Industrie militaire: La Côte-d’Ivoire bientôt dans « le club fermé » des grandes puissances

La Côte d’Ivoire pourrait accueillir sur son sol, dans les prochains mois, une usine d’assemblage d’engins blindés.

C’est du moins ce qui ressort d’une mission de haut niveau conduite en Côte d’Ivoire par l’Ambassadeur Haidara Mamadou, courant juin 2021.

Reçu en audience par le ministre d’État, ministre de la Défense de Côte d’Ivoire, Tené Birahima Ouattara, avec l’Attaché de défense le général de brigade, Kouaho Amichia Édouard, l’investisseur israeélo-américain.M. Amar Sharon était porteur d’un message du ministre de la Défense d’Israël à son homologue ivoirien. Il a également saisi l’occasion pour annoncer l’installation très prochaine d’une usine d’assemblage d’engins blindés.


Il est bon de préciser que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la Côte d’Ivoire entend accroître sa dotation en engins blindés. C’est ce qui motive l’installation de cette usine d’assemblage d’engins blindés en Côte d’Ivoire.
Le ministre d’État, ministre de la Défense, Tené Birahima Ouattara a salué la démarche et souhaité que l’installation de cette usine respecte les procédures en vigueur en matière d’investissement privé.

Parallèlement à cette audience, le général de brigade, Kouaho Amichia Édouard, attaché de défense à l’ambassade de la Côte d’Ivoire aux États-Unis a pris part au Salon international Shield Africa, au cours duquel plusieurs thèmes, dont « cybersécurité et sécurité des systèmes de paiements », ont été abordés.

Sercom Ambassade de Côte d’Ivoire aux USA

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Publié par La Rédaction

1 commentaire sur “Industrie militaire: La Côte-d’Ivoire bientôt dans « le club fermé » des grandes puissances

  1. ===== LE CERCLE FERME DES SORCIERS ====÷

    Quand le Service de Communication de notre mission diplomatique aux USA nous informe qu’un homme d’affaires Israelo-Americain apporte une nouvelle à notre Ministre de la Défense de la part de son homologue Israélien…

    On ne peut pas dire que nos ambassades à cette allure, ne sont pas proactives dans la voie de la Diplomatie économique !

    Au demeurant c’est sous cette approche que le grand projet du Canal de Suez a pu être monté et réalisé grâce à l’activisme de Ferdinand de Lesseps, diplomate de profession. Puis exploité longtemps….

    Un modèle avant gardiste du schéma de « coopération-financement »  Build-Own-Operate sans clause de Transfert…

    Jusqu’à ce que les Officiers militaires Égyptiens de Gamel A. Nasser décident que leur pays devrait en assurer le contrôle total…A peu de choses près…

    Dans le cas présent ce qui nous interpelle c’est l’objet de cette usine.

    Et si on intensifiait d’abord la coopération agricole avec Israël et la formation militaire au besoin plutôt que cette affaire d’usine de montage de Blindés ? N’est ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

    Le Nigeria dans la zone CEDEAO fait déjà du montage de véhicules militaires avec l’appui de la Turquie. Et si le Ghana s’y met, le Burkina Faso aussi puis le Sénégal on aura une belle cartographie d’usines militaires mais POUR QUELS CLIENTS ?

    Comme on.le sait tous, les pays arabes ne viendront pas acheter du matériel chez nous. La zone SADC traditionnellement regarde en priorité chez le grand frère d’Afrique du Sud ou les Ricains.

    Qui sera alors le client de cette usine ?

    Bien sûr on imagine qu’une usine de ce genre gonflerait artificiellement le PIB par un simple jeu d’écritures comptables. Mais dans la réalité économique l’impact direct en termes d’emplois notamment serait faible !

    Pour ne pas être très long et ne pas trop en dire dans un secteur stratégique qui mérite le débat, pas seulement à l’assemblée nationale, où on n’a plus forcément tous les profils appropriés, je pencherais pour une solidarité agropastorale et forestière où nous avons de très grands besoins et où les performances d’Israël seront reconnues.

    Il y a quelques années en arrière, la maîtrise d’économie en poche, quand je sollicitais une bourse auprès du Service des Intérêts Israéliens installé quelque part à Abidjan (il n’y avait pas d’ambassade à cette époque), c’était bien pour bénéficier du savoir faire en agro-économie. Même si la vie en a décidé autrement, mes convictions sont toujours très fortes qu’il faut concentrer nos maigres forces sur des secteurs qui peuvent garantir un véritable développement industriel à grande échelle. Une mécanisation intensive de notre agriculture préservera notre couvert forestier avec des rendements plus élevés et des productions contresaisons de qualité grâce à la maîtrise de l’eau etc. Israél sait le faire puisque c’est eux qu’on a vu pour parler comme l’autre…

    Bravo quand même à nos diplomates. Poussez encore dans le bon sens et vous serez bâtisseurs de la transformation de notre économie.

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