C’est fini des jeux olympiques pour la Côte-d’Ivoire – Quelles leçons en tirer après la maigre moisson (une médaille de bronze) ?

Lu pour vous – Opinion

La Côte d’Ivoire avec la course de Ta Lou au 200 m hier a bouclé sa participation aux jeux olympiques japonais. Les athlètes ivoiriens auront tout donné pour espérer décrocher une médaille mais en vain.

Hormis Gbagbi Ruth qui s’est offerte la médaille de bronze au Karaté, les autres possibilités de médailles ont été défaits sur les champs de bataille. Ils ont fondu au soleil comme du beurre. Que retenir de ces jeux olympiques ?

Certains parlerons de défaite des représentants ivoiriens à coup sûr d’autres diront qu’on en sort toujours vainqueur lorsque qu’on se frotte aux meilleurs du monde. Pour moi ces jeux olympiques nous ont fait prendre conscience que nous avons le potentiels humains pour glaner des médailles dans certaines compétitions, il faut y croire et mettre les moyens là où faut afin que nos athlètes soient sérieusement préparés à affronter les meilleurs au monde.

En athlétisme nous sommes toujours barrés par les jamaïcaines. Nos deux possibilités de mailles, Ta Lou et Murielle Ahouré ont été battues par des jamaïcaines. Il n’est de secret pour personne que ces dernières décennies, les Jamaïcaines planent sur le sprint mondial. Pourquoi ne pas aller à leur école, se préparer sur leur terrain?

Pour cela il faudra se poser la question suivante. Comment font-elles pour être si performantes aux en sprint et briller aux meilleurs moments ? Nous devons donc changer de paradigme et nous montrer plus conquérants en nous donnant les armes pour les affronter en pareil circonstance.

Notre boule de feu Cissé Cheick doit y être associé également.

Mais au-delà des victoires immédiates, il faudra penser à la relève. Nos sprinteuses sont trentenaires alors il faudra que nous nous donnions les moyens pour rivaliser dans les années avenir avec ces jamaïcaines afin de ne pas disparaître des radars de l’athlétisme aux prochains jeux olympiques. Un centre de formation d’athlétisme s’avère donc nécessaire pour nos futures championnes. L’avenir de joue maintenant.


En football, nous avons et formons des joueurs talentueux en juger les centres de formation qui pullulent en Côte d’Ivoire. Mais nous ne formons pas nos footballeurs pour la gagne. Pour le fighting spirit. Le football ne se perçoit plus comme une simple activité ludique ou on se fait plaisir, mais il se mesure en terme de résultats. Nous ne formons pas des « tueurs », des « effaceurs ». Nous ne les formons pas pour la gagne. Et là il faut de la « gnac » de la « grinta ». C’est nécessaire dans une formation pour avoir de véritables compétiteurs. Aujourd’hui, quand nos footballeurs montent sur un terrain ils jouent à nous faire peur. Alors question : comment donc comprendre que depuis 1995 avec un certain Asec-Orlondo pirate, nous n’avons pas pu corriger cette tare congénitale qui consiste à gérer un match de football en haute compétition ? Pourquoi sommes nous victimes de notre incapacité de gérer un résultat et cela dure depuis plus de vingt-cinq ans ? Pourquoi ne tirons nous pas les conséquences de nos éliminations pour en faire une qualité ? Là nous devons réfléchir. Perdre un match et de façon récurrente dans la haute compétition lors des arrêts de jeu, il faut être une équipe ivoirienne pour le faire aussi. Encore la préparation et la formation de nos athlètes nous interpellent.

Que dire de nos karatékas? Cissé Cheick médaillé d’or des jeux précédents n’a pas pu tenir son rang, quand à G. Ruth elle s’en est sortie avec une médaille de bronze. Ce qui montre bien que nous avons du potentiel dans ce domaine en Côte d’Ivoire. Ouvrons à nos ambitions tous les sports à possibilité de médailles. Il s’agit de moyens et de formation. Il faudra aussi réfléchir afin que nous nous fixions des objectifs à long terme et sortions de l’improvisation. Il convient de noter que nos athlètes sont allés sur la pointe des pieds à ce rendez mondial du sport. Préparation bâclée, improvisation parfaite surtout chez nos footballeurs.

Résultats, on n’a récolté que ce qu’on a semé.

Le sport de haut niveau à ses exigences donnons-nous les moyens d’être compétitifs.
C’est maintenant que nous devrons préparer demain comme le font les jamaïcains.

En Afrique nous anticipons rarement sur les évènements avenir. Demain c’est maintenant.

Coulibaly Dognima
Historien moderniste

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Publié par La Rédaction

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