Côte-d’Ivoire: Ouattara a préservé la « stabilité » contre les « velléités de sédition » d’opposants, selon le PM

Manuella YAPI

Le président ivoirien Alassane Ouattara a préservé la « stabilité des institutions de la République » contre les « velléités de sédition » d’opposants, s’est réjoui mercredi à Abidjan le Premier ministre Hamed Bakayoko, à l’entame du conseil des ministres.

« Vous avez préservé la légalité constitutionnelle et la stabilité des institutions de la République contre les velléités de sédition et le désordre projeté par une partie de l’opposition politique », a dit M. Bakayoko à M. Ouattara, ajoutant que les « priorités du premier trimestre » sont relatives à l’organisation de « législatives ouvertes et démocratiques » en mars et au maintien de la « vigilance contre le terrorisme et les actes de violence politique ».

Le Premier ministre a par ailleurs proposé au président « la tenue chaque quinzaine d’un conseil de gouvernement consacré au suivi des dossiers importants en instance », dont les travaux « seront présentés en conseil des ministres pour décision », afin de « lever tous les blocages administratifs au dénouement des dossiers qui croulent sous le poids de la bureaucratie ».

Le 02 novembre 2020, la plateforme des partis de l’opposition a annoncé la création d’un « Conseil national de transition (CNT) » chargé d’organiser des élections « justes, transparentes et inclusives » et assurer la « vacance du pouvoir » d’Alassane Ouattara, dont elle conteste la candidature (puis la réélection) jugée « inconstitutionnelle ».

Suite à cette annonce considérée comme un « acte de sédition », des leaders ont été interpellés pour « complot contre l’autorité de l’Etat » entre autres. Le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) Albert Mabri Toikeusse est quant à lui « activement recherché » pour avoir « participé à cette conjuration ».

Selon le bilan du gouvernement, 85 personnes sont décédées et 484 autres blessées dans des affrontements avant, pendant et après la présidentielle du 31 octobre dernier, boycottée par l’opposition.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Commentaires Facebook