Côte-d’Ivoire: Après 10 ans d’absence, Gbagbo constate qu’Abidjan est «remplie avec beaucoup d’ embouteillages »

Il a quitté Abidjan un jour d’avril 2011 pour une prison à Korhogo, avant de se retrouver à La Haye emprisonné au centre pénitentiaire de Scheveningen en bordure de la mer du nord. C’est finalement le 17 juin 2021 que Laurent Gbagbo regagnera Abidjan, soit plus de 10 années plus tard.
Il a profité d’une rencontre hier avec les membres de plusieurs partis de sa mouvance pour dire ce qu’il pensait du nouveau Abidjan, ville surpeuplée, sur embouteillée, qui souffre énormément des conséquences du manque de diversification de son système de transport. Tout et tout se fait en voiture, le transport lagunaire n’est pas suffisamment exploité, aucune ligne de métro ou de train urbain, voies de contournement d’Abidjan inexistantes…Mais écoutons Laurent Gbagbo !

…..
(…) depuis que je suis revenu, le 17 juin 2021(…) Je constate et c’est dommageable que Abidjan soit devenu une ville si étouffée et si étouffante. C’est trop rempli ! C’est trop rempli ! Même pour faire 5 KM et aller saluer un copain, tu mets peut être une heure d’embouteillages, surtout à Cocody. Je ne savais pas que Cocody était devenu si rempli, il n’y a pas de différence entre les quartiers résidentiels et les autres quartiers.

Et c’est pourquoi, et je pense que Houphouët Boigny avait fait le transfert de la capitale à Yamoussoukro, mais je ne sais pas pourquoi il s’est arrêté en si bon chemin. Quand je suis arrivé, j’ai entrepris de mettre en place, les bâtiments pour accueillir les nouvelles institutions à Yamoussoukro.


On m’a arrêté en 2011, l’Assemblée Nationale devait être achevée en 2012. Elle est là bas, bâtiment immense et elle est devenue un éléphant blanc. J’ai fait construire l’hôtel des parlementaires à Yamoussoukro. Là j’ai pris deux décisions : Construire un hôtel pour les députés, comme ça quand ils siègent, ils ont un lieu où habiter et la deuxième décision, j’ai fait prolonger l’autoroute de Singrobo à Yamoussoukro.

L’hôtel des députés a été construit avec l’aide de la Chine parce qu’ils ont presque tout fait. L’hôtel nous est revenu à 22 milliards, et nous nous n’avons dépensé que 6 milliards. Mais l’autoroute, nous avons emprunté de l’argent aux banques arabes et c’est là dessus qu’on a pris un peu pour faire le pont de jacqueville, parce que j’étais en visite à jacqueville et ils m’ont demandé un pont.

Et là je suis tombé des nues, comme la famille Yacé m’avait reçu, j’ai demandé aux enfants Yace : Mais je pensais que votre père ne voulait pas de pont. Ils m’ont dit c’est faux ! Papa demandait, à chaque fois, un pont mais on ne faisait que lui demanderd’attendre. Et quand je suis revenu à Abidjan, j’ai envoyé Patrick Achi, qui était Ministre des Infrastructures économiques, voir les banques arabes pour leur demander d’ajouter aux prêts sollicités une marge pour construire le pont de jacqueville. Ils ont accepté et ils ont choisi une société égyptienne qui a fait le pont alors que pour l’autoroute c’était une société tunisienne.

Je viens d’arriver et je trouve Abidjan invivable. Et je n’envisage pas aller rendre des visites parce qu’il n’y a pas de plaisir à tirer avec les embouteillages à tout coin de rue.(…) »

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Publié par La Rédaction

3 commentaires sur “Côte-d’Ivoire: Après 10 ans d’absence, Gbagbo constate qu’Abidjan est «remplie avec beaucoup d’ embouteillages »

  1. ==== BONNE ARRIVÉE PRÉSIDENT ! ======

    On ne peut pas dire que le constat de l’ancien Président GBAGBO serait faux !

