Éburnie: Après l’investiture symbolique de Soro ses partisans estiment mener le « bon combat »

Dorine Alam BANGA

Naminata Zié, Coordinatrice nationale par intérim de Générations et peuples solidaires (GPS, opposition), mouvement de Guillaume Soro, en exil en France (candidat déclaré à la présidentielle du 31 octobre) à estimé dimanche à Abidjan que les « nombreuses arrestations », de leurs partisans, « plutôt que de les « démobiliser, (les) « confortent dans leurs convictions » de mener le « bon combat », dans une déclaration à l’endroit de son leader.

« Les nombreuses arrestations dans les rangs de vos partisans, plutôt que de les démobiliser, les confortent dans leurs convictions qu’ils mènent le bon combat », a estimé Mme Zié qui s’exprimait lors de la cérémonie d’investiture de M. Soro, à l’hôtel Belle Côte, situé dans la commune chic de Cocody.

Le 22 août à Abidjan, Anne-Marie Bonifon, coordonnatrice nationale de GPS a été interpellée avec quatre autres femmes de ce mouvement, lors de manifestations contre une nouvelle candidature du chef de l’Etat Alassane Ouattara, à la présidentielle du 31 octobre, en plus d’une quinzaine de proches du président du mouvement, arrêtés le 23 décembre 2019.

Dénonçant la « vacuité de toutes les actions en justice » orchestrées par le « bourreau » qu’est le Rassemblement des houphouëtistes pour la paix (RHDP, parti au pouvoir), à l’endroit de Guillaume Soro et de ses compagnons, elle a affirmé que cela « constitue une raison de plus pour des hommes, femmes et jeunes, épris » d’équité, de « persévérer dans leur engagements » à ses côtés.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Présidentielle en Côte d’Ivoire: le GPS investit symboliquement Guillaume Soro

Avec notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadi / RFI

Viendra ou ne viendra pas ? Pendant un peu plus de quatre heures, les organisateurs de la convention d’investiture de Guillaume Soro se sont amusés avec la rumeur d’un retour imminent de leur leader, tenant en haleine les quelque 600 sympathisants regroupés dans la salle de réception de l’hôtel Belle Côte. « Il va revenir ! », promet-on à la tribune. « D’ailleurs, qui nous dit qu’il n’est pas déjà là, à Abidjan ? ». La salle bouillonne et certains commencent à y croire dur comme fer. « Il va débarquer, c’est sûr », chuchote un jeune homme à son voisin.

Malgré un dernier subterfuge de la porte-parole de Générations et peuples solidaires, Minata Zié, invitant l’auditoire à fixer la porte d’entrée, le scénario hollywoodien n’aura pas lieu. Et si son portrait trône en 4 par 3 au dessus de la scène principale, si son nom est mis à l’honneur par tous les intervenants, Guillaume Soro n’apparaît pas parmi les siens. Les membres de la « galaxie soroïste » – constellation de partis politiques, mouvements, club de soutiens ou associations pro-Soro – n’auront même pas de quoi se consoler avec une intervention vidéo de celui qu’ils surnomment « Président ».

Ancien chef rebelle, ex-Premier ministre (2011-2012) et ex-président de l’Assemblée nationale (2012-2019), Guillaume Soro vit en France depuis qu’un mandat d’arrêt a été émis contre lui en décembre 2019 par la justice ivoirienne. Il a également été condamné à 20 ans de prison in absentia en avril dernier pour « recel de détournement de deniers publics », une décision judiciaire que ses partisans jugent infondée et politiquement motivée.

Outre les louanges qui lui ont été adressées, la convention a été marquée par la minute de silence en hommage aux victimes des manifestations du mois d’août en Côte d’Ivoire, et par les appels répétés à la libération des parlementaires et militants du mouvement, dont 14 sont emprisonnés depuis un peu plus de huit mois.

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Author: La Rédaction

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