du Président de la République et par conséquent, il se permet tout. Le Président de la République ne doit pas augmenter ou réduire le nombre de départements ministériels ou d’institutions selon son humeur ni créer des postes juste pour satisfaire un tel ou tel. Il doit s’en référer à la constitution qui aura défini au préalable ces postes en question sinon il devra négocier en suivant les mécanismes prévus par la même constitution. Avec ces pouvoirs excessifs actuels, on balance du coup dans le culte de la personnalité, la tyrannie ou dans la dictature. La constitution doit prévoir le nombre précis de ministères, d’institutions, d’ambassades, du nombre de personnels dans chaque ministère ou autres institutions de l’Etat.

Tout changement de constitution sur les critères d’éligibilité à la présidence de la république (par exemple limite d’âge, nombre de mandats, etc) ne doit pas concerner le président en exercice car source de manipulations et d’interprétations fantaisistes. On nous parle de séparations des pouvoirs judiciaires, législatifs, et exécutifs depuis qu’on était à l’école primaire. Mais en réalité tout est concentré dans les mains du Président de la République. Il fait le jour et le beau temps. Très souvent il est candidat et contrôle l’organisation des élections et même la proclamation des résultats également. Il se cache derrière les institutions (commissions électorales conseil constitutionnels) qu’il manipule à sa guise. La constitution ne doit pas être dissoute forcément mais toute modification de celle-ci doit faire l’objet de beaucoup de procédures impliquant toutes les parties concernées.

En cas de violation de la constitution, la constitution elle-même doit prévoir un mécanisme de destitution du Président de la République à tout moment sans attendre la fin de son mandat. Exemples de violation de la constitution ou le non respect de la constitution: corruption ou tentative de corruption, abus de pouvoir, tentative de tripatouillage de la constitution, discrimination, vol, détournement, favoritisme pour telle ou telle ethnie, religion, region, s’immiscer malencontreusement dans les affaires d’un autre pays, etc.

Par exemple on peut disposer d’un congrès qui comprendra: les membres de l’assemblée nationale, le sénat, le conseil economique, le conseil juridique, la cour des comptes, la médiature, la société civile, etc. L’ensemble de toutes ces institutions peut constituer le congrès qui votera la destitution ou non du Président de la République. Même des personnalités qu’il aura nommées peuvent voter sa destitution selon leur conscience et sans crainte. Ou bien on peut simplement disposer d’un haut conseil juridique qui statuera sur la destitution ou non du Président. Le président doit être conscient que ses pouvoirs sont désormais limités et qu’il a des comptes à rendre à tout moment comme tout fonctionnaire.

On doit mettre fin à ces périodes où le Chef de l’Etat se croit propriétaire du pays, se croit au-dessus des lois du pays, se croit intouchable en mettant en place une constitution ultra moderne qui limite fortement les pouvoirs du Président de la République. La constitution actuelle n’est pas bonne parce qu’elle est le reflet de la vision des présidents passés et présents, selon leurS souhaits personnels, leurs façons de voir les choses, leurs émotions. Il faut une constitution impersonnelle soucieuse plutôt du développement du pays et non une constitution pour satisfaire un tel ou un tel ou encore defavoriser un tel ou un tel.

Enfin l’élection présidentielle devra être organisée après les élections générales des députés, de tous les sénateurs (ne plus nommer les sénateurs), maires, conseils régionaux pour éviter l’influence du Président de la République sur ces élections. Ou bien organiser les élections présidentielles simultanément avec l’ensemble de toutes les élections chaque cinq ans. En réduisant ainsi les pouvoirs du Président de la République, l’obsession à vouloir coûte que coûte être Chef de l’Etat disparaîtra et les gens s’interesseront davantage à ouvrir leurs propres affaires ou à se faire élire dans les conseils régionaux pour développer leur région. Beaucoup de gens comprendront qu’il n’y a pas que la présidence de la république pour participer au développement du pays ou encore on a pas besoin de connaitre quelqu’un pour se faire établir un papier administratif. Les ivoiriens et le Africains doivent se mobiliser pour se donner et défendre des constitutions modernes respectives. C’est après quoi on pourra parler de nouvelles générations de politiciens soucieux uniquement du bien être des populations et du développement en général.

