Côte-d’Ivoire: Après la panique causée par une hyène échappée, le zoo d´Abidjan ferme ses portes

Manuella YAPI

Le zoo national d’Abidjan, critiqué suite au renvoi d’un soigneur qui a évoqué ses inquiétudes dans un reportage Radio France internationale (RFI) sur la « maltraitance » des animaux, a fermé mardi soir ses portes pour une période indéfinie, quelques heures après la fuite temporaire d’une hyène.

« Le zoo national d’Abidjan ferme ses portes dès ce soir 18H (GMT, heure locale », annonce un communiqué sur la page facebook officielle du parc.

Dans la matinée, une vidéo amateur montrant une hyène en liberté dans une rue de Cococdy (Est d’Abidjan) a fait le tour de la toile. Le zoo a assuré qu’elle a regagné le parc, ajoutant que l’animal a été « blessé » lors de sa capture mais a « immédiatement reçu les soins appropriés dès son retour ».

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Lundi, RFI a fait savoir qu’un soigneur de 37 ans, responsable de la section des primates, a reçu une lettre de licenciement le 1er septembre « suite à la divulgation d’informations concernant (ses) activités professionnelles et celles du Zoo d’Abidjan ».

Ce dernier, Enoch Meledje Agness, a affirmé que « la nourriture n’est pas suffisante » pour les animaux et indiqué que Sam, le « 7e chimpanzé à mourir en moins de 10 ans dans le zoo » selon le journaliste, « avait une indigestion et souffrait aussi de dysenterie » à 19 ans, alors que les primates peuvent vivre en théorie jusqu’à 50 ou 60 ans.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Author: La Rédaction

2 commentaires sur “Côte-d’Ivoire: Après la panique causée par une hyène échappée, le zoo d´Abidjan ferme ses portes

  1. C’est pas un Zoo c’est un mouroir une honte au plus grand bénéfice de la direction
    Pourvu que ça dure

  2. L’AGONIE DU JARDIN (de Tiburce Koffi)
    Très beau, très riche livre de cet auteur, qui s’égara hélas dans les dernières pages dans des considérations équilibristes difficiles à suivre. Sinon, le parallèle établi entre la décrépitude d’ensemble de la Côte d’Ivoire et la descente aux enfers du jardin du Collège d’Orientation de Bouaké (COB) est des plus exacts : un jardin flamboyant, luxuriant, riche,… qui finit en défécatoire clandestin. Telle est la courbe descendante en dépit des dénégations du RDR (pardon, RHDP) dans laquelle est inscrite la trajectoire de la Côte d’Ivoire depuis le milieu des années 80.

    A Bouaké justement, je retournai un jour avant la rébellion « salvatrice et libératrice de 2002 » au zoo de la ville. Histoire de renouer avec la nostalgie de mon enfance, où ce zoo qui jouxtait la fameuse piscine de la ville, faisait partie du circuit touristique classique de la ville. Scènes et spectacles d’horreur m’y attendaient, hélas ! Les prisonniers d’Auschwitz étaient certainement plus heureux que les animaux de ce pseudo zoo. Je demandai à un gardien : « pourquoi vous ne les achevez pas en même temps ? » Comment peut-on faire ça à des animaux qui vivaient libres et qui, innocents de tout crime, on été mis en captivité pour le seul plaisir de nos yeux ? Au moins les nourrir dans ce cas est vraiment le strict minimum !

    Nous ne méritons pas d’avoir des zoos : regardez déjà l’état de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos prisons. On ne peut, humainement, pas choisir de nourrir des animaux quand l’on peine à le faire pour des élèves, des malades et des prisonniers. Clairement, il faut LAISSER TOMBER cette histoire de zoo chez nous. De plus, vue la qualité des documentaires animaliers aujourd’hui produits et diffusés, on peut faire l’économie de création et d’entretien de ces camps de concentration qui traumatisent tant les visiteurs (s’ils sont éveillés) que les animaux qui y sont enfermés.

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