Côte-d’Ivoire: Depuis Conakry, Don Mello donne ses «recettes» pour battre le RHDP aux législatives de mars

L’ancien ministre et porte-parole du dernier gouvernement de l’ex-président Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello, actuel conseiller technique d’Alpha Condé, dit ses vérités dans le journal Aujourd’hui de ce jour dans la rubrique LE DOSSIER D’AUJOURD’HUI.

Ce cadre de 1er plan du Front populaire ivoirien, docteur-ingénieur de formation, ancien DG du Bnedt, ancien ministre de l’équipement dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, est connu pour être un politicien aux analyses pertinentes, qui s’exprime sans langue de bois sur toutes les questions de société.

Dans cette interview, le beau-frère de Roger Banchi, Don-Mello, comme à ses habitudes fait une analyse approfondie du processus démocratique de notre pays et prend position sur les élections législatives à venir qui selon lui, doivent permettre à l’opposition de barrer la route à la « technologie électorale » du pouvoir. Il appelle à l’unité au sein de son parti comme préalable pour gagner ces échéances non sans aborder l’épineuse question des débats démocratiques à l’intérieur des partis politiques si nous aspirons à diriger autrement la Côte d’Ivoire.

INTERVIEW

À la question si la dernière décision du comité central s’impose à lui. Autrement dit s’il est raisonnable d’aller aux législatives sous l’empire des lois pour lesquelles l’élection présidentielle a été boycottée ?


DON MELLO : « C’est comme si vous me demandez si c’est raisonnable de continuer la lutte ! Oui mais par d’autres moyens pacifiques, à savoir les batailles par les urnes. Le choix des urnes comme le choix de la rue restent des choix cohérents et d’ailleurs l’un n’exclut pas l’autre. L’existence des lois injustes n’arrête pas la lutte mais elle la justifie ».

Quand on lui demande comment gagner ces élections législatives, surtout avec un Fpi à deux têtes et avec deux stratégies différentes ?

DON MELLO: «Il faudrait alors affronter une CEI instrumentalisée et la division du parti. Plusieurs obstacles sont en effet sur le chemin de la conquête de la majorité parlementaire. Toute l’histoire de l’humanité nous enseigne que la minorité ne règne que par la division de la majorité. La bataille pour la démocratie est valable aussi bien à l’intérieur de l’État qu’à l’intérieur des partis. Le sectarisme est le principal obstacle à la démocratie interne aux partis. Vaincre le sectarisme à l’intérieur du Fpi est la victoire de la démocratie interne retrouvée. Nous devons gagner cette bataille pour espérer gouverner autrement la Côte d’Ivoire ».

Convaincu qu’il est important de participer aux législatives, le cadre du Fpi conclura que : « En 2011, lorsque le RDR était au zénith de sa gloire et l’opposition avait boycotté les élections législatives, le RDR n’a pu obtenir que 127 élus sur 254 sièges soit juste la moitié. Dans le cadre de l’Alliance FPI-PDCI, si chacun présente un candidat dans son bastion soutenu par l’autre, alors la conquête de la majorité par l’opposition n’est qu’une simple formalité ».

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Publié par La Rédaction