La France et l’Angleterre qu’on accuse souvent à tort ou à raison de déstabiliser nos pays n’y pourront rien face à une prise de conscience générale et populaire, face à des changements de mentalités en Afrique; finis les temps où les présidents s’adossent à ces pays pour maltraiter leurs propres populations. Ces pays ne lâcheront pas leurs anciennes colonies, intérêts géostratégiques et économiques obligent. Il appartient donc à ces ex-colonies de lutter pour leur véritable émancipation, cette lutte ne tombera jamais du ciel. La bataille diplomatique et économique pour le développement et l’indépendance politique économique se trouve dans les mains des populations africaines elles-mêmes. La lutte dont nous parlons est une lutte sans armes, ni violence mais une lutte intelligente et pacifique. Il faut commencer à mettre de l’ordre à l’intérieur des pays avant d’indexer l’extérieur.


Avant de dénoncer les pillages des ressources de l’Afrique, réglons d’abord les problèmes que nous posent nos propres frères qui, dès qu’ils accèdent au pouvoir, nous écrasent avec leurs pouvoirs excessifs. Si nous adoptons des constitutions bien rigides, des constitutions qui nous unissent autour de notre idéal commun qu’est le développement de nos pays, personne ne peut venir de l’extérieur pour nous diviser, nous déstabiliser. Le problème d’indépendance totale est donc d’abord plus interne qu’externe aux pays africains. Si les populations sont mobilisées pour le changement, elles auront le changement qu’elles veulent mais ne comptons pas sur la France ni l’Angleterre, ni les USA pour mener la lutte à notre place. Ces pays ne fonctionnent que selon leurs intérêts économiques. En fait, c’est un défi de jeu d’intelligence qui est lancé aux Africains. Et le président Américain Donald Trump ne croyait pas si bien dire en affirmant “qu’il est temps que les Africains se prennent en charge”.

2- Les Pouvoirs des Conseils Régions

En conséquence de ce qui précède, les pouvoirs doivent être rééquilibrés au niveau des régions. Présentement, un peu moins de 3% du budget de l’Etat de Côte d’Ivoire est alloué aux collectivités territoriales et cela ne dérange personne parce que nos mentalités ne sont pas préparées à voir le contraire. Plutôt que de leur distribuer des miettes pour un semblant de développement local et selon les humeurs du Président de la République, la Constitution doit prévoir des pouvoirs précis aux régions. Il doit être prévu dans la constitution l’autonomie financière de ces régions, des budgets votés chaque année et attribués à chaque région du pays pour son développement. Chaque conseil régional doit disposer d’une équipe technique d’experts dans tous les secteurs de développement qui propose un plan de développement soumis au gouvernement central, gouvernement central basé à Abidjan. D’ailleurs ce gouvernement ne devrait plus être basé à Abidjan, il devrait avoir déménagé à Yamoussoukro (ça, c’est un autre débat aussi important sur lequel nous avons déjà écrit des articles et que nous pouvons encore écrire).

Actuellement qu’est ce qui se passe? A l’instar des présidents passés, le Chef de l’Etat, selon son humeur ou selon ses relations avec les ressortissants de telle ou telle région décide d’entreprendre des tournées dites visites d’état. À cette occasion il promet les routes, les hôpitaux, l’eau potable, etc. Séance tenante, on commence à réaliser certains travaux. Question: que fait-on des autres régions du pays que le président ne visite pas? Ces régions devront attendre, et attendre. C’est un drame. On n’a pas besoin d’attendre forcément la visite d’état pour espérer voir des signes de développement.

