KKB évoque des “menaces de tous genres’’ sur sa personne, après son vote

Serge Alain KOFFI

L’ancien député Bertin Kouadio Konan dit KKB, unique adversaire du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, à la présidentielle, s’est dit samedi à Lakota (centre-ouest) “heureux de voir ce jour’’ en dépit des “menaces de tous genres’’ sur sa personne.

“Je suis heureux de voir ce jour du 31 octobre. Ce n’était pas évident. Les menaces de tous genres, je les ai vécues et supportées pour le peuple de Côte d’Ivoire’’, a déclaré, face à la presse, KKB, après son vote.

“Je constate que tout va bien et que la Côte d’Ivoire est encore debout. C’est l’essentiel’’, s’est réjoui l’ancien député, qui a rappelé que “le sens de sa candidature’’ était “la paix, la stabilité’’ du pays.

Interrogé sur l’absence constatée de ses représentants dans plusieurs centres de vote du pays, il a évoqué des “flottements’’ qui devraient être réglés “d’ici quelques heures’’.

“Notre QG c’est à Abidjan. Notre centre des opérations n’a pas été vigilant. A un moment donné, les mandats ne sont pas arrivés à temps’’, a-t-il expliqué.

Dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dont il était l’ancien responsable de la jeunesse, KKB a refusé de rejoindre l’ensemble de l’opposition ivoirienne, son parti y compris, dans la désobéissance civile et le boycott actif de l’élection.

L’opposition exige notamment la reforme de la Commission électorale indépendante (CEI), du conseil constitutionnel, un audit international du fichier électoral et le retrait de la candidature pour un 3e mandat consécutif du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, qu’elle juge anticonstitutionnelle.

Dans l’opposition, beaucoup l’accusent d’être le sparring-partner d’Alassane Ouattara, voire de servir de faire valoir démocratique. Ce que rejette le concerné.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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