En Côte-d’Ivoire, les polémiques autour du format de l’accueil de Gbagbo enflent (PAPIER D’ANGLE)

Djamal AKINBOLA
Le format de l’accueil du retour en Côte d’Ivoire de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo divise son parti le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) qui lui prépare un accueil triomphal et le pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), plutôt favorable à une arrivée discrète.

Face à la presse, le directeur exécutif du RHDP, Adama Bictogo a estimé que ce n’est « pas le moment d’organiser des cérémonies d’accueil » de l’ex-Président Laurent Gbagbo.

« Je voudrais que tous ceux qui s’agitent comprennent que ce n’est pas le moment de vouloir organiser des cérémonies d’accueil sinon vous aurez aussi en face des gens qui vont organiser des cérémonies de deuil », a déclaré M. Bictogo, après une réunion de son parti.

Pour Adama Bictogo, le RHDP étant contre un accueil populaire du retour de Laurent Gbagbo, n’en fait pas « un événement ».

« Nous considérons que le président Laurent Gbagbo rentre chez lui, comme chaque Ivoirien rentre chez lui, comme le président Alassane est rentré chez lui en 2003, dans le respect de tous les Ivoiriens, et dans le respect des évènements que nous avons vécus », a-t-il ajouté.

Réagissant à un article du site Africa Intelligence, affirmant que l’ancien président rentrerait fin juin en Côte d’Ivoire en « catimini », la frange du FPI dirigée par Assoa Adou a indiqué dans un communiqué jeudi signé de Justin Katinan Koné, président de la Commission Communication « qu’il n’en est absolument rien ».

« Le comité d’organisation informe que les autorités gouvernementales et les personnalités en charge de cette question continuent de discuter des conditions du retour, sans qu’il ait été évoqué, à aucun moment, le format de l’accueil du président Gbagbo », a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter que « le comité d’organisation assure quant à l’engagement des parties en discussion sur un retour apaisé, sécurisé et joyeux « .

Vendredi, le gendre de l’ancien président, Stéphane Kipré, président de l’Union des nouvelles générations (UNG, opposition), rentré en Côte d’Ivoire après dix ans passés en exil, a souhaité « que personne n’ait peur du retour » en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo qui ne vient pas « dans un esprit revanchard ».

« Que personne n’ait peur du retour du président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, que personne ne pense qu’il vient dans un esprit revanchard, il vient juste apporter sa contribution », a affirmé M. Kipré, à une cérémonie d’accueil organisée par son parti dans un Hôtel à Cocody (quartier chic à l’est d’Abidjan).

Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Blé Goudé, transférés à la Cour pénale internationale (CPI) suite à la crise postélectorale de 2010 ayant fait plus de 3.000 morts, ont été acquittés le 31 mars 2021 par la Chambre d’appel de ladite cour s’alignant sur la décision de justice rendue en première instance, en janvier 2019.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, a annoncé que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, sont « libres de rentrer dans leur pays, quand ils le souhaitent », précisant que » les frais de transport » de l’ancien président « ainsi que ceux des membres de sa famille seront pris en charge par l’Etat. »


Pour le président du collectif des victimes en Côte d’Ivoire (CVCI), Issiaka Diaby, la place de l’ancien chef de l’Etat est à « la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) », la plus grande prison d’Abidjan.

« Il n’est pas question que Laurent Gbagbo bénéficie des traitements liés à sa qualité d’ancien chef d’Etat. Pour nous c’est un criminel, il doit être traité en tant que tel, donc sa place est à la MACA », a ajouté M. Diaby avant de poursuivre: « Gbagbo n’est pas une solution à la réconciliation mais un problème à la réconciliation ».

« Laurent Gbagbo dès lors qu’il va mettre son pied en Côte d’Ivoire, on le considère comme un criminel qui a braqué une banque et la condamnation doit être exécutée y compris Charles blé Goudé », a affirmé Issiaka Diaby devant une cinquantaine de manifestants en face du palais de justice de Plateau.

Et d’ajouter que « le comité d’organisation assure quant à l’engagement des parties en discussion sur un retour apaisé, sécurisé et joyeux « .

Vendredi, le gendre de l’ancien président, Stéphane Kipré, président de l’Union des nouvelles générations (UNG, opposition), rentré en Côte d’Ivoire après dix ans passés en exil, a souhaité « que personne n’ait peur du retour » en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo qui ne vient pas « dans un esprit revanchard ».

« Que personne n’ait peur du retour du président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, que personne ne pense qu’il vient dans un esprit revanchard, il vient juste apporter sa contribution », a affirmé M. Kipré, à une cérémonie d’accueil organisée par son parti dans un Hôtel à Cocody (quartier chic à l’est d’Abidjan).

Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Blé Goudé, transférés à la Cour pénale international (CPI) suite à la crise postélectorale de 2010 ayant fait plus de 3.000 morts, ont été acquittés le 31 mars 2021 par la Chambre d’appel de ladite cour s’alignant sur la décision de justice rendue en première instance, en janvier 2019.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, a annoncé que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, sont « libres de rentrer dans leur pays, quand ils le souhaitent », précisant que » les frais de transport » de l’ancien président « ainsi que ceux des membres de sa famille seront pris en charge par l’Etat. »

Pour le président du collectif des victimes en Côte d’Ivoire (CVCI), Issiaka Diaby, la place de l’ancien chef de l’Etat est à « la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) », la plus grande prison d’Abidjan.

« Il n’est pas question que Laurent Gbagbo bénéficie des traitements liés à sa qualité d’ancien chef d’Etat. Pour nous, c’est un criminel, il doit être traité en tant que tel, donc sa place est à la MACA », a ajouté M. Diaby avant de poursuivre: « Gbagbo n’est pas une solution à la réconciliation, mais un problème à la réconciliation ».

« Laurent Gbagbo dès lors qu’il va mettre son pied en Côte d’Ivoire, on le considère comme un criminel qui a braqué une banque et la condamnation doit être exécutée y compris Charles blé Goudé », a affirmé Issiaka Diaby devant une cinquantaine de manifestants en face du palais de justice de Plateau.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Publié par La Rédaction

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