Autonomisation de la jeune fille en Côte-d’Ivoire: Le gouvernement vient avec un recueil de lois répressives et dissuasives

Un recueil des lois répressives et dissuasives édité

Le gouvernement ivoirien à travers le ministère de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté a lancé vendredi dernier, à Seen Hôtel, la deuxième phase du projet Swedd (Autonomisation des femmes et dividende démographique dans le Sahel).

En liaison avec le ministère de la famille, de la Femme et de l’Enfant, ce projet sous-régional d’un montant de 35 milliards de francs vise l’épanouissement de la femme et des adolescentes. Lever tous les obstacles surtout culturels qui empêchent encore les femmes et les jeunes filles d’avoir accès à l’éducation et aux bonnes pratiques sur la santé reproductive. Entre autres obstacles on note les mutilations génitales féminines, les mariages précoces ou forcés, les disparités en matière d’éducation et les violences basées sur le genre (Vbg).

Selon Touré Lacina du ministère de la Solidarité qui a présenté le projet Swedd, cette initiative est une réponse régionale concertée pour renforcer l’autonomisation des femmes et des adolescentes en améliorant leur accès à des services de santé reproductive infantile et maternelle de qualité.


Dans la stratégie de déploiement, des artistes et des influenceurs ont été associés pour porter les messages de sensibilisation à travers plusieurs régions du pays.

La sensibilisation consiste aussi à la vulgarisation des textes juridiques qui répriment les réfractaires aux lois en vigueur. A titre indicatif, sur l’école obligatoire, la loi 2015-635 du 17 septembre 2015 dispose en son article 17-1 : « Le parent qui viole l’obligation de scolarisation prévue par la présente loi est puni d’une peine d’emprisonnement de deux à six mois et d’une amende de 50.000 à 500.000 francs Cfa ou de l’une de ces deux peines seulement ». Ce texte de loi est-il su ? Ce projet, selon ses initiateurs est l’occasion de faire connaître tout cet arsenal de textes méconnus.

La ministre Belmonde Dogo qui a procédé au lancement officiel du projet s’est voulue optimiste. Un optimisme renforcé par les résultats de la première phase du projet qui aura permis, entre autres résultats, la formation de 18 mille filles, des subventions à 2235 filles, la formation de 37 enseignants en sciences infirmières, des appuis alimentaires à 2270 filles scolarisées. Plus de 370 mille personnes ont été ainsi impactées pour un financement initial de 15 milliards de francs Cfa, relève-t-elle.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Publié par La Rédaction

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