L’UPDCI dénonce le « soudain renforcement du blocus » de la résidence de Mabri

Manuella YAPI

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI, opposition) a dénoncé le « soudain renforcement du blocus autour de la résidence » de son président, Albert Mabri Toikeusse, et la présence de plusieurs civils lourdement armés aux abords », en dépit de « l’assouplissement du dispositif » établi autour des domiciles des principaux opposants, dans un communiqué publié mercredi.

L’UDPCI « constate ces jours-ci, avec regret un soudain renforcement du blocus autour de la résidence de son président », a écrit le secrétaire général Blé Guirao, relevant « en plus des éléments des forces régulières de sécurité en faction, (…) la présence de plusieurs civils lourdement armés aux abords » dudit domicile, ce qui « fait régner une atmosphère de terreur dans tout le voisinage ».

M. Blé a ajouté que son parti a « commis un huissier, commissaire de Justice et a eu le soutien d’une ONG Internationale de défense des droits de l’Homme qui sont allés faire ce constat de visu », non sans condamner « ce genre de dérives totalitaires qui sont aux antipodes du fonctionnement d’un Etat de droit » et appeler les militants à « ne pas se laisser distraire par ces actes d’intimidations puériles ».


Le président de l’UDPCI, dont la résidence fait l’objet d’un blocus depuis le 03 novembre, est « activement recherché » par la justice ivoirienne pour avoir contribué à « l’acte de sédition » de l’opposition, qui a mis en place un « Conseil national de transition devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies ».

Une vingtaine de personnes parmi lesuqelles le secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Maurice Kakou Guikahué et le président du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’Guessan, sont détenues dans le cadre de l’enquête ouverte suite à la saisine du procureur d’Abidjan par le gouvernement ivoirien.

A l’occasion de la rencontre entre le chef de l’Etat Alassane Ouattara et le leader du PDCI Henri Konan Bédié le 11 novembre afin de décrisper l’environnement socio-politique, marqué par des affrontements meurtriers entre partisans du pouvoir et de l’opposition, les blocus établis autour des résidences de certains opposants dont M. Bédié ont été levés.

Selon le bilan du gouvernement, 85 personnes sont mortes depuis le 10 août dans les violences électorales, 484 autres blessées, 225 interpellées, 167 inculpées (dont) 45 sous mandat de dépôt. »

MYA

Author: La Rédaction

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