Hydrocarbures/Côte-d’Ivoire: Quand le FPI d’Affi confond coûts d’exploration et partage de production (communiqué)

La Côte d’Ivoire et le groupe italien ENI viennent d’annoncer la découverte de réserves pétrolières et gazières évaluées respectivement à environ 2 milliards de barils et 2400 milliards de pieds cube.

C’est une bonne et grande nouvelle pour notre pays. Sans être encore un grand du pétrole comme peut l’être le Nigeria avec ses réserves de 37 milliards de barils, notre pays frappe désormais à la porte de l’OPEP. Cette découverte n’est d’ailleurs qu’une étape, dans l’attente des résultats des permis accordés à Total, Tullow Oil et à d’autres compagnies internationales.

Le communiqué du groupe ENI qui précise la clé de répartition, soit 90% pour ENI et 10% pour l’État de Côte d’Ivoire, suscite pourtant de fortes interrogations sur l’impact réel de cette découverte sur le quotidien de nos compatriotes.

L’exploration pétrolière est une activité à forte consommation de capitaux, bien souvent sans garantie de succès. C’est pourquoi lorsqu’une découverte est faite, le concessionnaire du permis d’exploration est remboursé de ses coûts. C’est après absorption de ces coûts que le surplus de production est partagé. Là réside l’explication du déséquilibre dans la répartition des fruits de la production pétrolière.


Cela dit, l’industrie pétrolière est une industrie particulièrement rentable avec un taux de rentabilité interne de 15% en moyenne, selon les chiffres indiqués par le cabinet Wood Mackenzie.


C’est pourquoi, le FPI engage l’Etat de Côte d’Ivoire à s’impliquer davantage dans les opérations d’exploration.

A cet effet, le FPI estime urgent la création d’un fonds souverain d’investissement qui mobiliserait des ressources financières adéquates pour jouer un rôle décisif dans l’exploration aux côtés de ses partenaires habituels que sont les grandes compagnies pétrolières mondiales.

Avec ces découvertes récentes et celles à venir, la Côte d’Ivoire a amorcé de manière inexorable sa marche vers la création d’un écosystème pétrolier de premier rang. Il serait dommageable de ne pas en faire un instrument de développement au service de nos populations.

Par ailleurs la production du pétrole et du gaz pose à long terme la problématique de l’impact des énergies fossiles sur l’environnement. Le FPI encourage donc le gouvernement à envisager en parallèle des mesures fortes dans le cadre du développement durable.

Fait à Abidjan, le 03 septembre 2021
Le Secrétaire Général et Porte-parole
Issiaka Sangaré

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Publié par La Rédaction

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