    En dix années toute ville africaine subit des modifications. Abidjan comme Lagos, Bamako comme Addis-Abeba ! Encore que le constat se limite à Cocody où est concentré l’élite de la société.

    Retour aux sources historiques et à la politique pour l’analyse.

    ====== DIX ANS DE PROFONDES MUTATIONS ====

    En dix ans la Côte d’Ivoire a fait plus que renaître. Des statistiques plus ou moins fiables existent et permettent de bien analyser les problématiques de développement.

    Je ne serais pas très long !

    Le transfert de la capitale administrative et politique de la Côte d’Ivoire, n’aurait pas freiné en moins de 10 ans, l’expansion de la mégalopole Abidjan.

    Abuja existe mais Lagos grossit. Brasilia est née mais Rio enfle toujours. Le déplacement de la capitale de Dar-es-Salam à Dodoma depuis 1973, n’a pas rendu la première moins étouffante de manière magique ! New-York a été capitale avant le transfert de l’administration fédérale à Washington. Malgré ce changement de statut New-York s’étend encore !

    Les initiateurs du projet au demeurant étaient conscients de cette réalité dès 1983. J’ai relu avec plaisir le rapport du Conseil Économique et Social d’alors relatif aux conditions optimales pour la bonne réussite de ce projet.

    Parmi ces pre-requis il y avait d’une part les grands chantiers d’Abidjan à faire impérativement pour gérer une population estimée pour 2000 à 8 millions d’habitants et d’autre part les plans de rééquilibrages régionaux pour faire baisser le trend du dépeuplement des villes de l’intérieur.

    ==== CE QUE LE PRÉSIDENT GBAGBO PEUT AUSSI CONSTATER =====

    Je n’invente rien. C’est un document d’archivesdont l’authentification ne souffre d’aucun doute !

    Les ponts requis pour Abidjan ont tous été réalisés !

    Le pont de la Baie de Banco
    Le pont qui doit relier Koumassi à la Rivière
    Le cordon lagunaire
    Une solution de transport de masse
    Un schéma Directeur du grand Abidjan
    Etc.

    Actualisés ces pré-requis de 1983 ont fait l’objet d’immenses travaux urbains qui sont visibles et font la fierté de ceux qui ont connu Abidjan en…2011 !

    Plus on en fait, plus l’appel d’air est encore plus puissant et tout le monde court vers Abidjan !

    Voici pourquoi le Président Gbagbo doit visiter le maillage territorial réalisé en 10 ans (l’autre bloc de conditions pour un transfert réussi !).

    On peut affirmer rien qu’à l’inventaire du nouveau réseau routier et de toutes les infrastructures qui vont avec, que ce fut un chantier titanesque.

    On peut désormais circuler d’est en ouest sans revenir nécessairement à Abidjan. On peut faire la descente du Nord au Sud et la montée du Sud au Nord dans la même journée. Quelque soit la destination. Car les nécessaires ponts et autres ouvrages de franchissement ont été réalisés PARTOUT.

    Il n’y avait pas que le pont de Jacqueville comme priorité ! Betié, Béoumi, Bassawa-Sérébou, Bouaflé, Jacqueville, Abidjan etc. Chacun a eu sa part !

    Faut il citer exhaustivement tous ces ouvrages réalisés dans tous les domaines ? Tous ces travaux pouvaient être faits en 10 ans ???

    Laissons le soin à ceux qui entourent le Président Gbagbo de lui donner LES BONNES NOUVELLES ! Afin que le discours percutant qu’ils attendent de lui ne sonne pas faux à l’épreuve des faits. Rien que les faits.

    Bonne arrivée Président !

  2. ==== LES AUTRES PROJETS POUR RÉDUIRE LES EMBOUTEILLAGES ======

    Comme on ne peut pas toujours compter sur les conseillers pour annoncer au chef les nouvelles « désagréables », parlons en un peu.

