Côte-d’Ivoire: Plusieurs obstacles signalés à l’intérieur « sécurité et défaillance de la Cei en cause »

En Côte d’ivoire, c’est jour de vote ce 31 octobre 2020. Alassane Ouattara l’avait promis et le vote a lieu. Mais le bilan à la demi-journée reste mitigé. Exceptée Abidjan, la capitale économique, le vote ne se déroule pas bien sur l’ensemble du territoire comme tente de le faire croire la communication gouvernementale. Plusieurs incidents allant de l’obstruction du vote au non déroulement pur et simple sont observés et relevés par plusieurs témoins à travers le pays.

Dans le centre-ouest plusieurs localités où des aménagements ont été faits par la cei en déplaçant des bureaux de vote, le vote n’a pas eu lieu soit pour défaut d’assesseurs, soit par absence du matériel électoral (urnes, listings, tablettes…). Dans bien d’autres localités, comme à l’Est, au Sud, la Cei est restée impuissante face aux restrictions orchestrées par les opposants. Plusieurs routes ont été barrées et des zones entières sont restées ainsi inaccessibles. C’est le cas entre Lakota et Gagnoa, entre Yamoussoukro et Bouaflé, dans le pays Gouro à Zuénoula où des voies sont obstruées par des troncs d’arbres.


Dans le Moronou, fief de l’opposant Affi N’guessan des vidéos mettent en exergue des hordes de jeunes gens en train de détruire des urnes et du matériel électoral au nez et à la barbe des gendarmes qui gardaient la brigade où devaient se dérouler les opérations électorales. Idem dans la sous-préfecture de Liliyo, département de Soubré où des urnes et autres matériel électoral ont été mis à sac la veille. Le sous-préfet, impuissant à dû se retirer de la localité, selon nos informations.

Si la veille du scrutin, la télévision nationale a exhibé des soldats lourdement armés en mission de sécurisation du scrutin dans le cadre de l’opération « Barissement de l’éléphant », sur le terrain, on a plutôt assisté à une certaine passivité des forces de l’ordre. Est-ce le signe d’un fléchissement ou d’une certaine exaspération ? Hamed Bakayoko, le premier ministre répond que des ordres ont été donnés de ne pas agir. C’est-à-dire qu’il a opté pour le laisser-aller certainement pour limiter les dégâts. Le chef de l’état a tout de même appelé à l’arrêt des violences après son vote dans un bureau presque désert de Cocody Sainte Marie.
Tout ce constat contrarie les autorités électorales. Au journal de 20h la veille, le président de la Cei, Ibrahim Kuibiert avait annoncé un scrutin sur toute l’étendue du territoire, promettant une sécurité totalement assurée partout.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Author: La Rédaction

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