Accueil de Gbagbo/Côte-d’Ivoire: Quand le Président Ouattara désavoue les extrémistes

C’est officiellement acté. Sauf changement de dernière minute, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo foulera à nouveau le sol de son pays le 17 juin 2021. Ce lundi en fin de matinée Assoa Adou, le secrétaire général de son parti a encore donné l’information que le monde entier savait. Mais cette fois avec une nouvelle. A savoir que l’ancien prisonnier de La Haye sera accueilli au pavillon présidentiel encore appelé pavillon d’honneur. C’est-à-dire, là où sont habituellement accueillis les hôtes de marque et les hautes personnalités même en transit à l’aéroport d’Abidjan.

Cette nouvelle à elle seule vaut un pesant d’or et elle décrispe l’atmosphère que des thuriféraires voudraient voir délétère ce 17 juin.

En offrant, au nom de l’état, le pavillon présidentiel à son prédécesseur, Alassane Ouattara marque un coup politique, un coup historique et balaie de la main tous les nuages qui s’amoncellaient sur le retour de Laurent Gbagbo. C’est un cinglant désaveu pour tous ceux, qui, ces derniers temps faisaient monter inutilement la tension comme si vivre dans la tension et les palabres était devenu un fonds de commerce pour ces gens-là.


La Côte d’ivoire a besoin de paix, aime à dire Alassane Ouattara. Il joint l’acte à la parole et désarme les pêcheurs en eaux troubles. Le premier sur la liste de ceux-ci est Issiaka Diaby qui se trouve fort contrarié dans son combat pour être ce héros des temps. Celui-là qui met en déroute et rend inexécutable une décision prise au sommet. Le président du collectif des victimes perd un soutien de taille. Et avec les dispositions prises par Alassane Ouattara et qui ouvrent dans le même temps un accueil populaire au Woody de Mama, il est clair que tous ceux qui soutiennent Issiaka Diaby dans son combat effréné prendront du recul tant ils sont désavoués, esseulés et isolés.

On ne voit pas comment Diaby pourrait foncer tête baissée sans s’exposer ainsi à la rigueur de la loi avec le risque couru d’être une nouvelle foi victime de l’histoire. Une victime de son entêtement mais surtout victime d’un opportunisme malsain. A un moment donné, il faut savoir s’arrêter car ce n’est pas tous les combats qu’on gagne.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Publié par La Rédaction

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