Tous les programmes de développement doivent être consignés au préalable et les budgets votés annuellement pour chaque région. Ce n’est pas une faveur mais un droit pour chaque région. La Côte d’Ivoire ne se limite pas qu’à Abidjan non plus. Les projets de développement doivent donc couvrir tout le pays. Quant au pouvoir central appelé aussi gouvernement central, il doit jouer plus un rôle de régulation et de contrôle sur ces régions. Ainsi et en toute logique, le nombre des membres du gouvernement central doit être très réduit, 10-15 ministres tout au plus.

Les rôles des uns et des autres doivent être clairement définis dans la constitution. Exemple la construction des routes bitumées non payantes d’une région à une autre ainsi que celles reliant le pays aux pays voisins sera l’affaire du gouvernement central pendant que la construction des routes à l’intérieur d’une région est du ressort des régions. Répartir les régions en 4 par exemple. Il faut voter les budgets de développement pour chacune des régions. Il doit comporter les infrastructures routières, l’eau et l’assainissement, les hôpitaux, les écoles, le social, etc et chiffrés à coups de milliards de fcfa.

Il en est de même des gares routières; elles sont sous les responsabilités des régions qui doivent construire des gares modernes. Les gares reliant les régions et les pays voisins sont sous la responsabilité du gouvernement central. Toutes les routes et rues doivent avoir des caniveaux couverts obligatoirement pour prévenir les moustiques et maladies liées à l’insalubrité. Les routes, rues, autoroutes doivent toutes être immatriculées avec un nom et des adresses numériques, par exemple l’autoroute 16, route Tanoh Ehui, boulevard de l’indépendance, Avenue Sekongo Kani, etc. On aura par exemple 4514 Avenue Pierre Folquet, 403 Rue de la liberté, etc. Chaque région et même le gouvernement central sont appelés à trouver des partenaires à l’étranger pour la construction des gares ultra-modernes. Interdir les gares informelles, les ventes informelles en bordure des routes et sur les routes entre les voitures, ce qui réduit la largeur de la chaussée.

Chaque région doit proposer un plan de développement de région. Ce plan doit être validé par le gouvernement central non pas pour le rejeter mais pour en débattre avec la région et y apporter des ajustements si nécessaires. Ce système garantit l’autonomie financière des régions. Le gouvernement central a un rôle de régulateur, un rôle de contrôleur des actions de chaque région. Entendons nous bien il n’est pas question pour ces régions de faire le zèle comme on le voit en ce moment en Somalie où certaines régions cherchent à supplanter d’autres au point de se croire leaders dans le pays. De même que la constitution doit baliser les pouvoirs du Président de la République ainsi que de toutes les autres institutions, de même cette même constitution doit baliser les pouvoirs des régions également.

3- Comment avoir une telle constitution moderne?

On peut garder la constitution actuelle et introduire ces changements pour la rendre plus efficace, plus moderne. Ou bien on peut la remettre à plat et réécrire une constitution moderne qui équilibre toutes les régions et toutes les forces vives de la nation. Cependant, l’initiative de la constitution moderne doit venir de la société civile et des groupements civiles, les groupes d’intellectuels, les stars, les musiciens, les humoristes, les groupes d’intérêts privés, etc. Les partis politiques ne le feront jamais encore moins le pouvoir en place parce que réduire les pouvoirs du président ne les arrange pas. Ce sont ces pouvoirs excessifs que tout le monde convoite, les réduire ne fera pas leur affaire. C’est comme si on supprime les offrandes et les dîmes et vous verrez que le nombre de pasteurs et d’églises évangéliques va considérablement baissé. Malheureusement on ne pourra pas les supprimer car ces dîmes et ces offrandes sont mentionnés dans la bible, c’est l’usage abusif de certains pasteurs que nous dénonçons ici. Pour en venir à notre sujet du jour, nous disons que c’est l’argent qui fait courir l’homme africain ou ivoirien et non l’idéale sociétale commune pour un développement harmonieux du pays.

