Accusation contre un ministre ivoirien : Chris Yapi est-il complice d’une tentative de chantage ou dangers de la politisation d’un viol présumé ?

C’est par l’activiste YouTube et Twitter Chris Yapi que l’on a appris des bribes de l’affaire, qui court depuis des semaines au niveau de la police. Depuis lors des acteurs du renseignement tentent de remonter la filière pour savoir lequel des protagonistes a informé Chris Yapi ?

[ Une enquête uniquement à charge comme toujours de la part de Chris Yapi ]

Chris Yapi compte rapporter des accusations de viol contre un ministre du gouvernement ivoirien en se basant sur la version de l’accusée. L’enquête de Chris Yapi (est-ce une enquête, ou la révélation publique des accusations de la victime ?), n’avait pas encore été dévoilée totalement quand des fuites issues de son laboratoire d’information , et de certains milieux et relais en collusion avec lui , ont permis d’identifier le ministre en question. Ainsi des acteurs du renseignement sont intéressés à démanteler le réseau qui a permis à cette information dont une partie est exacte (à savoir le fait que la plaignante et le ministre en question se connaissent effectivement) , d’arriver à Chris Yapi et à ses relais. Chris Yapi fait une enquête uniquement à charge, alors que la police et la justice travaillent à charge et à décharge (ce qui ne veut pas dire qu’elles veulent étouffer l’affaire).

[ Une photo et une demande de 250 millions Fcfa ]

Selon nos informations, le ministre en question a rencontré il y’a deux ans la dame qui se plaint , alors qu’il n’était pas encore ministre. Au cours d’une tournée à Divo, la dame qui l’accuse de viol était avec lui. Elle a profité pour faire à l’insu du ministre, une photo de lui . Dans cette photo, le ministre mis en cause était couché sans rien de compromettant, à priori. Des mains obscures font depuis peu circuler cette photo, et ont contacté le ministre incriminé pour lui demander de payer la somme de 250 millions de FCFA, s’il veut éviter la publication de l’image comme preuve de l’accusation de viol. Pourquoi n’avoir pas transmis cette photo à la justice depuis le début ? Pourquoi et comment des ministres et acteurs publics ont-ils reçu cette photo ? Était-ce pour la transmettre au chef de l’État et au Premier ministre pour les effrayer et les inciter à étouffer une culpabilité non encore établie contre espèces sonnantes et trébuchantes ?

[ Une plainte du ministre a été enregistrée à la police ]

En réaction, le membre du gouvernement a aussitôt porté plainte pour tentative de chantage, diffamation et accusation mensongère de viol. L’affaire court depuis plusieurs semaines, avant même qu’elle ait été ébruitée via les réseaux Chris Yapi. L’accusée présumée a été entendue par les services de police. Au départ, elle n’a pas été ferme pour parler de viol, mais plutôt de relation sexuelle. Toutefois face à la menace du retour du bâton et de l’effet boomerang de la plainte de la personne mise en cause, la thèse du viol a prévalu au niveau de l’accusation.

[ Le Président de la République et le gouvernement ne protègent personne, mais pas d’actions sans une preuve indiscutable ]

Contrairement aux affirmations de Chris Yapi, le Président de la République, Alassane Ouattara n’est pas concerné par cette mésaventure qui arrive à un membre de son gouvernement même si le ministre en question a déjà pris soin d’en informer le Premier ministre, chef du gouvernement. Il n’est pas question pour le gouvernement de protéger un ministre si celui est de façon indiscutable et indubitable convaincu de viol.


La procédure suit son cours avec la plainte de la victime , et l’accusé s’il ne peut être représenté par son avocat, répond chaque fois des faits qui lui sont reprochés. Il s’est soumis aux questions de la police, et est en contact avec tous les services compétents sur la question, sans aucun souci d’impunité , ni aucune volonté d’étouffer l’affaire.

Le viol n’est pas une chose acceptable ! Surtout pour une personnalité, une personne publique et étatique. Il n’est pas question de rejeter les propos de l’accusation. Cependant il est conseillé d’éviter de relayer de la part des tiers des accusations sans preuves absolues. La dame peut porter plainte et accuser, mais ceux qui n’ont pas été témoins, ne peuvent prendre partie, ni pour le ministre, ni pour l’accusation.

[ Une cabale et un règlement de compte politique dénoncés ]

Des proches du ministre en question , au-delà du chantage dont il est victime selon eux, dénoncent une cabale et un coup des adversaires politique visant à lui faire payer , ses positions politiques récentes dans le pays. Selon eux, leur leader a été piégé et paie ainsi le prix de son audace, alors qu’il n’a pas du tout violé l’accusée. Ils ne nient pas le fait que le ministre connaît la dame, et ait pu avoir des relations avec elle !

« Quelle idée d’associer son affaire, même si c’était vrai, à Chris Yapi et à des adversaires politiques, dans le contexte ivoirien ? Quand tu mêles Chris Yapi à ton affaire, c’est que tu ne veux pas régler ça. C’est bien la preuve de la manipulation et du complot, en dehors de la tentative d’extorsions de fonds au ministre », confie une de nos sources.

Pendant ce temps , l’enquête policière et judiciaire se poursuit. Pour établir la véracité des faits, en vue de prendre les mesures qui s’imposent, dans la sérénité , loin des accusations et de la récupération politique. Afrikipresse reste disponible pour recueillir la version de la plaignante. Sa souffrance, si elle est avérée, ne mérite pas de faire l’objet de la politisation en cours. Il est possible d’obtenir justice pour elle , si les faits sont avérés, sans cette orientation choisie par d’autres.

Charles Kouassi

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Publié par La Rédaction

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