La Sénatrice Gabala-Dao peut-elle continuer à faire partie d’une normalisation valant commission électorale à la FIF ?

En sa qualité de parlementaire recevant une indemnité valant salaire de la part du gouvernement, Mme Gabala Jacqueline Mariam, épouse Dao peut-elle continuer à faire partie d’une normalisation valant commission électorale à la Fif ?

La FIF étant une association privée, peut-elle être dirigée par un parlementaire, non élue, mais désignée par le Président de la République comme c’est le cas de Mme Gabala ? A priori non, car cela voudrait dire que le politique, le gouvernement intervient dans la gestion fédérale, ce qui n’est pas accepté.

Elle doit démissionner du Sénat ! Relativement à l’incompatibilité qui frappe les parlementaires pour certains postes en Côte-d’Ivoire, notamment les postes de DG des structures publiques où il y’a la participation de l’État. Ne peut-on pas déceler une incompatibilité pour le cas de Mme Dao Gabala ? L’immunité de député, de sénateur et de poursuites immédiates contre des parlementaires [articles 91/92 de la constitution de 2016] ne peut-elle pas la mettre à l’abri de poursuites en cas malversations au cas où ?! Ne devait-elle pas ne plus siéger au Sénat car elle cumule à ce jour les deux activités ?

Par ailleurs, elle est à la tête d’une normalisation qui joue le rôle de commission électorale. En sa qualité de parlementaire pouvant voyager avec un passeport diplomatique, ne fait-elle pas office de « Agent de gouvernement “, ne devant pas être dans une commission électorale fédérale ?


De plus, elle perçoit de la part du gouvernement, une indemnité qui vaut salaire , et elle n’a plus d’autres activités publiques , étant entendu qu’il est interdit à un parlementaire d’avoir une autre activité publique !!! Cela ne signifie-t-il pas que la loi considère un député comme un agent public auxiliariats, recevant une indemnité pour un service public ? Peut-on être rétribué par le gouvernement si l’on n’est pas un agent du gouvernement ? Comment est-on un agent direct, ou indirect de l’administration si ce n’est pas à travers les émoluments que l’on reçoit ?

Mme Gabala est actuellement un agent Fifa, sous contrat normalisation Fifa, alors que les dirigeants des fédérations ne reçoivent pas de tels salaires, indemnités ni émoluments de la Fifa ! Elle reçoit 6 millions Fcfa par mois soit le double, de la part de la Fifa pour une activité en dilettante, pas à temps plein eu égard à son activité de parlementaire. L’extension qui avait consisté à voir des fonctionnaires, et autres agents de l’état, comme ne pouvant pas être dans une commission électorale, en dehors des membres du gouvernement, mérite une lecture à la lumière de la question du statut de Mme Gabala !

Dans ce cumul, il y’aura davantage de transparence, mais elle aura également plus de temps pour se consacrer à la normalisation, et tenir les délais.

Affaire à suivre …

SK

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Publié par La Rédaction

4 commentaires sur “La Sénatrice Gabala-Dao peut-elle continuer à faire partie d’une normalisation valant commission électorale à la FIF ?

  1. ====== PAMPHLET- ACTE 2 ======

    On nous avait prévenu que le combat contre le Comité de Normalisation serait rude. La mère des batailles…

    Et ce matin notre réveil a été marqué par un tir groupé ! Les mosquets des Tirailleurs ont fait un feu nourri ! Tout y était entremêlé. Du lance pierre au calibre 12 à canon scié !

    Wara tu exagères ! Un canon scié à la guerre ? Bien sûr qu’on y a vu des balles tirées à très courte distance et des munitions dispersées partout. Et pourtant la guerre n’est pas officiellement déclarée…

    Mais très vite, les commandants ont mis un peu d’ordre dans les rangs.

    Le texte initial a été revu et surtout RELU. Une signature y a été apposée. Et beaucoup de paragraphes retirés. Même si c’est la mère des batailles, il faut recommander aux Tirailleurs d’être prudents et de tirer moins à vue. Il faut surtout éviter de vider les mosquets AVANT que l’ennemi ne donne la première réplique !

    Ainsi de l’Acte 2 précipité on est tombé dans l’Acte 3. « Pamphilus seu de Amore » avez vous dit ?

    Allons y seulement. La fin d’année s’annonce belle.

  2. ===== 7 millions le 7 décembre – 6 Millions le 8 décembre =====

    Quel est le bon chiffre ? Entre les deux la marge est importante vu la levée de boucliers annoncée…

    Et si on se donnait le temps de vérifier mot à mot, chiffre après chiffre, affirmation après affirmation, textes lois et règlements article après article, bref minutieusement et professionnellement ce qu’on a récolté de gauche à droite ..avant de publier ces informations très spéculatives ?

    Pourquoi cette course effrénée ? Quels sont les enjeux ?

    Demain d’autres chiffres concernant le même « salaire » ?

  3. ====== LE PARTI PRIS PAR DELA LA DIZAINE DE QUESTIONS ! ====

    Près d’une dizaine de questions (après l’exfiltration en urgence de paragraphes entiers très curieux) dans la version revue du pamphlet du jour de S.K…

    Je passais mon chemin devant une célèbre école de Journalisme et j’entendais déclamer les devoirs, les codes et la déontologie du métier. J’entendais ces valeurs ci-dessous mises en avant :

    – La recherche de la vérité;
    – L’équité dans le traitement de l’information;
    – L’honnêteté;
    – L’indépendance;
    – Le respect;
    – La connaissance des sujets traités;
    – Le respect des lois, des règlements et des ordonnances judiciaires;
    – etc.

    J’ai secoué la tête en me disant intérieurement : Quel métier difficile !!!

    Comment peut on respecter la règle d’équité dès lors qu’on a fait le choix du parti pris ?

    Comment avoir alors le réflexe de faire l’effort d’aller vers un expert en la matière pour dénouer ces questions (qui elles dépassent le Journaliste ) ? Toutes attitudes qui donneraient un semblant d’indépendance et d’équidistance vis à vis de tous les camps en rangs de bataille…

    Et si on ne fait pas cet effort de recherche de la bonne réponse en tant que journaliste, qu’on se cantonne à lister des questions sélectionnées, qui fera ce travail ?

    Pour nous les incultes de la Science de Themis, on se réfugie à l’avance derrière la stature du numéro 2 du CONOR en la personne de Martin BLEOU qui n’est pas qu’un simple Agrégé de droit public et science politique, Professeur titulaire des Universités ou Président d’honneur de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme. Il est un ancien vice-président de l’Union interafricaine des droits de l’homme et un ancien ministre de la Sécurité intérieure de notre pays. BLEOU sait certainement de quoi cette situation retourne !

    A défaut d’interroger Martin Bleou lui même on pourrait poser la dizaine de questions sur la table d’une autre sommité du Droit en Côte-d’Ivoire. Ce n’est pas ce qui manque ma chère SK dans le pays de Boigny !

    On rendrait ce faisant, un peu de crédibilité à la profession ! Mais l’autre a dit « Sofas et Tirailleurs pilulent dans la profession ! »

  4. c’est 10 mille euros, l’autre arrondit vers le bas cad 6 millions ou vers le haut 7 millions de cfa. La vérité est que les journalistes se sont retrouvés dans la bonne fourchette de salaire. Sylvie a donc bien fait son boulot. Si elle était allée a 12 ou 15 millions ou 3 millions ca aurait posé problème.

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