Aujourd’hui l’on comprend bien pourquoi les opposants de l’époque luttaient contre le pouvoir PDCI. Ce n’était pas pour la démocratie ni le bien être des populations en tant que tel comme ils le prétendaient. Ils cherchaient plutôt à remplacer les autorités de l’époque. Le multipartisme n’est pas la démocratie, ce n’est qu’un début de démocratie certes mais il est loin d’être la démocratie. La preuve depuis 1990 nous avons une pluralité de partis politiques mais pas de démocratie dans le pays. Pour qu’il est véritable démocratie, il faut absolument une constitution qui équilibre les pouvoirs au haut niveau de l’état et des conseils régionaux.

Chaque citoyen, chaque citoyenne à son niveau individuel doit y réfléchir en produisant des brochures, des spots, des vidéos, des conférences publiques pour présenter ce projet à la population. Ce faisant, on recrutera des bonnes volontés pour cette cause. De là on constituera des groupes de lobbyistes à tous les niveaux de la société ivoirienne: leaders d’opinions, étudiants, intellectuels, écrivains, cinéastes, humoristes, stars, musiciens, hommes politiques de tout bord politique, jeunes, femmes, personnes âgées, l’ordre des architectes, des géomètres, des magistrats, des avocats, les syndicats des enseignants, etc, la société civile en gros. Plus les groupes deviennent nombreux et populaires, plus on pourra constituer une équipe qui aura en charge de proposer ce projet d’une nouvelle constitution impersonnelle moderne aux autorités en place. Ces autorités n’auront pas le choix que de les faire adopter.

Qui pensait qu’on aurait le multipartisme en Côte d’Ivoire? Qui pensait qu’on aurait des centres commerciaux dignes de malls à Abidjan et bientôt à l’intérieur du pays? Qui pensait que le fcfa disparaîtrait au profit d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO ne serait ce déjà le simple changement de nom? Qui pensait qu’un kenyan d’origine serait élu deux fois président des Etats Unis d’Amérique? Ces quelques exemples montrent que nous ne devons pas être défaitistes. Il faut y croire et se mobiliser en conséquence car tant que ce problème de président tout puissant n’est pas réglé, on a beau avoir les meilleures commissions électorales du monde, on en finira pas avec nos palabres politiciennes parce que le président sorti des urnes ou pas demeurera toujours un tyran, un dictateur, un égocentrique.

Si tout est bouclé au niveau des pouvoirs du Président de la République, il ne pourra plus gouverner seul le pays comme bon lui semble. Il y aura en face de lui des contre pouvoirs au sommet de l’Etat en plus de l’existence de l’opposition politique classique. Ce modèle sera aussi un frein à la corruption parce qu’on ne sera plus obligé de connaître quelqu’un ou de soudoyer quelqu’un pour recevoir un service public, administratif car la constitution aura tout verrouiller.

Les autres concepts tels que la réconciliation, l’émergence, la souveraineté, la paix, etc seront vécus au quotidien sans qu’on en fasse de la propagande politique au profit de tel ou tel parti politique. Nous devons inscrire dans la constitution et veiller à leur application ces concepts de base, gage d’une démocratie participative qui est la locomotive d’un développement durable. Il s’agit du rééquilibrage des pouvoirs du Président de la République avec l’Assemblée Nationale, le Sénat, la Justice, et les Conseils Régionaux. Si nous réussissons ce modèle, les tensions autour de l’élection présidentielle baisseront et beaucoup de pays viendront copier notre exemple. Les occidentaux ont tout compris et ils ont la paix enfin chez eux. A nous Africains notre tour de comprendre comment fonctionne le bon système politique dans ce monde moderne. Mieux que les hommes à changer, c’est bien plus notre système présidentiel ultra personnel que nous devons changer ou améliorer d’abord.

Dr. Charles Koudou, PhD., Administrateur des Services de Santé

Consultant en Santé et Développement,

Président de la Conscience Nationale pour le Développement (CND), Société Civile.

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Ivoirien vivant aux USA. 1-952-200-6483

Author: La Rédaction