Mali: Quand le soutien « sans scrupule » de Macron à Deby fils le rattrape…

Lu pour vous

Ce qui se passe au Mali est l’un des résultats immédiats du soutien sans scrupules, d’Emmanuel Macron au coup d’Etat du Fils Déby au Tchad, suite à la mort non élucidée, du Père Déby. Observez de près l’attitude de la Cedeao et de la France, dans ce nouveau coup d’Etat au Mali (appelons un chat un chat) du Colonel Assimi Goïta, qui vient de produire un communiqué, pour déclarer, sans le dire clairement, qu’en sa qualité de vice-président de la Transition, il assumait désormais les « prérogatives » du Président et du Premier ministre arrêtés. Au passage, je ne dis pas que ces derniers sont saints dans l’affaire, ils ont été naïfs de croire qu’ils étaient aussi libres que cela et auraient dû être moins fermés vis-à-vis de la société civile qui avait été active contre IBK, dont le mandat n’était pas défendable, pour autant. Bref.
Revenons à la politique macronienne en Afrique, qui consiste à soutenir des transitions anti-démocratiques, toute chose qu’il n’oserait pas faire, dans la plus petite des Républiques en Europe. Observons donc ensemble la Cedeao, cet avatar pitoyable qui fait souvent la honte de nombreux intellectuels africains et les déclarations des officiels français.
Au passage toujours, notez que ce coup de force intervient une semaine après la présence en France, du président de la Transition Bah N’Daw, invité, avec d’autres chefs d’Etat africains, à un énième sommet destiné au développement improbable de l’Afrique. Quel deal a mal tourné sur les bords de la Seine ? Quel intérêt n’a pas été bien préservé ? Questions.



Si, en dehors de l’hypocrite condamnation de principe, ils ne posent aucun acte allant dans le sens du retour à une transition civile, c’est que ce deuxième coup d’Etat militaire, comme le premier a été adoubé par eux. Sinon, on connait tous les moyens que peuvent utiliser les Etats et les institutions, pour contraindre des putschistes africains à rendre gorge. Le Capitaine devenu Général, Amadou Haya Sanogo, toujours au Mali, en est un exemple du parfait. Le peuple malien ne mérite pas ça. Dieu aide le Mali !

A. Silver Konan

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Publié par La Rédaction

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