Côte-d’Ivoire: Le Parlement des jeunes se retire d’une plateforme de la société civile (2Pfj)

Après une sortie contre l’arrêt de la Cadhp

Très amer, le président du parlement des jeunes de Côte d’Ivoire a annoncé mardi 4 août face à la presse le retrait de son organisation de la Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la bonne gouvernance (2Pfj).

Bah Yao Josué qui avait à ses côtés plusieurs jeunes parlementaires, à son siège de Port-Bouet 2, a expliqué sa décision par le fait qu’il rejetait la démarche unilatérale de la 2pfj qui s’est associée à une déclaration contre l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp). En tant que président de ladite plateforme, il a marqué sa surprise lorsque, le lundi 27 juillet 2020, une partie de la société civile ivoirienne pond une déclaration dans laquelle elle dénonce l’arrêt du 15 juillet de la Cadhp.

 »C’est une violation de l’expression de notre consentement préalable », s’élève le jeune parlementaire qui soupçonne  »des mains obscures » qui tentent de gérer son organisation à sa place. Après des conciliabules infructueux, le parlement des jeunes en est arrivé à une résolution.

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 »Après une réunion d’urgence avec les organes de décision du parlement, je déclare de manière solennelle le retrait du Parlement des jeunes de Côte d’Ivoire de la Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la bonne gouvernance », a fait savoir le président Vah Yao.

 »Nous ne sommes pas responsables des effets liés à cette déclaration qui pourrait donner lieu à des prises de position dans une affaire juridictionnelle. Nous dénonçons cette basse manœuvre qui démontre la manipulation de la société civile ivoirienne et nous ne céderons pas aux chantages », a-t-il exprimé son droit à la différence.

La 2Pfj, faut-il le noter, est une plateforme composée de plusieurs organisations dont la Lidho, la Poeci, l’Ofaci, Le Parlement des jeunes de Côte d’Ivoire pour les plus illustres. Elle était alors dirigée par Salimata Porquet devenue au nom de la société civile, 3e Vice-présidente de la Commission électorale indépendante (Cei). Mme Porquet est réputée proche du pouvoir Rhdp.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Author: La Rédaction

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