    ==== LA SOLUTION DES EMBOUTEILLAGES ====

    Le Schéma Directeur du Grand Abidjan reprend à son compte grâce à l’appui de la Coopération Japonaise un certain nombre d’idées maîtresses en réponse à cette préoccupation de Mobilité Urbaine. De manière concrète aujourd’hui, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale et de l’Agence Française de Développement (AFD), le Projet de Mobilité Urbaine d’Abidjan (PMUA) est une réalité dont les composantes principales sont :

    Composante 1 : Mise en place d’une ligne de BRT Est-Ouest entre Yopougon et Bingerville ;

    Composante 2 : Appui au renforcement de la SOTRA et à la restructuration de son réseau autour des lignes de transport de masse (Métro Nord-Sud et BRT Est-Ouest) ;

    Composante 3 : Appui à la modernisation et la professionnalisation du secteur des transports artisanaux ;

    Composante 4 : Développement du capital Humain et appui opérationnel.

    ==== QUI DOIT RESTER A ABIDJAN ? ====

    Avec tout ce qui a été réalisé dans les villes de l’intérieur beaucoup d’ivoiriens de manière raisonnable et spontanée ont fait le choix de vivre loin de la capitale ! A Man, Korhogo, San Pedro ou Gagnoa !

    Pourquoi s’enfermer, s’étouffer (sans le COVID cette fois ci) volontairement dans une ville cruelle (Eza Boto) où vous n’avez plus de partition à jouer à part grossir le lot de ceux qui se lamentent ?

    Entre nous, Mongo BETI, sous le nom de plume EZA BOTO, a écrit son ouvrage VILLE CRUELLE en 1954 ! Pouvons nous tous dire en 2021 qu’Abidjan est étouffante pour nous aussi ?

    La Riviera Blanche de 2021 ne sera plus de toutes façons celle bâtie par Houphouët-Boigny en 1975-80, où ne vivait que l’élite de la nation dont les enseignants de l’université à qui des conditions exceptionnelles avaient été offertes …

    Si ceux là qui vivaient hier dans un territoire où les bus ne circulaient pas, à plus forte raison les woro woro, peuvent avec une certaine nostalgie, pleurer leur passé, le gros du peuple n’a pas droit à cette lecture passéiste et paresseuse.

    Il suffit au demeurant pour le natif de GOZO de voir le développement urbain de Ndouci, Tiassalé, HereMakono, Divo, Lakota et Gagnoa pour se rendre compte qu’il y a une autre vie ailleurs !

    Rien qu’à Gagnoa ce sont d’immenses territoires nouveaux d’habitations qui ont été conquis par les populations, suite à d’importantes réalisations de modernisation urbaine qui ont engagées par les différents maires dont l’actuel Président du Sporting Club.

    ==== ET DEMAIN ? ======

    Pour terminer et plus objectivement encore, l’accroissement démographique de la population africaine donne selon les prévisions des nations unies 50 millions d’habitants d’ici 2045-2050.

    Quand nous serons donc dans 50 petites années 80 millions d’habitants sur un territoire TOUJOURS limité 322 462 km2, que dirons ceux qui ont connu l’Abidjan de 2021 du temps où le pays comptait 28 millions de résidents ?

    Quoiqu’on fasse la population augmentera mais le territoire restera le même.

    Autant cesser dès maintenant les lamentations nostalgiques et œuvrer ENSEMBLE pour bâtir un monde viable pour les générations futures.

  3. krrrr krrrr krrrr

    Dites au mi-cancre en chef que la circulation est très fluide quand on est président. Cocody est vide quand on vie à la résidence présidentielle avec un bunker en bas. S’il est trop fâché, qu’il déménage pour aller vivre à Yop chez Michel Gbagbo alias @POULET.

    Nous, dozos puants en lêkê avec calibre 12, on est beaucoup oooohhhh. On va remplir Abidjan pian. Avec les terroristes qui sont en train de nous emmerder là, tout Sindou va descendre bientôt à Poy.

    krrrr krrrr krrrr

    té ande

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