21 ans après l’instauration du multipartisme en Côte-d’Ivoire, des questionnements…

Par Claude Koudou

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Démocratie, liberté et projet de société… : c’est pour débattre pour retenir les
meilleures idées pour les mettre en pratique.

L’opposition au Président Houphouët-Boigny portait sur la problématique de la
gouvernance et l’absence de l’expression plurielle. Ce combat noble dans ses
fondamentaux, a mobilisé de nombreu(ses)x Ivoirien(ne)s par sa justesse. Pour cela,
nous avons porté le débat contradictoire pour enrichir le paysage politique en idées
en vivifiant incidemment les partis politiques qui doivent être des laboratoires d’idées.
Il s’agit donc d’identifier les vrais problèmes pour proposer des solutions plutôt que
de donner l’impression d’être dans une sorte d’attentisme, de défaitisme, de fatalisme
ou même d’idolâtrie. Depuis des mois, nous assistons à des invectives au profit ou
pour le compte d’un(e) ou un(e) tel(le). Il est évident que cette façon de faire ne peut
rien apporter au peuple meurtri qui souffre dans sa chair. En fait, le peuple attend
que les différents problèmes de société qui se posent à lui soient résolus.

Aussi, l’idéal démocratique est-il le socle qui a forgé notre conviction. Mais depuis
plusieurs mois, notre vœu de rassembler pour accéder aux responsabilités et de
travailler au bien-être des Ivoiriens se heurte à des intolérances et au sectarisme de
certains (militants de base comme responsables politiques) notamment à travers des
réseaux sociaux. En ce qui concerne la frange que l’on pourrait classer comme élite,
elle a le devoir de donner l’exemple en termes de morale, en termes de défense des
plus faibles et en termes d’entrainement de la base. Il y a donc sûrement une offre
politique de gauche à proposer aux Ivoirien(ne)s qui contribuerait à améliorer leurs
conditions de vie.


Nous lisons malheureusement ici et là des attaques contre des gens qui pourraient
partager les mêmes idéaux que nous mais qui pensent autrement. Il conviendrait de
se ressaisir parce que si nous voulions la pensée unique, nous n’aurions pas remis
en cause la gouvernance du Président Houphouët. Par ailleurs, pendant que nous
nous invectivons ; pendant que nous nous montrons rétifs aux idées novatrices ;
pendant que nous nous montrons intolérants aux opinions différentes, il nous sera
difficile de construire dans la rigueur aux fins de rebondir de l’affaissement dont nous
n’avons jamais voulu prendre notre part.

Nous constatons que depuis des mois, ceux qui disent être de la même obédience
pour ne pas parler du même bord offrent un spectacle qui divertit l’opinion et laisse
le parti au pouvoir continuer en roue libre comme si nous lui accordions une prime
du troisième mandat.

Dans l’intérêt de notre pays, nous devons nous ressaisir et intégrer que la gauche n’a
jamais été bonapartiste. Il nous semble humblement que nous devons améliorer notre
gestion des ressources humaines, revenir aux fondamentaux, identifier ce qui n’a pas
marché, faire face à nos responsabilités et assumer proportionnellement notre part
dans les échecs. Il n’y a pas d’équipe qui gagne sans s’entraîner avec la visualisation
de ses erreurs. C’est dans une démarche qui offre un cadre de confiance, un cadre
où chacun pourra donner le meilleur de lui-même et s’épanouir que nous gagnerions
collectivement. Chacun doit pouvoir être utile dans l’intérêt de la collectivité où qu’il
soit et quoi qu’il soit, afin de bâtir ensemble pour ce pays que nous aimons tous car
il nous a vus naître.

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Publié par La Rédaction

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